Nostalghia

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Nostalghia
Description de cette image, également commentée ci-après
Le Bagno Vignoni, lieu important dans Nostalghia.

Titre original Ностальгия
Nostal'giya
Réalisation Andreï Tarkovski
Scénario Andreï Tarkovski
Tonino Guerra
Acteurs principaux
Sociétés de production RAI
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Genre Drame
Durée 121 minutes
Sortie 1983


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Nostalghia (en russeНостальгия) est le sixième et avant-dernier film, italo-soviétique, du réalisateur russe et soviétique Andreï Tarkovski, sorti en 1983. Il est dédié par Tarkovski à la mémoire de sa mère.

Les repérages ont été effectués en Italie en 1979 avec Tonino Guerra et ont donné lieu à un film documentaire Tempo di viaggio.

Résumé[modifier | modifier le code]

Un poète russe, Andreï Gortchakov, réalise des recherches en Italie sur compatriote compositeur, Pavel Sosnovsky, qui y a séjourné au XVIIIe siècle, et s'est suicidé à son retour en Russie. Il est accompagné dans son voyage par une jeune et belle interprète, Eugenia. Ils se rendent dans l'arrière-pays toscan, pour observer des fresques de Piero della Francesca. Le poète, à la dernière minute, refuse d'aller observer ces peintures, et seule l'interprète entre dans la crypte, y découvrant la Madonna del Parto.

De retour à leur hôtel, Dans le village de Bagno Vignoni, où se trouve un bain thermal dédié à sainte Catherine de Sienne, il fait la rencontre du vieux Domenico. L'homme est considéré comme fou car, plusieurs années auparavant, il est resté enfermé dans sa maison pendant sept ans avec sa famille, dans l'espoir de la protéger de la fin du monde.

Gortchakov, attiré par l'homme, va lui rendre visite. À l'issue d'une longue discussion, Domenico confie à Gortchakov une mission originale, consistant à accomplir à sa place un rite salvateur : traverser avec une bougie allumée le bain thermal de Bagno Vignoni. Domenico n'a jamais réussi à faire cette traversée, toujours empêché par d'autres personnes.

Détail de la Madonna del Parto, Piero della Francesca (XVe siècle).

Domenico part ensuite pour Rome où, sur la place du Capitole, il prononce un long discours devant un auditoire de « fous », juché sur la statue équestre de Marc Aurèle ; au terme de son discours, il s'immole par le feu.

Gortchakov, après être passé dans l'église en ruine de l'abbaye de San Galgano, va remplir la mission qui lui a été confiée par Domenico. Lorsque, après deux tentatives infructueuses, il parvient finalement à atteindre le côté opposé du bain et à poser la bougie allumée, il est frappé par une crise cardiaque.

Le film est par ailleurs ponctué par des séquences de rêves, et des réminiscences du passé du poète. Ces séquences oniriques sont tournées en noir et blanc.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Le doublage en russe a été assuré par Alexandre Gordon.

Distribution[modifier | modifier le code]

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

L'intérieur de l'abbaye de San Galgano est utilisé pour composer le plan final du film.

Le film montre plusieurs lieux toscans (par exemple Val d'Orcia) et romains. Une recherche menée aux mois d'octobre et novembre 2015 dans la région où le film a été tourné en 1982 a permis d'identifier tous les lieux de tournage[2].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Un extrait du film est visible dans le jeu vidéo The Witness, de Jonathan Blow, sorti en 2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice de titre conventionnel sur le catalogue général de la BnF.
  2. Voir la documentation photographique sur people.ucalgary.ca.
  3. La première scène est censée se passer dans l'église Santa Maria di Momentana, à Monterchi, qui abritait la fresque de la Madona del Parto de Piero della Francesca. Il s'agit d'une reconstitution dans un autre lieu, l'église originelle ayant été détruite en 1785 et la fresque se trouvant aujourd'hui au musée qui lui est dédié à Monterchi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • William Karl Guerin, « Nostalghia. Une esthétique de la mise à plat », Cinéma Quatre-Vingt-Cinq, n° 319-320, Fédération française des ciné-clubs (FFCC), Paris, juillet-, p. 23-24 (ISSN 0045-6926)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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