Observatoire international des prisons

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Observatoire international des prisons
upright=Article à illustrer Organisation
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Forme juridique
Domaines d'activité
Siège
Pays
Organisation
Président
Delphine Boesel (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
SIRET

L'Observatoire international des prisons – section française (OIP-SF), parfois simplement appelé Observatoire international des prisons (OIP), est une organisation non gouvernementale française agissant pour le respect des droits de l'homme en prison et militant pour un moindre recours à l'emprisonnement. Association loi de 1901 fondée en 1990, elle bénéficie du statut d'organisation consultative auprès des Nations unies.

Historique[modifier | modifier le code]

L'association naît en 1990 à Lyon à l'initiative de Bernard Bolze. Elle obtient un statut consultatif à l'ONU en 1995. L'OIP s'organise progressivement en délégations régionales et sections nationales. Depuis la disparition du secrétariat international de l'OIP en 1999, les différentes sections nationales sont entièrement indépendantes. Subsistent les sections nationales de France (OIP-SF), de Belgique et d'Argentine.

Entre 2014 et 2019, en dépit de l'accroissement de la surpopulation carcérale, l'OIP-SF a perdu 66 % de ses subventions publiques, ce qui pourrait conduire à sa disparition. Selon Cécile Marcel, directrice de la section française de l’OIP, c’est parce qu’« officieusement, de manière progressive, les pouvoirs publics font le choix de ne plus soutenir les associations qui représentent un contre-pouvoir »[1].

Actions[modifier | modifier le code]

Chaque année, l'OIP reçoit environ 5 500 sollicitations de détenus, de leurs proches, d'intervenants en détention ou de professionnels du milieu carcéral[réf. nécessaire]. L’action contentieuse de l’OIP a notamment permis d'obliger l'administration pénitentiaire à prendre des mesures d'urgence face aux conditions de détention indignes à la prison des Baumettes (Marseille) en 2012[2] ainsi qu’à celle de Ducos (Martinique) en 2014[3][source secondaire nécessaire].

Organisation[modifier | modifier le code]

En 2019, la section française de l’OIP (OIP-SF) compte environ 500 adhérents, pour certains organisés en groupes locaux d’observation (GLO)[4].

Présidents de l'OIP-SF[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'Observatoire international des prisons menacé de fermeture », sur Libération.fr,
  2. « Le Conseil d'Etat ordonne la dératisation des Baumettes » (consulté le )
  3. « oip.org - 21/10/2014 Centre pénitentiaire de Ducos : le juge confirme une violation grave des droits fondamentaux » (consulté le )
  4. OIP, Observatoire international des prisons - section française - Rapport d'activités - Edition 2019, OIP, , 29 p. (lire en ligne)
  5. OIP, « Florence Aubenas élue présidente de l’Observatoire international des prisons », sur oip.org, - (consulté le )
  6. « Catherine Erhel, journaliste », sur lemonde.fr, (consulté le )
  7. a et b « Gabriel Mouesca, président de l'Observatoire international des prisons », sur humanite.fr, (consulté le )
  8. « Florence Aubenas, Présidente de l'OIP (2010) », sur criminocorpus.org, (consulté le )
  9. « Soigner la prison », sur liberation.fr/, (consulté le )
  10. « Delphine Boesel, nouvelle vigie des prisons » (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]