Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale

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Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES)
Situation
Création loi d’orientation n° 98-657 du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions
Dissolution j
Organisation
Membres 28 membres nommé pour 3 ans (3 collèges, représentants des administrations économiques et sociales, des universitaires et des chercheurs, et des personnalités qualifiées
Dirigeant Jérôme Vignon

Site web http://www.onpes.gouv.fr

L'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES) est une institution gouvernementale d'observation de la pauvreté en France, créé par la loi d’orientation n° 98-657 du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions. L'ONPES a pour mission de superviser des études confiées à divers organismes et de fournir chaque année un rapport au gouvernement sur les évolutions de la pauvreté en France[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

La création de l'ONPES répondait à une demande des associations œuvrant dans le champ de la lutte contre les exclusions.

L'Observatoire promeut la connaissance des phénomènes de pauvreté et d’exclusion. Il ne réalise lui-même aucune étude, mais discute et hiérarchise les travaux à mener, qu’il confie ensuite à des organismes choisis sur appel d’offres. Ces études sont pilotées et évaluées avant diffusion.

Il utilise également les informations des administrations statistiques telles que l'Insee, la Drees ou la Dares.

Plusieurs associations telles que le DAL ou ATTAC ont critiqué au départ la création de cette instance, estimant qu'il n'était pas pertinent d'isoler dans un tel organisme l'analyse des inégalités dans la société française[2].

L'ONPES a contribué à la reconnaissance du fait qu'une part significative de personnes en situation d'exclusion se voient contraintes à se cacher, à entrer dans l'invisibilité sociale, et en même temps dans l'invisibilité scientifique[3],[4].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Conseil[modifier | modifier le code]

Son conseil de 28 membres nommé pour trois ans est composé de trois collèges, où siègent des représentants des administrations économiques et sociales, des universitaires et des chercheurs, et des personnalités qualifiées de la lutte contre la pauvreté[5].

Présidents[modifier | modifier le code]

Travaux[modifier | modifier le code]

Rapports[modifier | modifier le code]

Recueil de travaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'emploi protège de moins en moins contre la pauvreté, Le Monde, 29 avril 2008
  2. Lochard Yves et Simonet-Cusset Maud, « La parabole de l'Observatoire ou les limites à l'institutionnalisation d'un « partenariat cognitif » avec les associations » », Politix,‎ , p. 51-70 (ISSN 1953-8286, lire en ligne)
  3. Marcel Jaeger, « Les apports du séminaire : De la philosophie de la connaissance à une politique de la Recherche en travail social », Forum, vol. NuméroHors-séri, no 4,‎ , p. 85 (ISSN 0988-6486 et 2551-9921, DOI 10.3917/forum.hs01.0085, lire en ligne, consulté le 25 avril 2019)
  4. Jaeger, Marcel, « Séminaire de Toulouse (29 et 30 sept.2016) : discours d’ouverture », La Lettre du G.N.D.A Groupement national des directeurs Généraux d’associations du secteur éducatif, social et médico-social,‎ , p. 3-9 (lire en ligne)
  5. Tugdual Ruellan, « Les chiffres oublient des besoins essentiels », sur Histoires Ordinaires parle des anonymes, des invisibles, qui étonnent (consulté le 25 avril 2019)
  6. Arrêté du 5 mai 1999 sur le site Légifrance
  7. Arrêté du 25 février 2005 sur le site Légifrance
  8. Arrêté du 19 mars 2010 sur le site Légifrance
  9. Arrêté du 15 octobre 2010 sur le site Légifrance
  10. Les pauvres ont de moins en moins de ressources, Le Figaro, 25 février 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]