Octurn

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OCTURN

Depuis 20 ans l’ensemble Octurn traverse le paysage musical européen en brassant les esthétiques, brouillant sans cesse les pistes sans perdre son originalité de formation à tête chercheuse. Sous la direction artistique de Bo Van der Werf, entre membres résidents et électrons libres, les musiciens s’y côtoient pour développer leurs musiques protéiformes, avec une extrême variété dans les procédés d’écriture et les paramètres d’improvisation en jeu : exploration inlassable de toutes les combinatoires possibles, indépendance des voix, polymodalités, superpositions rythmiques, recherches harmoniques, indétermination, etc...De nombreuses étiquettes ont été collées sur le groupe, maiis Octurn serait plutôt un labo qui vit, qui murit, et que chacun des membres continue d’alimenter au fil de ses expériences…La marque de fabrique du groupe, c’est justement cette pluralité d’influences, de points de vue qui s’interconnectent, une musique aux confins de tous ces genres, qui ne se pose pas la question de ‘style’. Pour Octurn, la musique est un matériau plus ou moins brut qui se retravaille en profondeur à chaque fois. Une composition n'a pas de version définitive et ne pourrait en avoir, car l'écriture ne fixe pas de but précis à atteindre, mais pose des règles ou directives de jeu que chacun, individuellement ou en réaction au groupe, est libre d'interpréter. Leur structure-même peut être remaniée sur le vif ou chamboulée en post-production. Ainsi, dans une musique dont on ne niera pas la part importante de la composition, le hasard, l'imprévu et la spontanéité restent au premier plan.

leur dernier projet s’intitule ‘songbook of changes’, les musiciens y expérimentent une musique protéiforme, construite sur des structures interdépendantes, et basée sur des principes d’indétermination.

Octurn ‘songbook of changes’

jozef dumoulin: keyboards

octurn_songbook of changes

fabian fiorini : piano

dré pallemaerts : drums

bo van der werf : baritone sax

‘Leur musique brosse à coups d’esquisse une géométrie fascinante. Une musique vertigineuse où les musiciens installent en pensée le vide de la méditation collective à titre de dispositif expérimental. Elle tient du songe éveillé, elle cloue le temps par intervalles, parvenant d’un simple zéro à métamorphoser un sourd chaos : les structures rythmiques mises en place  par la rythmique sont littéralement déchirées par les solistes’ Timur Azlan in Jazz Magazine.

Festivals: Toronto Jazz Festival, Festival de Jazz de Montréal, Calgary Jazz Festival, Vancouver Jazz Festival, Ottawa Jazz Festival, Jazz Middelheim, Texaco Jazz Festival of New York, Audi Jazz Festival, Jazz XL Paris, Jazz à Junas, Jazz à Vannes, Trytone Jazz Festival Amsterdam/Rotterdam, Jazz in Duketown Den Bosch, Flemish Jazz Meeting, Jazz Brugge, Jazz in’t Park Gent, Girona Jazz Festival, Jazz à la Villette Paris, F-IRE festival London, Budapest Jazz Festival, , Festival de l’Atlantique (Brest), Festival de jazz de Prague, Les Détours de Babel (Grenoble), November Music Festival (NL), Onze heures onze Festival Paris,...

Extraits de presse relatifs au CD 21_emanations

10 Ans que l’étoile Octurn brille au firmament du jazz européen. Depuis ses débuts le collectif projette une musique protéiforme en diable : aucun cadre ne peut sérieusement prétendre la limiter puisqu’elle concentre la réflexion de musiciens apostats du classicisme. La musique du tout nouveau projet « 21 Emanations » brosse à coups d’esquisse une géométrie fascinante. Deux disques pour deux heures de musique vertigineuse où les musiciens installent en pensée le vide de la méditation collective à titre de dispositif expérimental.

Disque d’émoi Jazz Magazine numéro 572 Juillet-août 2006

“On est porté par l'inexorabilité de cette mécanique charnue, fasciné par la perfection constamment renouvelée de ses rouages, passionné par les personnalités remarquables qui s'y déplacent en toute aisance et autonomie, ballotté par la diversité des points de vue qui s'offrent sur ce monolithe sonore en rotation”

Franck Bergerot in JAZZMAN

Il gruppo belga Octurn è senz'altro una delle formazioni europee più interessanti e questo eccellente doppio album intitolato 21 Emanations conferma la loro sapiente arte dell’arrangiamento, la cura certosina per l’incastro intelligente delle voci, l’arte sopraffina della dilatazione del ritmo in scansioni incantate che sembrano condurci per mano in altri mondi, in altre epoche. La loro musica è modernissima ed è l’equivalente europeo più compiuto degli sforzi che oltreoceano sta portando avanti Steve Coleman e il suo gruppo di adepti che si ritrovano sotto alla sigla M-Base. Eppure in filigrana continuiamo a sentire in questi Octurn una sensibilità quasi medioevale, come se questo gruppo fosse il fiore all’occhiello di un’abbazia prestigiosa, specializzata nel fare musica d’insieme.

Le voci dei fiati in particolare sono il punto di forza degli arrangiamenti e non è certo un caso che tutte le composizioni arrivino dal leader del gruppo, il sax baritono Bo Van Der Werf, capace di grandissima sensibilità per le giustapposizioni non solo delle altezze ma anche delle tessiture timbriche. (…) La bella confezione, bianca come la neve, contiene un secondo CD che vede alcuni brani del disco principale rielaborati con l’ausilio dell’elettronica da Dré Pallemaerts. Sono 55 minuti di riflessioni multicolorate nelle quali la musica si fa ancora più circolare, procedendo per involuzioni che si specchiano più dentro l’anima anziché andare a guardare fuori dalla porta. Quando serve la ritmica viene messa in primo piano e la musica diventa la perfetta colonna sonora per un balletto in alta quota sul tetto del mondo. Portatevi le bombole dell’ossigeno.

Valuazione**** Maurizio Comandini in www.allaboutjazz.com/italy

Octurn est une formation européenne (Belgique, de France et des Pays-Bas) qui développe depuis une dizaine d'années un mode de fonctionnement orchestral qui la place dans la sphère la plus contemporaine du jazz. On y retrouve les incidences (plus que les influences) du travail d'un Steve Coleman (construction de compositions complexes permettant une large expression des solistes), des musiques de l'Asie (traduite logiquement ici dans certaines couleurs sonores), des musiques électriques ou électroniques contemporaines et un goût certain pour les masses orchestrales qui se trament en arrière plan du jeu des solistes par imbrications, chevauchements d'éléments, décalages...

Thierry Giard in ‘ www.culturejazz.net ‘

« 21 Emanations » est un album étonnant. Ce diptyque  propose une musique puissante et singulière.On y observe des couleurs inconnues dans lesquelles évoluent brillamment une équipe de musiciens en tout point remarquables.

Daniel Yvinec in ‘Jazz Magazine’

Parmi les européens qui ont su le mieux faire fructifier l’héritage de Steve Coleman, Octurn est un des rares orchestres à avoir choisi ce type de format, foisonnant dans son envergure polyphonique, mais préservant constamment la lisibilité de son déploiement.

Thierry Lepin in ‘JAZZMAN’, summer 2006

D’un disque à l’autre, Octurn se renouvelle constamment et s’avère toujours aussi excitant !

Pierre Dulieu in ‘Dragonjazz.com’

Octurn est un groupe qui aime laisser le temps œuvrer. Il exploite toutes les possibilités de progression et de régression, de contraste et de glissement. Privilégiant le collectif sur l'individuel, le groupe organise méthodiquement sa folie, ce qui rend sa musique encore plus implacable.’

Dominique Simonet in ‘LA LIBRE BELGIQUE

Extraits de presse relatifs au CD XPs_live

Jazz magazine mai 2008  DISQUE d’EMOI

‘(...) Une oeuvre grandiose. Tout ici captive l’attention : l’imbrication des sources électroniques et acoustiques, la palette de couleurs, la graduation des différents grains, les dynamiques très progressives au gré de scénarios très précis, la continuité de la trame narrative d’un bout à l’autre de chaque CD....(...).Octurn signe ici son meilleur disque.Franck Bergerot in Jazz Magazine

‘un projet lunaire’

****in Jazzman

Extraits de presse relatifs au CD 7eyes

7 Eyes è il nuovo disco del gruppo belga Octurn. Un progetto intrigante come tutte le cose che questo manipolo di improvvisatori europei ci ha consegnato nell'ultimo decennio. In questo caso, il gruppo sembra essere particolarmente affascinato dal'elettronica e dalla musica ipnotica di derivazione forse africana e orientale.Ma la bravura del gruppo consiste proprio nel dare pochissimi punti di riferimento e così diventa complicato imbattersi nel deja vu. Tutto sembra nuovo e familiare allo stesso tempo. Il linguaggio del jazz rimane l'idioma più utilizzato, ma l'effetto complessivo è straniante e coinvolgente a livelli diversi da quelli ai quali siamo abituati. La musica è elegante e preziosa, mai indulgente e mai ingessata. Fluida e proteiforme, perfettamente in grado di disegnare scenari luccicanti dove le coordinate geografiche e temporali sono nascoste sotto la sabbia. Allacciate le cinture di sicurezza, senza stringere troppo.

In AllAboutJazz Italia, Di Maurizio Comandini

Installé au calme, un casque audio sur les oreilles, oubliez le marasme actuel. Play. Le voyage au pays de l'impro jazz débute avec ce magnifique double CD. Octurn livre un album surprenant, "7Eyes", pour lesquel il faut 7 oreilles pour en capter la richesse, tant les expérimentations (vocales ou programmées) sont riches, sans toutefois jamais tomber dans l'abscon.

Frédéric Jarry in the ticket

Chroniques de concerts:

“Octurn en début de soirée a offert ce concert que chacun peut attendre dans un festival de jazz : le moment magique où une musique inattendue vient vous prendre aux tripes pour vous emmener dans un voyage au-delà de toute convention !”

( In SEXTANT, revue acoustellaire )

Ce soir encore, le Triton étend ses petites pattes sur les auditeurs de France Musique qui met en ondes live le concert de OCTURN, formation belgo-française qui trace une route originale dans le jazz d’aujourd’hui. À la pause, ma voisine a pris quelques minutes pour dire son désappointement à sa copine : « c’est une trop petite salle pour tant de musiciens ; ici, c’est bien pour quatre musiciens, pas plus. Et puis c’est cacophonique. La batterie joue fort, je l’entends encore dans mes oreilles. Il y a déjà tellement de belles musiques, pourquoi en chercher de nouvelles ?  ». Et non, ce n’est pas une soirée Verchuren, on n’entendra ni Perles de Cristal ni la Paimpolaise, encore moins Les Quatre Saisons version sonnerie de portable. Comme l’explique Bo Van der WERF à Jazzmag/jazzman, « Le matériel de base des morceaux peut être très défini - couleurs d’accords ou trames rythmiques très précises - ou plus abstrait, avec quelques indications pour chacun, mais l’idée principale c’est qu’il puisse à chaque fois faire l’objet de traitements différents. Les structures prennent souvent forme de répétitions, en essayant différentes combinaisons harmoniques et/ou rythmiques, en changeant les rôles et les instrumentations... Les morceaux se structurent donc petit à petit, dans la durée.  »Et la description est fidèle à l’expérience in vivo. Impossible de retrouver les repères habituels du jazz ( ou de ce qu’on appelle ainsi ) : y a t-il un thème ? un pont ? un temps pour les impros ? Non, juste des genres de modules qui apparaissent au gré des échanges de regard ou de gestes manifestes, qui parfois impliquent le groupe entier, ou seulement un pupitre ( les trompettes, les sax, les claviers, etc … ) et parfois même simplement un binôme de musiciens de différents pupitres : sax alto-trompette, sax bar-flûte, batterie-basse... Si l’on ajoute à cela la possibilité d’empiler, tel un mille feuilles musical, des structures rythmiques différentes portées par ces différents binômes (et qui ne se lancent pas ensemble), on a un début de commencement d’idée de la musique proposée. Sont convoqués devant nous tant les pères américains de l’école minimaliste ( Terry Riley, Charlemagne Palestine, … ) que les musiques électroniques du moment. L’auditeur, s’il se montre curieux, expérimente une transe légère où le temps s’étire, où la musique se structure petit à petit et où il se demande : « mais pourquoi ça s’arrête maintenant ? »In Culture jazz, décembre 2009

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