Nouvelle Histoire

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La Nouvelle Histoire, dont le terme renvoie à la Nouvelle Vague qui a touché les scénaristes français à la fin des années 1950, est le courant historiographique correspondant à la troisième génération de l'École des Annales française, apparue dans les années 1970. En France, ses principaux représentants sont Jacques Le Goff et Pierre Nora. En Grande-Bretagne, elle est animée par des revues telles Past and Present.

La Nouvelle Histoire est avant tout l'« histoire des mentalités » : il s'agit d'établir une histoire sérielle des mentalités, c'est-à-dire des représentations collectives et des structures mentales des sociétés. En fonction de la question posée, l’historien-analyste s’efforce de proposer une interprétation rationnelle des données que lui ont fournies son corpus de recherche.

Les historiens de la Nouvelle Histoire se sont lancés dans l’analyse globale de très vastes ensembles, cohérents dans leur organisation sociale et économique et coiffés par un système de représentations homogène. Le champ de l'histoire s'élargit encore et la discipline s'intéresse davantage aux phénomènes de longue durée.

La Nouvelle Histoire fait également appel à l'anthropologie historique.

Contexte et ambitions[modifier | modifier le code]

Mai 68[modifier | modifier le code]

Les nouveaux chantiers de recherches[modifier | modifier le code]

Un impressionnant succès[modifier | modifier le code]

Critiques de la Nouvelle Histoire[modifier | modifier le code]

On reproche surtout aux historiens de la Nouvelle Histoire d'avoir perdu l'ambition d'effectuer une histoire totale, impulsée par Lucien Febvre et Marc Bloch à travers les Annales, et dont le flambeau a été repris par Fernand Braudel (La Méditerranée au temps de Philippe II en est un excellent exemple) et Ernest Labrousse.

La Nouvelle Histoire marque également la fin des grands travaux collectifs ; si la méthodologie devient individuelle, et la micro-histoire en est sans doute l'exemple type, cela est dû notamment au nombre d'historiens et d'enseignants chercheurs qui s'est multiplié depuis mai 68.

Certains ouvrages ont été publiés, notamment pour critiquer ou s'interroger sur les travaux de cette troisième génération des Annales :

  • Hervé Coutau-Bégarie, dans son ouvrage Le Phénomène nouvelle histoire, considère que les limites de la Nouvelle Histoire se mettent en évidence par le manque de considération pour l'Antiquité, l'époque contemporaine, et l'histoire politique, militaire, diplomatique.
  • François Dosse, L’Histoire en miettes. Des Annales à la « nouvelle histoire », Paris, La Découverte, 1987
  • Geoffroy Lloyd, Pour en finir avec l'histoire des mentalités, Paris, La Découverte/Poche, 1996.
  • Gérard Noiriel, Sur la « crise » de l'histoire, Paris, Belin, 1996.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Le Goff, Pierre Nora (dir.), Faire de l'histoire, Paris, Gallimard, Coll. « Bibliothèque de l'histoire », 1974.
  • Jacques Le Goff (dir.), La Nouvelle Histoire, Paris, Complexe, 2006.
  • Hervé Coutau-Bégarie, Le Phénomène nouvelle histoire. Grandeur et décadence de l’École des Annales, 1989.

Articles connexes[modifier | modifier le code]