Noyal-sur-Vilaine

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Noyal-sur-Vilaine
Noyal-sur-Vilaine
L'hôtel de ville.
Blason de Noyal-sur-Vilaine
Blason
Noyal-sur-Vilaine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Intercommunalité Pays de Châteaugiron Communauté
Maire
Mandat
Marielle Muret-Baudoin
2020-2026
Code postal 35530
Code commune 35207
Démographie
Gentilé Noyalais
Population
municipale
6 133 hab. (2019 en augmentation de 9,71 % par rapport à 2013en augmentation de 9,71 % par rapport à 2013)
Densité 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 42″ nord, 1° 31′ 28″ ouest
Altitude Min. 32 m
Max. 91 m
Superficie 30,73 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Noyal-sur-Vilaine
(ville isolée)
Aire d'attraction Rennes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châteaugiron
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Noyal-sur-Vilaine
Liens
Site web www.ville-noyalsurvilaine.fr

Noyal-sur-Vilaine est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 6 133 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le plus grand vélo du monde.

La ville est située à douze kilomètres à l'est du centre de Rennes. La Vilaine en borde les contours au nord et forme une limite naturelle avec la commune voisine d'Acigné. Noyal-sur-Vilaine étend son territoire depuis les méandres de la Vilaine, au nord, jusqu’au-delà du Bois de Gervis et du château du Bois-Orcan, au sud. La commune fait partie de la communauté de communes du Pays de Châteaugiron ainsi que du Pays de Rennes.

La ville est desservie par la voie rapide Rennes-Le Mans, par la ligne de chemin de fer, à la gare de Noyal - Acigné, ainsi que la ligne LGV Rennes Paris. Selon le classement de l'INSEE en 2010, Noyal-sur-Vilaine est une commune urbaine monopolarisée de l'aire urbaine de Rennes, elle-même dans l'espace urbain de Rennes.

La commune renferme une zone d'intérêt écologique particulier, un ensemble bocager en zone humide dont le cadastre n'a pratiquement pas évolué depuis 1850 et dont la faune a été particulièrement étudiée par les scientifiques de l'Université de Rennes[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Noyal-sur-Vilaine.

Distances orthodromiques entre les villes :

  • à moins d'un kilomètre au nord : Acigné (Rennes Métropole),
  • à 2,5 km au nord-est : Brécé (Rennes Métropole),
  • à 3,5 km à l'ouest : Cesson-Sévigné (Rennes Métropole),
  • à 5,5 km au sud-ouest : Domloup (Pays de Châteaugiron),
  • à 6 km au sud : Châteaugiron (Pays de Châteaugiron),
  • à 7,5 km au nord-est : Servon-sur-Vilaine (Pays de Châteaugiron),
  • à 10 km à l'est : Domagné (Vitré Communauté).

Transports[modifier | modifier le code]

  • Accès par la 4 voies rapide Rennes - Paris (RN 157).
  • Desservie par le TER Bretagne Rennes - Vitré : gare de Noyal - Acigné.
  • Desservie par les cars du réseau BreizhGo :
    • ligne BreizhGo 14 Rennes ↔ Noyal-sur-Vilaine ↔ Servon-sur-Vilaine du lundi au samedi, dessert les arrêts Les Prés, Forges, Centre, Gare, Stade et Mabilais.
  • Bien que la commune ne soit plus desservie par le réseau STAR depuis son retrait de Rennes Métropole en 2004 :
    • l'est de la commune est accessible grâce à la desserte de la zone de la Turbanière, rattachée à Brécé mais agglomérée à Noyal, par la ligne 67.
    • le nord de la commune dispose également d'une alternative, avec la ligne 64 qui dessert le centre d'Acigné.
  • Piste cyclable entre Noyal-sur-Vilaine et Acigné.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 13 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 767 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Rennes-Saint-Jacques », sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande, mise en service en 1945[8] et qui se trouve à 15 km à vol d'oiseau[9],[Note 5], où la température moyenne annuelle évolue de 11,7 °C pour la période 1971-2000[10], à 12,1 °C pour 1981-2010[11], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Noyal-sur-Vilaine est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Noyal-sur-Vilaine, une unité urbaine monocommunale[16] de 6 008 habitants en 2017, constituant une ville isolée[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[19],[20].

La commune de Noyal-sur-Vilaine est très étendue, avec plus de 30 km2, ce qui fait que malgré un centre-ville d'une population comparable à ses voisines, avec 184 hab./km2, cette densité est parmi les plus faibles de l'agglomération rennaise. La partie urbanisée de la commune est située quasiment à l'extrême nord du territoire communal, et la limite nord de l'urbanisation n'est ainsi qu'à 800 mètres de la Vilaine et du centre-ville d'Acigné qui lui fait immédiatement face, les deux mairies n'étant elles-mêmes qu'à deux kilomètres à vol d'oiseau. A contrario, au sud, cinq kilomètres de rase campagne séparent les villes de Noyal-sur-Vilaine et de Châteaugiron, seulement interrompue par le tracé de la LGV.

La position excentré du centre-ville par rapport à sa campagne fait aussi que la limite avec Brécé, à l'est, se situe à moins de 500 mètres de la mairie, tandis que les lieux-dits noyalais les plus éloignés au sud-est, se situent à plus de 7 kilomètres de celle-ci. L'urbanisation de Noyal est donc contrainte par la limite communale avec Brécé à l'est — les zones du Pâtis et de la Turbanière sont d'ailleurs agglomérées avec le centre-ville de Noyal-sur-Vilaine — tandis qu'a contrario, plusieurs communes limitrophes sont urbanisées jusqu'en limite du territoire noyalais. C'est ainsi le cas d'Acigné, Châteaugiron, Domloup, et dans une moindre mesure Brécé (zone industrielle de la Turbanière) et Servon-sur-Vilaine (parc d'activité des Portes de Bretagne).

L'urbanisation à Noyal-sur-Vilaine est également contrainte par deux axes est-ouest : d'une part la ligne de Paris-Montparnasse à Brest et d'autre part la route nationale 157. La majeure partie de l'urbanisation de Noyal est en effet située entre ces deux axes. La coupure opérée par le chemin de fer est néanmoins moins marquée, puisque les deux côtés sont résidentiels (parc et quartier du Chêne Joli aménagés au nord de la voie ferrée), par ailleurs la plupart des trains à grande vitesse n'emprunteront plus cette voie dès 2017 avec la mise en service de la LGV Bretagne-Pays de la Loire. En revanche la route nationale marque la limite sud de la zone résidentielle de manière bien plus évidente : au sud de celle-ci sont implantés sur un linéaire de trois kilomètres de nombreux bâtiments industriels organisés en plusieurs zones d'activités (Giraudière, Richardière etc.). Cette route nationale forme ainsi une coupure nette entre la partie urbaine de Noyal et sa campagne, quand bien même les trois-quarts du territoire communal se situent au sud de celui-ci. Le centre-ville de Noyal-sur-Vilaine se trouve ainsi contraint, avec à l'est la limite très proche de la commune de Brécé, au nord la Vilaine et la limite avec Acigné, et au sud la N157. Seul l'ouest permet encore de futurs quartiers résidentiels, et les résidences les plus récentes sont d'ailleurs de ce côté de la commune (quartier du Champ Michel).

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (88,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,9 %), zones agricoles hétérogènes (28,9 %), prairies (8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,1 %), zones urbanisées (6 %), forêts (4 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Historique[modifier | modifier le code]

Les parties les plus anciennement urbanisées de la commune sont constituées de deux ensembles à l'origine distincts : le bourg originel, autour de l'église, ainsi que le quartier des Forges, au carrefour de l'ancienne route nationale de Rennes à Paris (actuelle avenue du Général-de-Gaulle) et de la route d'Acigné à Châteaugiron. Différents quartiers résidentiels sont apparus, et la commune est désormais constituée principalement de maisons individuelles, comme toutes les communes de première couronne rennaise.

Ces dernières années apparaissent également des immeubles de petite hauteur, dans un souci de densification et conformément aux schémas de cohérence territorial du pays de Rennes. Cette diversification du parc immobilier est néanmoins moins perceptible que dans d'autres communes autour de Rennes.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

En dehors du centre, la vaste campagne de Noyal-sur-Vilaine compte de nombreux lieux et hameaux, certains sont assez remarquables : le Val Froment, le Bois Orcan, Jussé, le Moulin d'Acigné, la Moinerie, le Clos Saint-Pierre, etc.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

La commune est parcourue par la ligne de Paris-Montparnasse à Brest, et desservie par la gare de Noyal - Acigné. En 2016, différents trafics s'y opèrent, à la fois TER Bretagne, TGV Atlantique et dans une moindre mesure fret. À partir de 2017, la mise en service de la LGV Bretagne-Pays de la Loire voit le trafic TGV très fortement réduit sur cet axe, seuls les TGV s'arrêtant en gare de Vitré continuent à emprunter cette infrastructure, permettant alors d'augmenter le nombre de TER à parcourir l'axe Rennes - Vitré.

Noyal-sur-Vilaine est également parcourue par cette même LGV qui passe dans la campagne au sud du centre-ville et du bois de Gervis, formant une coupure avec Châteaugiron.

Concernant le réseau routier, la route nationale 157 passe dans la partie urbanisée de Noyal-sur-Vilaine d'est en ouest, et marque la rupture entre la partie résidentielle et industrielle. Elle supporte un trafic d'environ 60 000 véhicules par jour.

Plusieurs accès sont disponibles à cette route :

  • à l'ouest, un 3/4 échangeur (sens Rennes - Noyal, Noyal - Rennes, Noyal - Vitré) ;
  • au centre un 1/4 échangeur (sens Noyal - Vitré) ;
  • à l'est, quatre bretelles disséminées qui forment un échangeur complet : la Maison Neuve.

Cette configuration fait qu'il existe une seule sortie dans le sens Vitré - Noyal mais trois insertions dans le sens Noyal - Vitré.

L'autre route importante est la D 92, qui se dirige au nord vers Acigné / Liffré et au sud vers Châteaugiron. Entre Acigné et Châteaugiron, cette route est considérée comme faisant partie de la seconde rocade de Rennes. Cette route supporte un trafic d'environ 8 000 véhicules par jour.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Noyal-sur-Vilaine vient, semble-t-il, du latin novale ou novalium signifiant « terre récemment défrichée ». On trouve la mention de Noal en 1158, Noial en 1185 — à propos d'un procès entre une famille du bourg et les moines du prieuré — et Noyal super Vicenoniam — version latine du nom actuel — en 1294.

La commune se nomme Noal-ar-Gwilen en breton. En gallo, plusieurs formes sont attestées : Noyal, Nouyal et Nouya[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Le territoire de la paroisse primitive de Noyal-sur-Vilaine est l'une des plus anciennes et des plus vastes de l'ancien évêché de Rennes. Les paroisses de Châteaugiron et de Brécé (au XIIe siècle) sont des démembrements de la paroisse de l'Armorique primitive de Noyal-sur-Vilaine, par ailleurs, le château de Châteaugiron a probablement été construit sur son territoire.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, Eudes, oncle et tuteur de Conan II de Bretagne, comte de Rennes, et sa sœur Adèle, abbesse de l'abbaye Saint-Georges de Rennes, autorisent Geoffroy, fils de Salomon, à construire un château sur le territoire de Noyal (Noyal-sur-Vilaine). Cette paroisse qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes appartient dès 1158 à l'abbaye Saint-Melaine de Rennes. Les religieux de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes y établissent un prieuré (avant 1152) qui ne cesse d'exister qu'en 1604, date à laquelle il est occupé par les Jésuites, qui en sont expulsés lors de la Révolution française. Au nord du prieuré, la ferme de la Motte (aujourd'hui reliée par le centre culturel de L'Intervalle) doit son nom au logis de la Motte qui était la maison seigneuriale de Noyal (famille des Chevaigné jusqu'au XVe siècle puis seigneurs de Tizé en Thorigné de 1433 à la Révolution), bâtie sur une motte castrale.

D'autres demeures historiques existent ou ont existé sur la commune : c'est ainsi que l'existence d'une motte castrale est attestée à Bénazé depuis le XIIIe siècle et fut surmontée d'un château dont les douves étaient encore visibles au début du siècle dernier. Un manoir du XVIe siècle fut acquis au XVIIe siècle par l'ancêtre des propriétaires actuels, la famille Pocquet du Haut Jussé qui comporte plusieurs historiens (dont Barthélémy Pocquet du Haut Jussé et son fils Barthélemy-Amédée Pocquet du Haut-Jussé, qui fut président de la société archéologique d'Ille-et-Vilaine). De même, le château du Bois Orcan (voir ci-dessous) date du XIVe au XVe siècle.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les noyales[modifier | modifier le code]

Noyal possède une grande halle de 40 pieds de long sur 20 pieds de large, apposée sur le mur du cimetière. Une foire annuelle se tient au village de Taroux (de nos jours situé en Servon-sur-Vilaine)[24].

L'exportation des noyales (toiles de chanvre écrues très résistantes, utilisées autrefois pour la confection des voiles de navires) cesse vers l'Angleterre et la Hollande en raison des guerres menées par Louis XIV ; elle se poursuit vers l'Espagne pendant le XVIIIe siècle. En 1751, de Coisy recense 800 métiers à tisser le long d'un axe allant de Noyal-sur-Vilaine à La Guerche-de-Bretagne. Comme il fallait six à huit fileuses pour fournir en fil un métier à tisser, cela donnait du travail à plus de 3 000 personnes. De Coisy décrit une douzaine de types différents de toiles parmi les noyales : "courtes en 21 pouces", "courtes à gros", "courtes", "menues", "rondelettes", "communes", "quatre fils de grains", etc.[25]. Alors que les toiles à voile en chanvre des environs de Vitré étaient, au XVIe siècle et au XVIIe siècle, essentiellement exportées, les noyales, au XVIIIe siècle, se vendaient surtout en France[26].

L'apogée de la production est atteinte en raison des commandes de la Royale pendant la Guerre d'indépendance américaine, le déclin étant accentué dans la première moitié du XIXe siècle par l'essor de l'industrie mécanique appliquée à la filature, puis au tissage. En 1852, le Conseil général d'Ille-et-Vilaine lance un cri d'alarme : « l'industrie des toiles du département, jadis florissante, est devenue très peu lucrative »[27].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[28]. La fondation de la Ire République est aussi fêtée tous les ans[29]. La commune de Noyal-sur-Vilaine est chef-lieu de canton en 1790 et intègre celui de Châteaugiron en 1801[30].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La production de « noyales » (toiles à voiles), concentrée dans une quarantaine de paroisses situées par la plupart au sud-ouest de Rennes jusqu'à La Guerche, les principales étant Châteaugiron, Piré et Noyal (paroisse qui leur a donné leur nom), double, passant de 9 500 à 20 000 pièces, pendant la seconde moitié du XIXe siècle[31]. Le chanvre était cultivé dans les courtils, le tissage étant effectué dans chaque ferme.

Aux XIXe et XXe siècles, Noyal-sur-Vilaine perd de nouveau des portions de territoire : la section du Gué au profit de Servon-sur-Vilaine et le Bas-Noyal qui est intégré à Châteaugiron.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Noyal a été dotée en 1984 d'un collège public intercommunal, le collège Jacques-Brel, commun avec Acigné, Brécé et Servon-sur-Vilaine. Un hospice de vieillards et d'indigents créé au début du XXe siècle est devenu la maison de retraite Saint-Alexis. Ce sont les seuls établissements publics de Noyal qui avait plus de 3 000 habitants au début du XIXe siècle et était descendue à 2 100 en 1954. La population croît régulièrement depuis, en raison de la proximité de Rennes. Elle a augmenté de 700 habitants entre 1999 et 2004, soit 17 %, et devrait atteindre les 6 000 habitants sous peu.

Pour l'édition du Téléthon 2007, Noyal-sur-Vilaine a été la ville ambassadrice des régions Bretagne et Pays de la Loire.[réf. nécessaire]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sable au bourdon de pèlerin d'or, accosté de deux arbres du même[32].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[33]
Période Identité Étiquette Qualité
15 octobre 1944 17 mai 1945 Placide Compagnon   Officier retraité
17 mai 1945 22 mai 1965[34] Maurice Audrain DVD/CG Médecin
Conseiller général de Châteaugiron (1951 → 1965)
Président du conseil général d'Ille-et-Vilaine (1964 → 1965)
Réélu en 1947, 1953, 1959 et 1965
Décédé en fonction
25 juin 1965[35] 23 juin 1995 Michel Loisel[36] DVD Agriculteur, maire honoraire (2011)
Commandeur du Mérite agricole, chevalier de la Légion d'honneur
Réélu en 1971, 1977, 1983 et 1989
23 juin 1995 15 mars 2008[37] Françoise Clanchin UDF Directrice générale du groupe Triballat, ancienne adjointe
Réélue en 2001[38]
15 mars 2008 28 mars 2014 Jacques Audrain DVD Chef d'établissement scolaire retraité, ancien adjoint
28 mars 2014 En cours
(au 19 janvier 2021)
Marielle Muret-Baudoin SE Cheffe d'entreprise, éditrice de manuels scolaires
1re vice-présidente du Pays de Châteaugiron Communauté
Réélue pour le mandat 2020-2026

Jumelages[modifier | modifier le code]

Noyal-sur-Vilaine est jumelée à une seule ville :

Depuis 1973, Noyal-sur-Vilaine est jumelée avec Haigerloch, à laquelle sont rattachées huit communes qui participent activement aux échanges : Bad Imnau, Bittelbronn, Gruol, Hart, Owingen, Stetten, Trillfingen et Weildorf.

À l’initiative d’un petit groupe de Noyalais et de M. Weibusch, président des marcheurs de Haigerloch, une délégation est reçue à Noyal-sur-Vilaine dès 1972.

En 1973, une délégation allemande est reçue pour le comice agricole et en 1974 pour la fête des Fleurs. Le , le comité est créé à Noyal-sur-Vilaine (parution au Journal officiel du ).

Au fil des ans, les liens se resserrent, grâce à une succession d’échanges sportifs et culturels, et le 10e anniversaire du comité de jumelage est fêté à Noyal-sur-Vilaine en , puis à Haigerloch du 11 au , avec l’inauguration du « Noyaler Brücke » (Pont Noyal). 106 Noyalais vont participer à des rencontres sportives : tennis, athlétisme, cyclisme, basket-ball, volley-ball, football, judo, tennis de table…

Quelques dates importantes[pertinence contestée] :

  • 1987 : commémoration de la fondation de la ville de Haigerloch.
  • 1990 : inauguration de la nouvelle mairie et de la place d’Haigerloch à Noyal-sur-Vilaine.
  • 1992 : 20e anniversaire du comité à Noyal, du 18 au , avec concerts de l’orchestre de Haigerloch et de la chorale des Arbitres, un défilé d’Objets Roulants Non Identifiés et, pour finir, une potée bretonne.
  • 1993 : un groupe de coureurs noyalais rallie Haigerloch, accueillis par M. Trojan, maire, et par M. Fechter, adjoint à la culture. Une exposition des œuvres de Mme Flambart et de MM. Hurm et Labarre est organisée à l’hôtel de ville de Haigerloch.
  • 2000 : les coureurs à pied de Noyal-sur-Vilaine réalisent un défi : « 2000 kilomètres pour l’an 2000 », aller et retour, en relais.
  • 2000 : fête de la cité à Haigerloch, en septembre : 50 Noyalais, rejoints par des cyclistes, présentent des spécialités bretonnes, crêpes, fromages, vins, danses bretonnes et musique traditionnelle avec des musiciens du groupe Les Chiens d’Noces.
  • 2001 : à l’initiative du NBFC, Noyal-Brécé-football-Club, des footballeurs et danseurs de Bad Imnau sont accueillis à Noyal.
  • 2002 : concert des orchestres de l’AMHV et de Owingen qui présentent un programme commun en l’église de Noyal-sur-Vilaine.
  • 2003 : 30e anniversaire du comité de jumelage, à Noyal-sur-Vilaine, en présence de M. Trojan, maire de Haigerloch et de M. Fechter.
  • 2004 : une délégation est reçue à Haigerloch pour le 30e anniversaire du comité.
  • 2005 : le grand orchestre de l’AMHV (Association Musicale de Haute-Vilaine) est accueilli à Owingen.
  • 2006 : exposition exceptionnelle des peintures et sculptures de Karl Hurm à l’hôtel de ville de Noyal. M. Götz, nouveau maire de Haigerloch, M. Fechter et M. Speier accompagnent la Chorale des Arbitres invitée pour le vernissage.
  • 2008 : la chorale de l’AMHV dirigée par Xavier Fournier est accueillie à Haigerloch.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Noyal-sur-Vilaine est intégrée par arrêté préfectoral au district de Rennes (devenu communauté d’agglomération sous le nom de « Rennes Métropole » en 2000) à sa création en 1970[39], malgré un vote opposé du conseil municipal[40],[41].

En 1993, la commune effectue, sans succès, une première demande de retrait pour adhérer à la communauté de communes qui se créait alors autour du chef-lieu de canton, Châteaugiron. Ce n’est que onze ans plus tard que cette possibilité peut aboutir, grâce à la loi du qui permet à une commune, en respectant certaines conditions (comme la continuité territoriale), de quitter une métropole pour rejoindre une communauté de communes après avoir obtenu l’autorisation du préfet, et ce avant le . Le conseil municipal délibère en ce sens le , décision ensuite entérinée par arrêté préfectoral[42],[41].

Différents recours sont déposés auprès du tribunal administratif de Rennes à la fois par Rennes Métropole et par une association locale qui s’est créée afin de faire annuler la décision de la commune, estimée par elle contraire aux intérêts des habitants. Ces recours n'aboutissent pas.[Quand ?][réf. nécessaire]

L’adhésion à la communauté de communes du Pays de Châteaugiron est motivée par un sentiment de sous-représentation de la commune de Noyal-sur-Vilaine au sein du Conseil de Rennes Métropole et traduit, selon le maire Françoise Clanchin en 2004, la volonté d’intégrer une intercommunalité à taille « plus humaine » facilitant l’implication des élus dans les choix et orientations de la structure, et permettant de développer « des projets au bénéfice de tous »[43],[44].

L’arrivée de Noyal-sur-Vilaine, forte de sa population et d’une taxe professionnelle conséquente[41],[44], permet à la communauté de communes du Pays de Châteaugiron de s’inscrire dans une nouvelle dynamique qui se concrétise dans différents domaines : mise en service de nouveaux équipements au profit des habitants du territoire (piscine, courts de tennis…), renforcement du développement économique et de l’emploi (création de nouvelles zones d’activités communautaires…), soutien intensif à l’activité culturelle et touristique (mise en place d’évènements spécifiques, mise en réseau des médiathèques…), prise en charge de services à la population (structures d’accueil des enfants de moins de 3 ans, etc), subventions non négligeables tant à certaines associations (aide aux emplois sportifs, etc) qu’aux communes membres pour leurs propres équipements…

Demeure en 2017 la question problématique du transport collectif. Le changement de communauté a eu pour conséquence de substituer au service effectué auparavant sur la commune par le réseau STAR de Rennes Métropole, celui assuré par le conseil régional, via le réseau BreizhGo, moins performant sur de nombreux points : moins de rotations, coût plus élevé pour l'usager, titres de transports différents du réseau urbain, pas de desserte en soirée ni le dimanche, etc. Pour remédier à cette déficience, la communauté de communes poursuit activement ses démarches en faveur de la création d’un syndicat de transport associant différentes intercommunalités (dont Rennes Métropole et les communautés de communes bordant son territoire), à l’instar de ce qui se pratique sur d’autres agglomérations et qui permet à chaque usager de bénéficier d’une offre de transport homogène.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[46].

En 2019, la commune comptait 6 133 habitants[Note 8], en augmentation de 9,71 % par rapport à 2013 (Ille-et-Vilaine : +5,84 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 1503 2213 0263 1653 4323 0043 3073 2333 287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 1093 1022 9032 5062 5932 6032 6062 5392 556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5342 3762 3092 1142 1652 1082 1502 1432 082
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 1882 8602 9573 8414 0894 6984 7944 8995 188
2014 2019 - - - - - - -
5 6536 133-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la commune a une économie essentiellement rurale. Mais elle donne son nom à un type de toiles réputé : les Noyales[48]. Ces toiles, destinées à la voilure des navires, assurent une relative prospérité à toutes les paroisses du secteur. Le déclin est amorcé dès la fin du XVIIIe siècle et se poursuit au XIXe siècle. De nombreux artisans tisserands sont néanmoins encore mentionnés, à cette période, sur tout le territoire et surtout dans la partie sud de la commune au Bas-Noyal. Le travail est réalisé à la ferme dans différentes pièces. Il n’existe pas d’ateliers spécifiques pour le tissage du chanvre.

L'activité économique est aujourd'hui dominée par des entreprises concentrées dans des zones d'activité qui tirent profit à la fois de la proximité de Rennes mais aussi de faibles taxes professionnelles et enfin de la présence de la voie-rapide Rennes-Le Mans. L'emploi à Noyal-sur-Vilaine est ainsi principalement localisé dans les zones d'activité le long de la N 157. Ces zones d'activités concentrent des entreprises tournées quasi exclusivement vers deux secteurs d'activités : la logistique et l'agro-alimentaire. Les emplois sur la commune sont nombreux, numériquement supérieurs à la population en âge de travailler sur la commune, mais généralement peu qualifiés. Néanmoins, la dernière implantation d'entreprises vise à diversifier les types d'emplois sur la commune avec l'apparition d'un parc d'activité tertiaire à l'est de la commune, toujours au bord de la N157 : le parc d'activité des Vents d'Ouest.

Les principales entreprises sont[réf. nécessaire] :

  • STG (transporteur, 3 500 salariés) ;
  • Triballat Noyal (fromages et desserts, 900 salariés) : marques Sojasun, Vrai, Merzer et Petit Billy ;
  • Robin Châtelain Transports (transporteur, 280 salariés), filiale du groupe breton Le Calvez ;
  • Team Ouest (distributeur de produits alimentaires, 125 salariés), filiale du groupe MLC - France Frais ;
  • 2MB International (carrossier constructeur, 80 salariés) ;
  • E.Leclerc (centre commercial, 90 salariés) ;
  • Claas (machines agricoles, 75 salariés) ;
  • LTS Rennes - Location (transporteur, 60 salariés) ;
  • Transports Bouin (transporteur, 60 salariés).

Les emplois présents sur la commune attirent donc pour partie des Noyalais, mais davantage d'actifs proviennent des villes voisines avec en premier lieu Rennes. Dans le sens inverse, davantage de Noyalais travaillent à Rennes que dans leur propre commune. Cesson-Sévigné est également une destination importante du fait de la présence d'un des sites de Rennes Atalante.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Parc et château du Bois Orcan[modifier | modifier le code]

Le corps principal du château avant restauration.

Le manoir de Boisorcant fait partie des œuvres majeures de l'architecture manoriale en Ille-et-Vilaine. Il est inscrit au titre des monuments historiques en 1931, puis classé en 1987 avec sa chapelle, ses douves et la cour. L’ensemble du domaine a été inscrit par arrêté du [49],[50].

Le château accueille des collections de meubles et d’objets du Moyen Âge et le parc un centre d'exposition d'art contemporain consacré à Étienne-Martin.

Autres sites et monuments[modifier | modifier le code]

On trouve 310 bâtiments inventoriés à Noyal[51].

L’église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre vue de l'hôtel de Ville.

L’église ancienne, remaniée au XVIe siècle comprenait une nef et un collatéral roman. La face sud possédait un porche (XVe siècle) soutenu par quatre colonnes à chapiteaux historiés. Le chœur avec son abside à pans coupés avait été reconstruit en 1861 sur les plans de l'architecte Albert Béziers-Lafosse. L'église possédait deux chapelles : au sud celle des seigneurs de Launay-Déelin et au nord celle des seigneurs du Boishamon en Domloup. À l'intérieur, le collatéral était séparé de la nef par cinq arcades romanes reposant sur des piliers rectangulaires. Le chœur renfermait l'enfeu et les armoiries des seigneurs de Sévigné en Cesson-Sévigné et de la Motte.

L'église actuelle, de style néogothique, a été construite en 1892 sur les plans d’Arthur Regnault (auteur de nombreuses églises du département). Il également l’auteur d’une partie du mobilier[52]. Une rénovation de ce dernier a été effectuée en 2004. Le clocher a été rénové à l'identique en 2007.

Le prieuré[modifier | modifier le code]

Le prieuré et l'église en 2001, vus de l'endroit où maintenant se trouve L'Intervalle (qui recouvre cette façade).

L’abbaye de Saint-Melaine y possédait un prieuré dès 1152. Ce prieuré fut cédé aux Jésuites en 1604 et le collège de Rennes en eut la jouissance depuis leur expulsion jusqu'à la Révolution.

Le logis prioral, transformé en école de filles avant de devenir une médiathèque, se trouve au nord de l'église : c'est un manoir de la seconde moitié du XVIe siècle, avec une jolie porte ornée d'une archivolte en accolade à choux frisés et de deux pinacles sculptés. On lit au-dessus de cette porte et sur les cheminées les armes de François Thomé, évêque de Saint-Malo (1574-1591) et prieur de Noyal ; ces armes sont posées sur une crosse en pal.

En 2003, la rénovation de ce bâtiment est marquée par la construction d'un centre culturel, baptisé L'Intervalle, qui relie le prieuré au manoir de la Motte pour servir de salle de spectacles, d'école de musique et de médiathèque. Le manoir avait un colombier et un auditoire.

Le manoir de la Motte[modifier | modifier le code]

Le manoir (ou logis) de la Motte, façade principale.

C'est au lieu-dit de la Motte qu'était l'ancienne maison seigneuriale de Noyal. Un aveu de 1747 signale que le manoir de Noyal était « près du cimetière de l'église paroissiale », à côté de l'ancienne motte féodale. Au XIe siècle, le seigneur a reçu l'autorisation du comte Eudes (frère du duc Alain) d'édifier un château. En 1350, la seigneurie appartient à Goeffroy de Chevaigné et à son fils en 1397. Au XVe siècle, elle passe par alliance à Armel de Châteaugiron (seigneur de Saint-Jean-de-Laillé), par alliance aux de Saint-Amadour (seigneurs de Tizé) qui l'avait en 1433. Puis, elle repasse à ces derniers (en Thorigné) en 1789. Ayant émigré, les biens de Kéroignant de Trésel (seigneur de Tizé) voit ses biens confisqués comme biens nationaux.

À cette époque, la motte féodale avait déjà disparu. La seigneurie possédait un droit de justice et un droit de quintaine au Chaussix (qui a le sens de chaussée et de four à chaux).

Le manoir de la Motte a bénéficié d'une restauration en 2003, faisant disparaitre le cellier en appentis et reliant le manoir au prieuré, l'ensemble formant le centre culturel L'intervalle.

La chapelle Saint-Alexis[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Alexis : intérieur, vue de la mosaïque Odorico vers le chœur (photo par autorisation de Vivre Noyal).

Elle fait partie de la maison de retraite créée par le chanoine Alexis Geffrault et a été édifiée rue Pierre-Marchand en 1943 sur les plans de l'architecte Armand Frigault. Les vitraux intitulés Notre-Dame de Pontmain et Sainte-Thérèse et Saint-Armel sont l'œuvre des maîtres-verriers Maunejean Frères. La mosaïque du sol est l'œuvre (signée) de l'atelier Isidore Odorico. Elle représente, au centre, la Colombe du Saint-Esprit, les deux branches du transept évoquent l'alpha et l'oméga tandis que la partie près de la porte d'entrée représente une ancre et des roses.

Le manoir Le Haut-Jussé[modifier | modifier le code]

Le manoir du Haut Jussé.

Le manoir du Haut Jussé date de la fin du XVIe siècle et est ainsi décrit :

« Ancien Manoir du Haut-Jussé, à 2 kil. au sud-ouest du bourg et 400m. au sud de la route (Fin du XVIe s.) Il comprend un rez-de-chaussée et un étage. Sa porte conserve un écusson martelé soutenu par deux quadrupèdes. Le manoir fut vendu en 1680 par les Jamoays aux Pocquet. »

— Paul Banéat, Le patrimoine architectural, 1927.

La façade porte un beau cadran solaire en calcaire datant de 1765.

Le manoir appartient toujours à la famille Pocquet.

Le manoir du Quartier[modifier | modifier le code]

Sa façade principale (XVIe – XVIIe siècle) est en pierre de taille de granite créant un contraste avec les autres parties du logis bâties en moellons[53].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Barthélemy Pocquet du Haut-Jussé, rédacteur du Journal de Rennes (1848-1878), président de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, président de l'Association catholique des anciens élèves du collège Saint-Vincent-de-Paul (1899-1902).
  • François Thomé, évêque de Saint-Malo de 1573 à 1590, chanoine et trésorier de Rennes, abbé de la Vieuville et prieur de Noyal-sur-Vilaine.
  • Pascal Pinard, champion handisport de natation.
  • Sylvain Guillemot, grand chef cuisinier français. Il dirige l'auberge du Pont d'Acigné à Noyal-sur-Vilaine pour laquelle il a obtenu deux étoiles au Guide Michelin en 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019, légale en 2022.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le bocage noyalais en zone humide
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  8. « Station météofrance Rennes-Saint-Jacques - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Noyal-sur-Vilaine et Saint-Jacques-de-la-Lande », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Unité urbaine 2020 de Noyal-sur-Vilaine », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  17. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  18. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. le jardin graphique, « ChubEndret — Dictionnaire de noms de lieux - institu Chubri - Du galo pourr astourr », sur www.chubri-galo.bzh (consulté le )
  24. Monique Le Charlès, Au temps des noyales, in "Du lin à la toile. La proto-industrie textile en Bretagne", sous la direction de Jean Martin et Yvon Pellerin, Presses Universitaires de Rennes, 2008, (ISBN 978-2-7535-0560-5).
  25. Yann Lagadec et Delphine Pointeau, La proto-industrie textile dans les campagnes des environs de Vitré (XVI|e - XIX|e siècles), un modèle spécifique de production ?, MSHAB (Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne), 2006, pages 185-189.
  26. Yann Lagade, L'horizon planétaire des ruraux bretons ; toile et ouverture des campagnes dans la Bretagne des XVI|e - XVII|e et XVIII|e siècles, in "Du lin à la toile. La proto-industrie textile en Bretagne", sous la direction de Jean Martin et Yvon Pellerin, Presses Universitaires de Rennes, 2008, (ISBN 978-2-7535-0560-5).
  27. Monique Le Charlès, Au temps des noyales, in "Du lin à la toile. La proto-industrie textile en Bretagne", sous la direction de Jean Martin et Yvon Pellerin, Presses universitaires de Rennes, 2008, (ISBN 978-2-7535-0560-5).
  28. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399.
  29. Dubreuil, Fêtes, p. 401.
  30. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Histoire de la Bretagne et des pays celtiques, tome 3, La Bretagne Province, Skol Vreiz, 1986.
  32. « 35207 - Noyal-sur-Vilaine Noal ar Gwilen (Ille et Vilaine) », sur L'Armorial des villes et des villages de France (consulté le ).
  33. Les Noyales d'après les archives commune et département au 09 septembre 2021.
  34. « Mort du docteur Maurice Audrain », Ouest-France,‎
    « C'est avec regret que nous avons appris le décès, à la fin de l'après-midi de samedi, du docteur Maurice Audraln, maire de Noyal-sur-Vilaine, et président du conseil général d'Ille-et-Vilaine. Le docteur Audrain a été brutalement enlevé à l'affection des siens et à l'amitié de ses concitoyens, dans sa 62e année, à la suite d'une douloureuse maladie »
  35. « Noyal-sur-Vilaine. M. Loisel a été élu maire », Ouest-France,‎
  36. « La commune a dit adieu à Michel Loisel, son ancien maire », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  37. Philippe Mathé, « Françoise Clanchin, maire, ne se représente pas aux municipales », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  38. « Françoise Clanchin réélue sans surprise », Ouest-France,‎
  39. Archinews no 51 - janvier / février 2009, édité par les archives municipales de la ville de Rennes
  40. Anne Mevellec, La construction politique des agglomérations. Logiques politiques et dynamiques institutionnelles. Une comparaison franco-québécoise (thèse de doctorat), , annexes exclues 511 (lire en ligne), p. 120-121
  41. a b et c Conseil économique et social de Bretagne, « La coopération territoriale : un outil de développement pour la Bretagne » [PDF], , p. 129-130
  42. Anne Mevellec, La construction politique des agglomérations. Logiques politiques et dynamiques institutionnelles. Une comparaison franco-québécoise (thèse de doctorat), , annexes exclues 511 (lire en ligne), p. 302 et 485
  43. Conseil économique et social de Bretagne, « La coopération territoriale : un outil de développement pour la Bretagne » [PDF], , p. 129-130 et 258
  44. a et b « Noyal et la métropole. Divorce à la rennaise », sur letelegramme.fr,
  45. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  46. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  47. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  48. Les Noyales (Association loi 1901, Recherches historiques sur Noyal-sur-Vilaine)
  49. « Manoir de Boisorcant », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  50. « Manoir du Boisorcant », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  51. « Liste des notices pour la commune de Noyal-sur-Vilaine », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  52. « Église paroissiale Saint-Pierre », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  53. Christel Douard et Jean Kerhervé, Manoirs : Une histoire en Bretagne, Châteaulin, Locus Solus, , 215 p. (ISBN 978-2-36833-338-9), p. 108.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Paul Banéat, Le patrimoine architectural, 1927
  • Adolphe Orain, Géographie pittoresque du département d’Ille-et-Vilaine, 1882
  • Amédée Guillotin de Corson, Les grandes seigneuries de Haute Bretagne, 1897 (sur le manoir du Boisorcant)
  • Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l’évêché de Rennes, 1886

Liens externes[modifier | modifier le code]

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