Odile Buisson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Odile Buisson
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (64 ans)
Nationalité
Activité

Odile Buisson, née le à Malo-les-Bains est une gynécologue et obstétricienne française. Elle a mené notamment des recherches, avec Pierre Foldès, permettant de mieux comprendre les mécanismes physiologiques du plaisir sexuel féminin.

Parcours[modifier | modifier le code]

Odile Buisson est née en 1956 d'un père agent de maîtrise dans une raffinerie de pétrole, et délégué CFDT, et d'une mère au foyer. Elle passe une bonne partie de son adolescence à Saint-Nazaire, puis effectue des études de médecine. Elle choisit la gynécologie comme spécialité[1].

En 2004, elle rencontre le chirurgien Pierre Foldès, qui dans le cadre de ses recherches sur les réparations du clitoris, lui propose de réaliser une série d'échographies en 3D de coït, avec des femmes et des couples volontaires[1]. Cette étude, qui constitue une première mondiale[2], permet de repérer une zone du corps du clitoris qui se moule sur la partie postérieure du vagin et du pénis lors d'un rapport sexuel, et montre également la turgescence des bulbes vestibulaires entourant l'entrée du vagin. Ces analyses, publiées dans la revue The Journal of Sexual Medicine en , confirment la réalité du point G (même si Odile Buisson préfère le terme de « zone G », car « il s’agit avant tout d’une fonction, d’une dynamique d’organes »). Dans un ouvrage davantage destiné au grand public et paru en 2011, Qui a peur du point G ?, Odile Buisson et Pierre Foldès décrivent leurs résultats, apportant une meilleure connaissance du plaisir féminin et de l'érection féminine. Et ils détaillent également les blocages auxquels ils ont dû faire face pour mener à bien ces recherches[3], ainsi que le retard en France d'une médecine sexuelle spécifique aux femmes[4].

Ces travaux sont accueillis diversement dans la communauté médicale. Les médecins n'ont pas lu son livre sur le clitoris, commente le gynécologue obstétricien français, et professeur des universités, Israël Nisand, ils considèrent cela comme du travail subalterne. Mais elle s'en fout, elle n'est pas là pour chercher des honneurs et ça l'amuse follement de les voir se pincer le nez ![1].

Dans un autre ouvrage, Sale temps pour les femmes, paru en 2013, Odile Buisson s'inquiète des effets conjugués de la libéralisation économique excessive du secteur médical (imposant à l'hôpital d'être une entreprise rentable), de la crise de confiance dont souffre de plus en plus la médecine scientifique et des excès, selon elle, d'un certain «retour à la nature»[5], reprenant également des thèmes qu'elle avait abordé dans des tribunes du journal Le Monde, sur la nécessité de sauvegarder les avancées réalisées ces dernières décennies en gynécologie ainsi que le réseau de spécialistes existant en France[6],[7].

Elle est signataire de la tribune « 100 femmes pour une autre parole » parue le dans le journal Le Monde[8] aux côtés notamment des actrices Catherine Deneuve et Brigitte Lahaie, et des journalistes Peggy Sastre et Elisabeth Levy. Cette tribune défend la « liberté d'importuner », en réaction à la vague de dénonciations d'agressions et de harcèlement sexuel qui a suivi l'affaire Weinstein à l'automne 2017.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Odile Buisson, Conférence ENS les ERNEST 07 06 2014 Le point G et l'orgasme [F 1]

Références[modifier | modifier le code]