Norman Manley

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Norman Manley
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
KingstonVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
National Heroes Park (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Norman Washington ManleyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Edna Manley (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Douglas Manley (en)
Michael ManleyVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Membre de
Arme
Distinctions

Norman Washington Manley (, Roxborough-, Kingston) est un avocat et homme politique jamaïcain, chef du gouvernement de la Jamaïque de 1955 à 1962.

Biographie[modifier | modifier le code]

Norman Washington Manley est né de parents métis à Roxborough, dans la paroisse de Manchester, en Jamaïque le . Son père, Thomas Albert Samuel Manley était un petit homme d'affaires et sa mère, Margaret Shearer, était la fille d'une métisse et son mari irlandais, éleveur[1]. Il commence des études primaires puis secondaires brillantes qui lui permettent d'obtenir la seule Bourse Rhodes pour la Jamaïque de l'année 1914[2] et part étudier le Droit au Jesus College de l'Université d'Oxford[1]. Cependant la guerre interrompt ses études, car il s'engage dans la British Army avec son frère Roy et participe à la Bataille de la Somme puis à la Bataille de Passchendaele, grâce à ses exploits sur le champ de bataille, il est décoré de la Médaille militaire[3]. Il reprend ses études après-guerre et étudie le droit à Gray's Inn pour intégrer le barreau en 1921. La même année, il se marie avec sa cousine Edna Swithenbank[1] et retourne en Jamaïque.

Dans les années 30, alors que la Jamaïque traverse une grave crise économique et que les mouvements ouvriers subissent une vague de répression du pouvoir colonial britannique, Manley se range peu à peu de leur côté comme avocat et avec son cousin Alexander Bustamante devient une des figure du mouvement[4]. Il fonde avec lui le Parti national du peuple (PNP) le [1] qui en plus de la défense des travailleurs, milite aussi pour l'instauration du suffrage universel au sein de la colonie. Norman Malney dirige aussi le Bustamante Industrial Trade Union (en) pendant l'emprisonnement de son fondateur de 1940 à 1943, mais dès la sortie de prison de ce dernier, la rupture a lieu entre les deux leaders. Manley et le PNP créent alors le Trade Union Congress (Jamaica) (en).

En 1944, ont lieu les premières élections au suffrage universel en Jamaïque et le PNP remporte cinq siège sur trente-deux, Norman Manley est lui même élu. À la Chambre des représentants, il est un partisan de la création de la Fédération des Indes occidentales[5] à laquelle s'oppose Alexander Bustamante, majoritaire à la Chambre. Lors des élections de 1949, le PNP est majoritaire en voix,mais le découpage électoral fait que le JLP de Bustamante reste majoritaire. En 1953, le poste de Chief Minister of Jamaica est créé et c'est Bustamante qui est le premier titulaire du poste.

En 1955, le PNP remporte les élections avec dix-huit sièges sur trente-deux et Manley devient alors Chief Minister of Jamaica. Pendant son gouvernement, Manley met l'accent sur l'agriculture, l'éducation et l'industrie. Il est aussi un ardent défenseur de la Fédération des Indes occidentales, créée en 1958, mais lorsque Alexander Bustamante déclare que le Parti travailliste de Jamaïque (JLP), sortirait la Jamaïque de la Fédération, Norman Manley, appele référendum, sans précédent en Jamaïque, pour laisser le peuple décider[5]. En 1959, le PNP atteint l'un de ses principaux objectifs, celui de l'autonomie gouvernementale. Le gouvernement jamaïcain devient responsable des affaires intérieures du pays et Manley devient le premier Premier of Jamaica[1]. Le référendum sur la dissolution de la Fédération a lieu en septembre 1961 et c'est l'option scissionniste qui l'emporte. Manley convoque alors des élections générales pour l'année 1962. Le PNP perd ses élections avec dix-neuf sièges, contre vingt-six pour le JLP. Manley redevient le Leader of the Opposition face à Bustamante, poste qu'il occupe jusqu'en 1969 où il doit se retirer pour raisons de santé. Il meurt le , son fils Michael Manley le remplace à la tête du PNP.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (en) « The Rt. Hon. Norman Washington Manley (1893 - 1969) », sur https://nlj.gov.jm (consulté le 26 juillet 2019).
  2. (en) « Register of Jamaican Rhodes Scholars », sur http://www.rhodes-caribbean.com (consulté le 26 juillet 2019).
  3. (en) Lance Neita, « The war years and Norman Manley », The Jamaica Observer,‎ (lire en ligne, consulté le 26 juillet 2019).
  4. (en) Colin A. Palmer, Freedom's Children : The 1938 Labor Rebellion and the Birth of Modern Jamaica, Chapel Hill, University of North Carolina Press, , 432 p. (ISBN 9781469611693).
  5. a et b (en) « Norman Washington Manley-Jamaican National Hero », sur https://jis.gov.jm (consulté le 6 août 2019).