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Nouveau Contrat social

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Nouveau Contrat social
(nl) Nieuw Sociaal Contract
Image illustrative de l’article Nouveau Contrat social
Logotype officiel.
Présentation
Chef politique Nicolien van Vroonhoven
Fondation 19 août 2023
Scission de Appel chrétien-démocrate
Président (intérim) Bert van Boggelen
Positionnement Centre droit[1]
Idéologie Démocratie chrétienne[1]
Affiliation européenne Parti populaire européen
Groupe au Parlement européen PPE[2]
Couleurs Jaune et bleu foncé
Site web partijnieuwsociaalcontract.nl
Représentation
Représentants
0  /  150
Sénateurs
0  /  75
Députés européens
1  /  31

Le Nouveau Contrat social (en néerlandais : Nieuw Sociaal Contract, abrégé en NSC) est un parti politique néerlandais situé au centre droit de l'échiquier politique. Fondé sur la démocratie chrétienne en 2023, il est dirigé par Pieter Omtzigt jusqu'en 2025.

Le parti a pour priorité la « bonne gouvernance » et la gestion de la sécurité sociale. Le nom du parti est dérivé du livre d'Omtzigt, Un nouveau contrat social, publié en 2021, faisant référence aux théories du contrat développés en philosophie politique.

En 2021, Pieter Omtzigt publie un livre, sous la forme d'un manifeste politique, intitulé Un nouveau contrat social[3], souhaitant diffuser des idées auprès de l'Appel chrétien-démocrate (CDA), son parti de l'époque. En juin 2021, il décide en tant que représentant de quitter le CDA et siège en tant qu'indépendant à partir de septembre[4].

Pieter Omtzigt doit sa popularité à son combat, mené contre sa propre famille politique, en faveur des victimes du scandale dit « des allocations », un scandale de fausses allégations de fraudes aux allocations familiales. L'affaire révèle que plus de 11 000 familles, accusées à tort de ces fraudes, ont été contraintes à rembourser de manière rétroactive les allocations perçues sur plusieurs années de 2013 à 2019, soit des dizaines de milliers d'euros. Les révélations, portées notamment par le représentant Pieter Omtzigt, touchent directement le gouvernement en place : de hauts fonctionnaires dont certains ministres de Mark Rutte ayant eu connaissance de ces dysfonctionnements mais choisi d’étouffer l'affaire. Le scandale provoque plusieurs démissions, dont celle du ministre des Affaires économiques Eric Wiebes, qui se retire définitivement de la vie politique, tandis que le chef de file du Parti travailliste (PvdA) Lodewijk Asscher, ministre des Affaires sociales et de l'Emploi sous le précédent gouvernement, quitte la tête du parti. Surtout, l'affaire provoque la tenue d'élections anticipées en 2021[5],[6]. Certaines familles ont plongé dans l’endettement, d’autres ont été expulsées de leur logement, et quelque 2 000 enfants ont été enlevés à la garde de leurs parents[7].

En raison de la chute du quatrième gouvernement de Mark Rutte, Pieter Omtzigt fonde son nouveau parti, le Nouveau Contrat social, le 19 août 2023[8]. Le manifeste rédigé en 2021 sert de base programmatique lors de sa fondation, un nouveau document et manifeste de 40 pages lors de la création du parti est publié.

Le , Omtzigt annonce qu'il n'a pas pour objectif que son parti devienne le plus grand lors des élections législatives de 2023. Il a déclaré qu'il ne voulait pas devenir Premier ministre, mais être président de son groupe à la Chambre des représentants[4]. En septembre, lors de l'annonce des candidats pour les élections à la Chambre des représentants en novembre, il n'excluait pas de vouloir devenir Premier ministre. Eddy van Hijum devient président du comité en charge du programme électoral[9]. Le parti compte, fin 2023, moins de 7 000 adhérents[7].

Lors des élections législatives de 2023, le NSC rassemble avec 13 % des voix et remporte 20 sièges[10]. Après plusieurs mois de négociation, le parti rejoint le cabinet Schoof en coalition avec le Parti pour la liberté (PVV), le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) et le Mouvement agriculteur-citoyen (BBB)[11].

En , Pieter Omtzigt quitte la direction du parti pour des raisons de santé et est remplacé par la vice-présidente du parti Nicolien van Vroonhoven[10].

En désaccord avec ses partenaires sur la question du droit d'asile, le PVV fait chuter le gouvernement Schoof et provoque des élections anticipées en octobre 2025[12]. Le vice-Premier ministre Eddy van Hijum est choisi pour mener la liste du NSC, qui est en grande difficulté dans les sondages[11]. Lors des élections législatives d'octobre 2025, le parti perd tous ses sièges à la Seconde Chambre du Parlement néerlandais[12].

Le parti est ambigu sur son programme et son positionnement politique. Pieter Omtzigt est resté vague pendant la campagne des élections législatives de 2023 sur de nombreux sujets, dont les questions socio-économiques, le climat et l’Europe. Il n'a pas non plus exprimé sa position sur l'avortement ou l’abolition de la monarchie. Sur l'immigration, il estime que le respect des droits des migrants ne peut entraîner de difficultés pour les familles néerlandaises en quête d’un logement. Alors qu'il insiste sur sa volonté de « changer le système » et de réduire le pouvoir des « élites », son succès traduit l’insatisfaction de nombreux Néerlandais et le fort sentiment antisystème d'une partie de la population[7].

Résultats électoraux

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Élections législatives

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Année Voix % Rang Sièges Gouvernement
2023 1 343 292 12,88 4e
20  /  150
Schoof
2025 39 408 0,37 17e
0  /  150
Extra-parlementaire

Parlement européen

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Année % Rang Mandats Groupe
2024 3,75 9e
1  /  31
PPE

Notes et références

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  1. a et b (en) Laura Llach, « Everything you need to know about the Dutch general election », sur euronews, (consulté le )
  2. (en) « Europe Elects - Netherlands », sur Europe Elects
  3. (nl) « Een Nieuw Sociaal Contract: Omtzigts Belangrijkste Politieke Lessen En Aanbevelingen », sur cdja.nl,
  4. a et b (nl) « Omtzigt doet mee aan verkiezingen met eigen partij: Nieuw Sociaal Contract », sur nos.nl,
  5. « Pays-Bas : le gouvernement démissionne après un scandale sur des allocations familiales », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  6. « Le premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte, se résout à la démission, deux mois avant les législatives », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  7. a b et c « Aux Pays-Bas, l’inattendu Pieter Omtzigt sera l’arbitre du duel gauche-droite lors des élections législatives », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  8. (nl) « Pieter Omtzigt begint eigen partij en doet mee aan de verkiezingen », sur tubantia.nl,
  9. (nl) « Het verdriet van CDA’ers: Omtzigt scoort wél met hun gedachtegoed », sur trouw.nl,
  10. a et b (en) « NSC leader Pieter Omtzigt quits politics, citing toll on health », sur dutchnews.nl, (consulté le ).
  11. a et b (en) « NSC leaders considered disbanding the party », sur nltimes.nl, (consulté le ).
  12. a et b (en) Hanne Cokelaere et Eva Hartog, « Centrist D66 beats the far right to win Dutch election, national press agency announces », sur politico.eu, Politico Europe, (consulté le ).