Octave Pirmez

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Octave Pirmez
Octave Pirmez (1832-1883).jpg
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Jean Pirmez (oncle)
Sylvain Pirmez (oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata

Octave Pirmez, né le à Châtelet (section de Châtelet) et mort le au château d'Acoz, est un écrivain, philosophe, poète et essayiste belge d'expression française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Octave Louis Benjamin Pirmez est le fils de Benjamin Pirmez et d'Irénée Drion. Il est le neveu de Jean et de Sylvain Pirmez, ainsi que de Louis Troye.

Il vécut une vie sans histoire au château d'Acoz, dans la province de Hainaut où il mourut.

Il a eu une longue amitié avec Félicien Rops[1].

Le jeune Georges Rodenbach fut l'un des premiers à défendre son œuvre, notamment dans son premier roman l'Art en exil[2].

Dans Souvenirs pieux (1974), Marguerite Yourcenar consacre plus de cent pages à celui qui fut son grand-oncle maternel et à son jeune frère Fernand Pirmez (dit Remo) qui se suicida. Elle qualifie Octave de figure oubliée de l’un « des pays les plus philistins de l’Europe » et lui rend hommage[3].

De nos jours, l'école communale de Lausprelle porte son nom[4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Cette œuvre révèle l'histoire sentimentale d'une vie et est illustratrice d'une profonde mélancolie. N'était-il pas surnommé le « solitaire d'Acoz[5] » ?

  • Les Feuillées, pensées et maximes (1862)
  • Victor Hugo (1863)
  • Jours de solitude (1869)
  • Remo, souvenirs d'un frère (1880)
  • Heures de philosophie (1881)
  • Jours de solitude (1883), édition posthume publiée d'après le vœu de l'auteur et déposée au ministère de l'Intérieur (section de la librairie) en octobre
  • Lettres à José (1884).

Il a également écrit en wallon, mais un seul de ses manuscrits a été retrouvé[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Félicien Rops et Thierry Zéno, Les muses sataniques, J. Antoine, (lire en ligne)
  2. Georges (1855-1898) Auteur du texte Rodenbach, L'art en exil : Georges Rodenbach, (lire en ligne)
  3. Néanmoins, le jugement de la petite-nièce sur son grand-oncle reste assez mitigé, et se résume en cette phrase de conclusion du chapitre troisième de Souvenirs pieux : « l'Oncle Octave tantôt m'émeut et tantôt m'irrite » (p. 266 de l'éd. de poche Folio).
  4. « Ecoles communales de Gerpinnes », sur www.ecolescommunalesdegerpinnes.be (consulté le )
  5. « Le solitaire d’Acoz commémoré ce 1er mai », sur www.lavenir.net (consulté le )
  6. Jean-Luc Fauconnier, Octave Pirmez a écrit en wallon, El Bourdon n° 132, janvier 2021, pp 2-10.