Observatoire national de l'action sociale

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Observatoire national de l'action sociale (ODAS)
Logo de l'organisation
Situation
Création 1990
Siège 250bis, boulevard Saint-Germain-des-Prés
75007 Paris
Drapeau de la France France
Langue français
Organisation
Délégué général Jean-Louis Sanchez

Site web odas.net

L'Observatoire national de l'action sociale (ODAS) est un organisme indépendant (association), dont le rôle est d'analyser l’action des collectivités locales et des institutions territoriales en matière de cohésion sociale. A cette fin, il évalue l’impact des diverses politiques éducatives et sociales, consacrées notamment à la protection de l’enfance, à l’insertion et au soutien à l’autonomie. Mais son champ d’intervention s’est progressivement élargi à toutes les politiques contribuant à la consolidation du vivre-ensemble. L’Odas a ainsi pu apporter son concours aux différents acteurs publics et associatifs, en diffusant le plus largement possible ses analyses sur les attentes et les besoins des publics, et sur l’évolution des financements, des stratégies et des organisations consacrées à la solidarité.

Dans cette perspective, et afin de garantir le principe de neutralité et d’indépendance des travaux engagés, l’Odas est constitué en association, disposant de ressources financières diversifiées et d’une gouvernance représentative des principaux courants institutionnels et politiques. Ce qui lui a permis de regrouper en son sein depuis 1990 en tant qu’adhérents les grandes associations nationales d’élus, les principales fédérations associatives, les organismes de protection sociale, mais aussi la plupart des départements et des grandes villes. Sans omettre bien évidemment le soutien permanent des ministères et administrations centrales concernées.

Missions[modifier | modifier le code]

"Les thèmes de travail de l’Odas couvrent l’ensemble du champ des politiques concourant au développement des liens sociaux et des repères partagés (soutien à l’autonomie, soutien à l’enfance et à la famille, insertion, citoyenneté) et s’appuient sur les logiques de développement social"[1]. Ses missions sont les suivantes :

Réaliser toutes les études nécessaires à une meilleure connaissance des publics, des finances, des stratégies et des organisations des collectivités territoriales et institutions publiques.

Repérer et évaluer les initiatives les plus innovantes grâce à son Agence des pratiques et initiatives locales (Apriles - https://odas.apriles.net) et à son Lab'AU (https://odas.labau.org) afin de favoriser leur mutualisation et leur diffusion.

Accompagner les évolutions voulues par les collectivités territoriales (Départements, Villes...) par le biais, notamment, de recherches-actions.

Diffuser le plus largement possible les résultats des différentes études auprès des responsables locaux (institutionnels et associatifs), des chercheurs et des professionnels.

Enrichir le débat sur les conditions susceptibles de renforcer la qualité du vivre-ensemble et de la cohésion sociale à travers l’organisation de colloques ou la participation à des manifestations d’autres institutions.

L’Odas assure la diffusion de ses différents travaux grâce à la publication d’ouvrages, de rapports ou de « lettres », mais aussi à travers l’organisation de manifestations nationales ou locales pour soutenir les collectivités territoriales dans leurs démarches d'innovations en matière de cohésion sociale et de vivre ensemble.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Odas a été créé le 14 juin 1990 à la demande des présidents des commissions des affaires sociales de l’Assemblée nationale et du Sénat, à la suite d’un rapport du Conseil économique et social montrant la nécessité d'un lieu de recherche et de rencontre entre tous les acteurs sociaux et collectivités locales[2]. Il a été dès son origine soutenu activement par les principales fédérations d’élus communaux et départementaux et par l’État, pour analyser l’impact de la décentralisation sur la cohésion sociale.

Avec la première vague de décentralisation, en 1983 les départements ont été dotés de larges compétences sociales et médico-sociales[3]. Dans le même temps, les villes et leurs CCAS étaient de plus en plus sollicités par une population déstabilisée par la montée du chômage de masse. Et l’État devait adapter ses missions pour s’inscrire dans le nouveau paysage de la solidarité. C’est pourquoi, dès l’origine, le champ d’observation de l’Odas portait non seulement sur les activités décentralisées, mais également sur celles menées par l’État et les organismes qui lui sont rattachés en matière de cohésion sociale.

Afin de garantir le principe de neutralité et d’indépendance des travaux engagés, l’Odas est constitué en association, disposant de ressources financières diversifiées et d’une gouvernance représentative des principaux courants institutionnels et politiques. Ce qui lui a permis de regrouper en son sein depuis 1990 en tant qu’adhérents les grandes associations nationales d’élus, les principales fédérations associatives, divers organismes de la protection sociale, mais aussi la plupart des départements et des grandes villes[4]. Sans omettre bien évidemment le soutien permanent des ministères et administrations centrales concernées.

La composition de son conseil d’administration, mais aussi de ses groupes de travail, et plus largement de son réseau, reflètent ainsi le souci d’une grande diversité politique, institutionnelle et géographique, conçue à la fois comme une condition d’objectivité, et une source d’enrichissement. Se tenant résolument à l’écart des confrontations partisanes, l’Odas a toujours eu des dirigeants représentatifs des différents grands courants de pensée. Ses deux premiers soutiens affichés étaient ainsi Jean-Michel Belorgey et Jean-Pierre Fourcade, alors présidents des Commissions des Affaires sociales respectivement de l’Assemblée nationale et du Sénat. Il compte pour présidents d’honneur les anciens ministres René Lenoir et Pierre Méhaignerie. Après le décès prématuré de Michel Dinet, alors Président du Conseil général de Meurthe et Moselle et 1er Vice-Président de l’Assemblée des Départements de France (ADF), Christophe Béchu, Sénateur-Maire d'Angers, devient son président en 2015. Il est dirigé depuis sa création par Jean-Louis Sanchez, son Délégué général.

L'Odas et l'innovation sociale[modifier | modifier le code]

Dès sa création, en 1990, l’Odas a constaté les nombreuses initiatives prises sur les territoires par des porteurs de projets très différents. Celles-ci étaient souvent génératrices de changement ou d’évolutions sociétales mais pour la plupart limitées géographiquement et dans le temps. Elles avaient donc du mal à se faire connaître et à essaimer. D’un territoire à l’autre, des actions similaires étaient lancées sans capitaliser sur les expériences menées ailleurs.

C’est pourquoi, dès 1999, pour entretenir et renforcer cette dynamique d’innovation locale, l’Odas a mis en place un réseau d’informations sur le développement social (RIDS), regroupant une dizaine de grandes associations et institutions (notamment la Direction générale de l’action sociale (DGAS), la Caisse centrale de la MSA (CCMSA), la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF) et l’Union nationale des CCAS (UNCCAS)). Cette activité s’est progressivement structurée pour devenir en 2006 l’Agence des pratiques et initiatives locales (Apriles), créée en partenariat avec la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf), la Caisse centrale de la MSA et le Secrétariat général du Comité interministériel des villes (SG CIV), devenu Commissariat général à l’Égalité des territoires (CGET), aujourd'hui intégré à l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). Il s’agissait de passer de l’animation d’un réseau fournissant simplement des informations, à une démarche d’identification mais aussi d’expertise des actions inspirées par une volonté d’innovation sociale.

Apriles : l’innovation sociale des territoires[modifier | modifier le code]

Créée par l’Odas et intégrée à son équipe, Apriles (l’Agence des pratiques et initiatives locales), a pour rôle d’identifier, d’expertiser et de faire connaitre un ensemble d’initiatives inspirantes susceptibles d’être reproduites sur d’autres territoires, dans tous les secteurs de l’innovation sociale dès lors que celle-ci génère du développement local, social, écologique ou économique.. Et pour faciliter la diffusion des savoir-faire, les fiches de recueil de initiatives consacrent une place importante à la méthodologie.

Apriles a établi une quinzaine de critères d'évaluation qui répondent aux attendus du développement social local. Toutefois l’Agence des pratiques et initiatives locales s’est interdit de donner un cadre trop strict - et donc réducteur - à l’innovation. C’est pour cela qu’elle s’intéresse aussi à l’ingénierie de projets, aux méthodologies employées, aux dynamiques et à la transversalité générées.

Enfin, Apriles peut porter l’essaimage d’une innovation. C’est le cas pour la Journée Citoyenne.

Le Lab'au : l'innovation sociale sur le vieillissement et le handicap[modifier | modifier le code]

Un autre champ d’innovation directement porté par l’Odas est le Le Lab’AU (pour Laboratoire de l'AUtonomie).  En effet, le soutien aux personnes confrontées à une perte d’autonomie est un des grands enjeux de la protection sociale de demain. Il doit évoluer, pour être plus performant dans le champ social et médicosocial, et plus efficace en matière d’inclusion et de reconnaissance sociale. C’est vrai des personnes en situation de handicap, liée à la naissance, la maladie ou l’accident mais aussi de celles dont la dépendance est liée à l’âge. Et en ce qui concerne ces dernières, cette recherche d’innovation s’avère encore plus prioritaire avec l’amplification importante des besoins liés au vieillissement de la population.

Le Lab'AU est une extension d’Apriles sur le champ de l’autonomie. Celui-ci a été marqué à la fois par de nombreuses expérimentations, mais aussi par de multiples changements législatifs et réglementaires. L'Odas a donc créé, début 2020, une plateforme spécifique à cette question avec le soutien de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Publications récentes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources et Références[modifier | modifier le code]