Octodon

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Les Octodons (Octodon) sont un genre qui comprend plusieurs espèces de petits rongeurs de la famille des Octodontidae que l'on rencontre dans la cordillère des Andes, principalement dans les montagnes du Chili. Seule l'espèce Octodon degus, nommée couramment « octodon » ou dègue du Chili dans les animaleries, est élevée comme animal de compagnie ou de laboratoire.

Classification[modifier | modifier le code]

Ce genre a été décrit pour la première fois en 1832 par le zoologiste britannique Edward Turner Bennett (1797-1836)[2].

Liste d'espèces[modifier | modifier le code]

Selon ITIS (14 mars 2017)[3] et Mammal Species of the World (14 mars 2017)[1] :

Description[modifier | modifier le code]

Ce sont des Octodontidés de taille moyenne. Leur longueur totale varie entre 200 et 390 mm mm avec une queue qui mesure entre 81 et 170 mm et représente 70 à 80% de la longueur tête+corps. La couleur du pelage est grisâtre, ou terne avec des reflets oranges, et devient jaune crème sur le ventre. La queue, portée légèrement courbe, est de la même couleur que le corps. Elle se termine par une touffe de poils noirs, plus ou moins importante selon l'espèce. Les oreilles sont assez grandes et dépassent largement de la tête, sauf chez O. pacificus. Les membres inférieurs sont adaptés au saut, avec des coussinets antidérapants sur la plante de pattes. Les antérieurs portent quatre doigts griffus, plus un cinquième peu développé, doté d'un ongle. Le gland du pénis est caractérisé par un nombre variable de pointes, au nombre de 5 ou plus, de chaque côté.[2].

Le mot « octodon » vient du latin octo, huit, par référence à leurs dents, molaires et prémolaires ayant la forme d'un 8[4].

Mode de vie[modifier | modifier le code]

Ce sont des mammifères rongeurs, aussi bien nocturnes que diurnes[2].

Les octodons sont des herbivores principalement folivores. Leur alimentation varie selon le cycle annuel de la végétation. La réabsorption de leurs crottes (coprophagie) est pratiquée durant les phases de repos. Cela leur apporte un complément nutritionnel grâce à la fermentation microbienne qui a lieu dans le caecum et optimise la digestion des fibres en période de pénurie[5].

Ces animaux sociaux creusent un terrier fait d'un ensemble de tunnels où ils vivent en groupes constitués des deux sexes[2].

Habitat et répartition[modifier | modifier le code]

À l'état naturel, toutes les espèces d'octodons vivent dans la cordillère des Andes, principalement dans les montagnes du Chili dont la plupart sont endémiques, hormis quelques populations dans la province limitrophe de Neuquén, en Argentine[2],[6]. On les rencontre entre 0 et 1 800 m d'altitude[2].

Statut de conservation[modifier | modifier le code]

Octodon bridgesi (en anglais Bridges's Degu) et Octodon pacificus sont sur la liste non exhaustive des animaux véritablement en danger d'extinction (fournie par l'UICN).

Octodon degus et Octodon lunatus (en anglais Moon-toothed Degu) sont sur la liste non exhaustive des animaux en préoccupation mineure LC (fournie par l'UICN).

Animal de compagnie[modifier | modifier le code]

Seul Octodon degus, appelé dans les animaleries dègue du Chili ou plus simplement « octodon », est commercialisé comme animal de compagnie, ou comme NAC

Article détaillé : Octodon degus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Mammal Species of the World, consulté le 14 mars 2017
  2. a, b, c, d, e et f (en) J. Patton, U. Pardiñas et G. D. Elia, dans Mammals of South America, volume 2, chapitre: Genus Octodon, Editions : The University of Chicago Press, pp.1029-1034
  3. ITIS, consulté le 14 mars 2017
  4. Dent d'octodon
  5. Marie-Eve Carole Visticot, Un nouvel animal de compagnie : l'octodon, Octodon degus, thèse de doctorat vétérinaire, École nationale vétérinaire d'Alfort. Année 2002
  6. Référence Mammal Species of the World : Octodon (en)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Didier Boussarie, "L'Octodon ou dègue du Chili", Éditions Bornemann, Les nouveaux animaux de compagnie avec Éditions Philippe Gérard, 2001. (Ce livre n'est actuellement plus édité!). (ISBN 2-85182-632-8)
  • (fr) F. MIANI-NICO, "Conjugaison de l'octodon (Octodon degus) au passé, au présent et au futur : sa place au sein des rongeurs et lagomorphes de compagnie" - 2002. Thèse N° 122 de l'Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon. Document PDF www.vet-lyon.fr.
  • (fr) Manon Tremblay (vétérinaire), "L'octodon", Le jour, éditeur, 2005. Collection « Nos amis les animaux ». (ISBN 2-8904-4740-5).
  • (fr) Florence DeSachy, "L'octodon", Éditions De Vechy, 2011 (ISBN 978-2-7328-9587-1)
  • (fr) Michael Kürschner, "L'octodon", Édition Artémis, collection "Poils, Plumes & Cie", 2008. (ISBN 978-2-84416-682-1)
  • (fr) Renaud Lacroix, "Octodons les connaître, les nourrir, les soigner", Éditions "Ulmer", dans la collection "Mini-maxi", 2010. (ISBN 978-2-84138-375-7)
  • (fr) Marie-Eve Carole VISTICOT, "Un nouvel animal de compagnie: L'octodon, Octodon degus - 2002? Thèse n°340 de l'École Nationale Vétérinaire Maison Alfort. Document PDF: these.vet-alfort.fr.
  • (en) B. Saavedra et J.A. Simonetti, Holocene distribution of Octodontid rodents in central Chile. Dans la Revista chilena de Historia Natural. septembre 2003, vol.76, no.3 (cité 05 juillet 2007), p. 383-389.Lire le document (en)