Noyonnais

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Noyonnais
Subdivision administrative Hauts-de-France
Subdivision administrative Oise
Villes principales Noyon
Guiscard
Relief collines, vallée
Régions et espaces connexes Île-de-France
Picardie
Beauvaisis
Santerre
Thiérache
Vermandois
Soissonnais
Laonnois

Le Noyonnais est un « pays » et une petite région des Hauts de France situé à la pointe nord-est du département de l'Oise et en partie dans le département de l'Aisne. Il se singularise par son relief et son paysage. Le Noyonnais, polarisé par la ville de Noyon, correspond au bassin hydrographique de la rive droite de l'Oise entre le Beauvaisis à l'ouest et la Thiérache à l'est, le Santerre et le Vermandois au nord et le Soissonnais et le Laonnois au sud.

Historiquement, le Comté-pairie de Noyon ou Quartier de Noyon, très tôt détaché du Vermandois, dépend directement de la couronne royale et fait partie de la province d'Île-de-France d'avant 1789.

L'actuelle Communauté de communes du Pays Noyonnais (cœur de la Picardie administrative de 1960) de 2005 ne correspond qu'à la partie centrale du Noyonnais naturel et historique.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol et le sous-sol du Noyonnais sont de formation tertiaire (49 à 45 millions d'années). Le sous-sol, est ici superposé par le calcaire du Bassin parisien recouvert de sable, d'argile ou de limon[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Un tertre escarpé domine le paysage, c'est la montagne de Noyon. Le Noyonnais offre au regard un paysage vallonné et bocagé, couvert d'arbres. C'est le domaine de l'élevage bovin, ovin et porcin et de cultures maraîchères et fruitières notamment de fruits rouges (fraises, cerises, cassis et groseilles).

Histoire[modifier | modifier le code]

Il existe très tôt autour de Noyon, un important territoire, le pagus Noviomagensis, distinct du Vermandois. Vers 531, Saint-Médard, évêque de Vermand, s’installe à Noyon. Il est nommé en 532 à l'épiscopat de Tournai, première capitale du royaume des Francs, unifiant l’évêché de Tournai à celui de Noyon.

L’Évêché de Noyon est étroitement lié à la royauté franque : Charlemagne est sacré roi des Francs à Noyon en 768 et Hugues Capet en 987.

Après 1146, lorsque le pape rend à Tournai son évêque particulier, l’Évêché de Noyon est érigé en Comté-pairie et l’Évêque-Comte de Noyon fait partie des six pairs ecclésiastiques du royaume, vassaux directs du roi, considérés comme les électeurs du roi de France (évêques-ducs de Reims, de Laon, de Langres et évêques-comtes de Beauvais et de Châlons.

Le Noyonnais possédait autrefois un vignoble de bonne réputation, ce serait l'une des raisons du transfert de l’évêché de Saint-Quentin vers Noyon au VIe siècle.

La création de la Généralité de Soissons à la fin du XVIe siècle détacha le Noyonnais de l'influence d'Amiens et le plaça durablement dans la zone d'attraction parisienne.

Le Noyonnais a été très durement touché par la Première Guerre mondiale notamment au cours de l'Opération Michael, dernière grande offensive allemande qui visait à prendre la contrôle de la route de Compiègne et Paris en avril 1918.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Localisation des différents types de roches en France. Cartes réalisées et diffusées par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) - https://www.geoportail.gouv.fr/donnees/cartes-geologiques

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Albert Demangeon, La Picardie et ses régions voisines, Artois, Cambrésis, Beauvaisis, 1905, réédité, Librairie Guénégaud S. A., Paris, 1973.

Articles connexes[modifier | modifier le code]