Oblats de la Vierge Marie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Oblats de la Vierge Marie
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale avril 1826
par Léon XII
Institut apostolique
Type congrégation cléricale
But missions, enseignement, pèlerinage, formation cléricale
Structure et histoire
Fondation 1816
Carignano
Fondateur Bruno Lanteri
Abréviation o.m.v.
Autres noms oblats de Marie Très Sainte (de 1816 à 1826)
Liste des ordres religieux

Les oblats de la Vierge Marie est une congrégation de la famille ignatienne fondée en 1816 par le vénérable Bruno Lanteri sous le nom d’oblats de Marie Très Sainte. Elle a pris sa nouvelle dénomination en 1826, en latin : « Oblatorum Beatæ Mariæ Virginis », abrégé en « o.m.v. »

Historique[modifier | modifier le code]

Le convict ecclésiastique que le père Bruno Lanteri fonde à Turin pour la formation du clergé compte au minimum près d'une trentaine de saints, bienheureux ou vénérables dont Joseph Cafasso, Giovanni Cagliero, Jean Bosco, Dominique Savio, Joseph Allamano ou Giuseppe Benedetto Cottolengo.

En 1816, avec quelques amis prêtres, il fonde la congrégation des oblats de Marie Très Sainte, qui deviendra en 1826 les oblats de la Vierge Marie à Carignano, dont il sera le recteur jusqu'à sa mort.

En 1825 et 1826, il rencontre par quatre fois le père Eugène de Mazenod, fondateur de la Société des missionnaires de Provence, ou oblats de Saint-Charles, lors du voyage de celui-ci à Rome pour solliciter l'approbation de sa règle et qui, s'arrêtant à Turin du 7 au 14 novembre 1825, y rencontra des membres de la congrégation des oblats de Marie Très Sainte fondée par Bruno Lanteri, congrégation qui venait de se désagréger par suite des obstacles mis sur son développement par les autorités civiles et religieuses. Il rencontre Bruno Lanteri le [1] dans une entrevue d'une douzaine d'heures au sujet de la fusion de sa congrégation avec celle du père Lanteri. Plusieurs prêtres italiens rejoignent alors l'institution du père de Mazenod où se trouvait déjà, depuis 1824, le père Charles Dominique Albini (1790-1839). Le père de Mazenod souhaite faire changer le nom de son institution, ajouter à la règle la formation des clercs dans les grands séminaires[2].

Le , Lanteri fait savoir dans un courrier à de Mazenod que l'union n'est pas possible, ses confrères y étant opposés, cherchant eux-mêmes l'approbation pontificale. Eugène de Mazenod obtint l'approbation de sa règle le . Lanteri arrive à Rome en avril 1826 pour solliciter l'approbation papale des oblats de la Vierge Marie. Les deux fondateurs se rencontreront à nouveau les 20, 22 et 24 avril 1826.

Le pape Grégoire XVI a donné la direction du Sanctuaire de la Consolata de Turin aux oblats en 1833, puis des missions en 1837 et, en 1842, le vicariat apostolique d'Ava et Pegu en Birmanie[3]

Au 31 décembre 2008, la congrégation comptait 38 maisons, 180 religieux dont 134 prêtres. Le supérieur porte le titre de recteur majeur et réside à Rome[4].

Missions[modifier | modifier le code]

La communauté des oblats de la Vierge Marie a pour mission :

  • de faire entendre la « parole de Dieu » à leurs contemporains, par la prédication de retraites et l'expérience des exercices spirituels ;
  • de faire goûter aux hommes et aux femmes contemporains la « miséricorde infinie » de leur Dieu, telle que manifestée en Jésus et vécue dans le sacrement de la réconciliation ;
  • d'aider les laïcs catholiques à approfondir leur foi et à s'engager dans le monde contemporain au nom des évangiles ;
  • de faire connaître le message chrétien par les moyens de communication modernes ;
  • de contribuer à la formation des prêtres et des séminaristes.

Bienheureux et saints de la congrégation[modifier | modifier le code]

Les oblats de La Vierge Marie dans le monde[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rencontre relatée dans une lettre[réf. nécessaire] du père de Mazenod au père Tempier, datée de Gênes le .
  2. Son oncle Fortuné de Mazenod proposant à ce moment la direction du grand séminaire de Marseille à Bruno Lanteri.
  3. Article de P. Calliari in Dictionnaire des Instituts de Perfection, vol VI, 1980, coll 634-637.
  4. Annuaire pontifical, 2010, p. 1442.
  5. Dossier no 1389[Où ?], déclaré vénérable le 19 avril 2004.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annuaire pontifical, Libreria Editrice Vaticana, 2010 (ISBN 978-88-209-8355-0)
  • Guerrino et Giancarlo Rocca, Dictionnaire des Instituts de Perfection (DIP), 10 volumes, Éditions Pauline, Milan, 1974-2003.

Articles connexes[modifier | modifier le code]