Nous n'irons plus au bois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie. Cette page d’homonymie répertorie les différentes œuvres portant le même titre.

Nous n'irons plus au bois est une ronde enfantine française[1], créée à la Noël 1753 par Madame de Pompadour[2], pour les enfants du village voisin, après que Louis XV lui eut offert l'hôtel d'Évreux, qui deviendra le palais de l'Élysée.

Analyse[modifier | modifier le code]

La comptine pour enfants Nous n'irons plus au bois... a un sens caché et pamphlétaire qui n'est pas vraiment pour les enfants[3] : elle évoque notamment, de façon détournée, l'interdiction des maisons de prostitution pendant une partie du règne de Louis XIV. Sous l'influence de madame de Maintenon et face à une épidémie de maladies vénériennes, le roi signe l'ordonnance du 20 avril 1684 qui renforce les pouvoirs de la police et instaure le délit de prostitution. Les maisons de passe arboraient une branche de laurier au-dessus de la porte, ce qui explique le début de la chanson « Nous n'irons plus aux bois, les lauriers sont coupés »[4].

Usages[modifier | modifier le code]

Utilisations directes[modifier | modifier le code]

  • La version musicale a servi de la fin des années 1940 jusqu'en 1995, pour assurer la mise en onde des émetteurs ondes courtes de l'ORTF, (devenu Radio France Internationale en 1975). Dans le jargon des ondes courtes, on appelle ça un signal d'intervalle, qui permet aux auditeurs en recherche de fréquences de retrouver une station, la différenciant des autres, donc d'autres pays émetteurs.

Titre d’œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres éponymes[modifier | modifier le code]

Reprise de ses paroles[modifier | modifier le code]

Œuvres dérivées[modifier | modifier le code]

Elle est la chanson favorite de Claude Debussy, dans Jardins sous la pluie, du recueil de 3 pièces: Estampes, et s'est inspiré de sa mélodie pour diverses variations[8], et le troisième des Images pour orchestre, Rondes de printemps[9].

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nous n'irons plus au bois Adrienne Gallon E. Bervily, dir. », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 30 janvier 2018)
  2. Alain Rustenholz, Les traversées de Paris, Evreux, Parigramme, , 647 p. (ISBN 978-2-84096-400-1, LCCN 2006509551). p. 106
  3. https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_nous-n-irons-plus-au-bois-une-chanson-qui-est-un-appel-a-la-partouze?id=9932583 / consulté le 10 septembre 2019.
  4. Alain Baraton, L'amour au jardin, Grasset, , p. 101.
  5. « « Nous n’irons plus au bois » - Wikisource », sur fr.wikisource.org (consulté le 28 avril 2017)
  6. « Les Stalactites (Banville) - Wikisource », sur fr.wikisource.org (consulté le 28 avril 2017)
  7. L'intégrale 1969
  8. Piacom1, « Debussy "Jardins sous la pluie" from Estampes played by Sonosuke Takao », (consulté le 28 avril 2017)
  9. Gilda Tabarez, « Rondes de Printemps - Images - Debussy - Pierre Boulez », (consulté le 6 février 2017)