Noua Dreaptă

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Noua Dreaptă
Image illustrative de l'article Noua Dreaptă
Logo officiel
Présentation
Président Tudor Ionescu
Fondation 2000
Idéologie Néo-légionarisme
Néofascisme
Irrédentisme
Distributionnisme
Affiliation européenne Front national européen (jusqu'en 2009)
Couleurs Vert, noir
Site web http://nouadreapta.org

La Nouvelle Droite (en roumain : Noua Dreaptă, est un parti politique d'extrême droite, néo-fasciste[1] de Roumanie et de République de Moldavie, nationaliste et xénophobe[2]. Initialement pas une formation politique, le mouvement devient un parti politique en 2015. Il ne participe pas aux élections. Particulièrement en pointe dans la lutte contre l'homosexualité, la Nouvelle droite se réclame des idéaux de la Garde de fer et du mouvement légionnaire de la Roumanie de l'entre-deux-guerres. Le mouvement est actif en Roumanie et en Moldavie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondé en 2000, le mouvement n'a été enregistré auprès du Tribunal de Bucarest en tant que parti politique qu'à l'automne 2015[3].

Idéologie[modifier | modifier le code]

L'idéologie de la Nouvelle Droite s’inspire du « légionarisme » de la Garde de fer des années 1930 et de son leader Corneliu Zelea Codreanu[3],[4].

L'idéologie du groupe comprend le nationalisme militant et les convictions religieuses fortes chrétiennes orthodoxes. Le site Web de la Nouvelle droite indique une certaine hostilité aux minorités sexuelles, aux Roms, à l'avortement, au communisme, à la mondialisation, à l'Union européenne, à l'OTAN, aux groupes religieux autres que l'Église orthodoxe orientale, au métissage ethnique et culturel, à l'autonomie territoriale pour la minorité hongroise de Roumanie. Ils prétendent être à la fois contre le marxisme et le capitalisme, en proposant un concept de l'économie de « justice sociale », après la troisième idéologie tércieriste.

Programme[modifier | modifier le code]

Les points défendus par la Nouvelle Droite sont les suivants :

  • unification de la Roumanie et de la Moldavie, et ses membres pratiquent l'entrisme dans le mouvement unioniste ;
  • défense des droits des Roumains des départements de Harghita et Covasna, en majorité peuplés de Hongrois ; refus de l'autonomie territoriale de ces régions ;
  • défense des droits des minorités roumaines des pays voisins ;
  • éducation de la jeunesse roumaine dans un esprit nationaliste et chrétien ;
  • protection des valeurs chrétiennes de la famille et rejet de l'homosexualité ;
  • promotion des valeurs de l'orthodoxie ;
  • lutte contre l'américanisation et la mondialisation ;
  • promotion d'une « Europe des nations bâtie sur le socle commun de ses racines chrétiennes » ;
  • discours contre les Hongrois, les Roms, les minorités sexuelles et religieuses.

On peut ajouter à ce catalogue un programme social et économique dont l'ambition est de limiter les excès du capitalisme en favorisant les PME et les artisans plutôt que les grandes entreprises, en encadrant le crédit et en interdisant l'achat de terres agricoles par des entrepreneurs étrangers notamment américains, russes et chinois.

Buts et actions[modifier | modifier le code]

L'objectif politique ultime déclaré de Noua Dreaptă est de restaurer la Grande Roumanie, qui a représenté la Roumanie dans sa plus grande étendue géographique avant la Seconde Guerre mondiale. Le groupe indique également qu'il est fortement opposé aux principes de la démocratie représentative, qu'il considère comme une forme «insuffisant» du gouvernement. Certains membres sont monarchistes.

Noua Dreaptă n'est pas enregistré en tant que parti politique et ne peut donc pas se présenter aux élections. Le nombre d'adhérents n'est pas documentée, mais peut varier entre 1 000 et 2 000.

Certains membres ont également recours à la violence. Des incidents ont été signalés impliquant spécifiquement les attaques physiques par des membres du parti contre des mormons[2] et des homosexuels[5].

Entre autres actions, l'organisation tente d'attirer des partisans à travers des campagnes de publicité destinées contre ce qu'il considère comme étrangère et sans liens avec le patrimoine traditionnel roumain (et donc négatifs) des influences culturelles - telles que la Saint Valentin.

Réputation[modifier | modifier le code]

La Nouvelle Droite utilise l'imagerie associée au légionnarisme, l'idéologie de l'extrême droite nationaliste et des symboles de la Garde de fer. Le symbole du groupe est la croix celtique (habituellement tiré sur un fond vert) - n'est pas sans rappeler l'insigne de la Garde de fer.

Rassemblements politiques[modifier | modifier le code]

En mai 2006, des dizaines de membres de la Nouvelle droite ont été arrêtés par la police après avoir tenté de perturber violemment la GayPride de Bucarest. La police a également utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser contre-protestataires dirigées par des individus identifiés comme membres de la Nouvelle Droite[5].

Le 15 mars 2008, jour de la fête nationale hongroise, la Nouvelle Droite organise un rassemblement anti-hongrois à Cluj-Napoca, certains de ses membres violente alors un jeune de la minorité hongroise[6]. Deux députés de l'Union démocrate magyare de Roumanie hongrois exigent alors l'interdiction ddu mouvement parce qu'il soutient la Garde de fer.

Le parti a aussi son propre groupe de rock : Brigada de Asalt (brigade d'assault). Le groupe est connu pour diffuser des messages ultranationalistes dans ces chansons.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Deleersnijder, Démocraties en Péril: L'Europe face aux dérives du National-Populisme, Renaissance du Livre (ISBN 9782507052195, lire en ligne)
  2. a et b (en) « Country Reports on Human Rights Practices », sur U.S. Department of State,‎ (consulté le 14 décembre 2015)
  3. a et b (ro) « Partidul Noua Dreaptă, lansat ieri | », sur www.punctul.ro,‎ (consulté le 8 novembre 2015)
  4. « Roumanie : l’extrême droite dépassée », sur liberation.fr,‎
  5. a et b (ro) « Gay Parade - de la timiditate la cafteala », sur HotNewsRo,‎ (consulté le 14 décembre 2015)
  6. « Hulala - L'extrême-droite roumaine a organisé une manifestation anti-hongroise à Cluj-Napoca », sur Hulala,‎ (consulté le 14 décembre 2015)