Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand

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L'Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand (OPGC) est un observatoire des sciences de l'univers (OSU) dépendant du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l’université Clermont-Auvergne (UCA). Fondé en 1876 par Émile Alluard sous le nom d'Observatoire du Puy de Dôme, il s'est nommé l'Institut et observatoire de physique du globe (IOPG) de 1921 à 1985. L'établissement est actuellement dirigé par Nathalie Huret.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Observatoire du Puy de Dôme[modifier | modifier le code]

C'est en mars 1869 qu'Émile Alluard formule le projet d'un observatoire météorologique au sommet du Puy de Dôme. À cette époque il n'en existe nulle part au monde, et Émile Alluard se heurte aux sarcasmes de la presse régionale. Il réunit des soutiens scientifiques, obtient en décembre 1871 un décret du Président de la République autorisant la construction et engageant la somme de 50 000 francs, puis en mars 1874 la déclaration d'utilité publique préalable aux expropriations. Le premier bâtiment est fonctionnel dès 1876 et terminé en novembre 1877. Un budget de fonctionnement de 5 500 francs par an est alloué par la Ville de Clermont, relayée deux ans plus tard par le Département du Puy-de-Dôme. Une station de plaine, installée parallèlement à Rabanesse[a] et fonctionnelle depuis janvier 1874, est reliée à celle du Puy de Dôme par une ligne télégraphique, et échange les observations des deux stations avec celles de l'Observatoire de Paris ; elle abrite aussi le siège et les bureaux de l'Observatoire. Émile Alluard est bien sûr le premier directeur de l'Observatoire, lequel est rattaché à l'université. Il sera remplacé dans ces fonctions, lors de son départ en retraite, par Louis Hurion (son successeur aussi dans la Chaire de physique)[1].

L'Institut et observatoire de physique du globe[modifier | modifier le code]

L'Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand[modifier | modifier le code]

Direction[modifier | modifier le code]

Les directeurs successifs de l'observatoire sont[2] :

  • Émile Alluard (1871-1886)
  • Louis Huron (1887-1899)
  • Bernard Brunhes (1900-1909)
  • Émile Mathias (1910-1932)
  • Gaston Grenet (1933-1947)
  • Henri Dessens (1948-1969)
  • Serge Godard (1970-1975)
  • Philippe Waldteufel (1976-1981)
  • Daniel Ramond (1982-1987)
  • Jacques Kornprobst (1988-1998)
  • Ariel Provost (1999-2003)
  • Andréa Flossmann (2004-2010)
  • Patrick Bachèlery (2011-2017)
  • Nathalie Huret (2018-)

Structure, missions, personnels[modifier | modifier le code]

L'OPGC regroupe[3] :

  • des services d’observations :
    • service d'observation «COPDD » (Cézeaux Opme Puy de Dôme), avec 3 stations de mesures météorologique dont celle située au sommet du puy de Dôme, qui a reçu en 2014 le label « Global Station » du programme Global Atmosphere Watch de l'Organisation météorologique mondiale[4] ;
    • service d'observation PAES « Pollution à l'échelle synoptique » ;
    • service d'observation « Réseaux sismologiques » ;
    • service d'observation « Pôle de télédétection des Volcans » ;
    • « plateforme aéroportée » ;
    • « stations gravimétrie absolue ».
  • une unité mixte de service (UMS 833), structure de gestion administrative de l'OPGC , ainsi que de développent technique (électronique, mécanique, informatique) pour les services d'observation et les instruments nationaux.

L’OPGC réalise des observations systématiques de phénomènes naturels (éruptions volcaniques, mesures physico-chimiques de l'atmosphère, séismes, certains paramètres météorologiques...). Ses données d'observation sont utilisées par la recherche fondamentale en sciences de la Terre et de l'atmosphère, et par les autorités civiles (à leur demande) en cas de crise naturelle (comme la crise du volcan islandais Eyjafjallajökull[5]).
L'OPGC possède divers instruments de mesures dont un lidar, plusieurs radars (vent, précipitation, micro-rain), des GPS GNSS, des sondes météorologiques (P, T Hu,...), des enregistreurs sismiques... et un aspirateur à nuages.

Les chercheurs et enseignants-chercheurs de l’OPGC participent à l’enseignement des sciences de l’univers au sein de l’UFR Sciences et Technologies de l’université Clermont-Auvergne[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La station de Rabanesse, initialement située en dehors de la ville, s'est rapidement trouvée englobée (on en aperçoit encore la tour d'observation, rue de Rabanesse). Bernard Brunhes, successeur de Louis Hurion en 1900, en organise le déménagement vers le plateau des Cézeaux (alors désert), où l'Observatoire siègera de janvier 1912 à fin 1998. Toujours relié directement à la station du sommet du Puy de Dôme (mais par ligne téléphonique), l'observatoire occupe aujourd'hui un nouveau bâtiment, toujours sur le plateau des Cézeaux.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Didier et Alexandre Roche, « Vie et œuvre d’un physicien : Bernard Brunhes (1867-1910), pionnier du géomagnétisme », Comptes rendus de l'Académie des Sciences, série II, t. 328, no 2,‎ , p. 141-152.
  2. Nathalie Vidal, « De l'Institut et Observatoire de Physique du Globe à l'Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand », dans Des volcans aux nuages : L'Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand, vol. 1 (no 620-621), , 405 p. (ISSN 0035-1008), p. 39-56.
  3. Site de l'OPGC.
  4. Site de l'OMM - label Global Station le 18 août 2014.
  5. Éruption du volcan Eyjafjöll (Islande) en sommeil.
  6. Site de l'UFR Sciences et Technologies.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Des volcans aux nuages : L'Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand, Revue d'Auvergne, (ISSN 0035-1008), en deux volumes de 406 et 328 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]