Nonards

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Nonards
Nonards
L'église Saint-Martin.
Blason de Nonards
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Brive-la-Gaillarde
Intercommunalité Communauté de communes Midi Corrézien
Maire
Mandat
Daniel Roche
2020-2026
Code postal 19120
Code commune 19152
Démographie
Gentilé Nonardais, Nonardaises
Population
municipale
441 hab. (2018 en diminution de 6,96 % par rapport à 2013)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 33″ nord, 1° 47′ 45″ est
Altitude Min. 152 m
Max. 451 m
Superficie 11,10 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Biars-sur-Cère - Saint-Céré
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Midi corrézien
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Nonards

Nonards (Nonard en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine, en zone de dialecte occitan languedocien.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Nonards, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Dans sa cuvette le lac asséché, la plaine de Nonards jouit d'un sol et d'une exposition privilégiés. Antichambre du pays de Beaulieu, elle s'ouvre au sud sur la Dordogne assagie, quittant ses turbulences montagneuses et hydroélectriques. Côté nord, elle se carre à l'abri du socle granitique que fend pour la desservir la route descendant de Tudeils et, plus haut, des Quatre-Routes d'Albussac.

À quelques coteaux près, qui culminent à 450 mètres d'altitude du côté de Rabiat, la commune de Nonards s'inscrit aux dimensions de la vallée qu'arrosent la Ménoire et son affluent le Céroux.

Si la mairie de Nonards, en bord de route et au cœur de l'agglomération active, est posée à quelque 180 mètres d'altitude, l'église se trouve étagée 50 mètres plus haut, entre les maisons pelotonnées du village traditionnel.

Localisation[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 12,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 10,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 041 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Beaulieu S/dor. », sur la commune de Beaulieu-sur-Dordogne, mise en service en 1952[7] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13 °C et la hauteur de précipitations de 1 145,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Brive », sur la commune de Brive-la-Gaillarde, mise en service en 1987 et à 25 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 12,7 °C pour la période 1971-2000[11], à 12,7 °C pour 1981-2010[12], puis à 13,0 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Nonards est une commune rurale[Note 4],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Biars-sur-Cère - Saint-Céré, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 49 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (61,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36,9 %), prairies (28,6 %), zones agricoles hétérogènes (27,4 %), cultures permanentes (7,1 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église possède un clocher-mur percé de quatre baies et d’un campanile érigé à part de l'église, à quelques mètres de l'abside. Elle appartenait à l'abbaye de Solignac (Haute-Vienne) lorsqu'en 765, elle fut pillée par le roi de France Pépin-le-Bref, lequel venait de ravager le château du Puy-d'Arnac.

Passée à l'abbaye de Beaulieu en 859, cette église s'acquit une notoriété qui, passée à la postérité, est arrivée jusqu'à nous. Pour les soustraire aux Normands qui dévastaient leurs cloîtres, les moines de Solignac avaient entrepris de transférer à l'archiprêtré de Brivezac les reliques de sainte Fauste d'Aquitaine dont ils avaient reçu la garde.

Parvenus à Nonards, bien que près de leur but, ils décidèrent de s'y reposer. Alertés, les religieux de Brivezac vinrent en procession rejoindre le précieux convoi, avec flambeaux et encensoirs. Ce fut là que se produisit le miracle. La chronique raconte que le temps obscur devint serein et que, surtout, les chandelles éteintes portées en procession s'allumèrent d'elles-mêmes, hors de tout souffle de vent qui aurait pu les éteindre.

Placée sous le patronage initial de saint Martin de Tours, l'église de Nonards se réclame aussi de saint Cloud. Honoré, invoqué pour la guérison de certaines maladies, ce dernier est encore porté en procession jusqu'à la fontaine de son nom, chaque fin août et par les conscrits de l'année.

La fontaine Saint-Cloud garde des adeptes sur la région, qui viennent lui puiser de l'eau. À l'autre bout de la commune, en terrain calcaire, la Font-du-Drac n'a plus guère de raison d'être que celle de signaler son endroit. Il est vrai que le Drac, cette créature de l'enfer qui tourmenta nos anciens, n'a plus besoin d'absolutions : il semble définitivement disparu de nos campagnes.

Sur la berge gauche de la Ménoire, le château d'Arnac (on dit aussi le moulin d'Arnac) daterait du XVe siècle.

Il dut avoir pour premiers propriétaires et seigneurs les Asnac ou Arnac, dont il a gardé le nom. Cette famille, qui occupa d'abord le manoir perché sur la colline escarpée de Puy-d'Arnac, avait dû descendre s'implanter dans la riante plaine. Elle en disparut en 1434 pour faire place aux Cornil. Ensuite, la propriété passa par mariages aux familles d'Hautefort, Ferrières de Sauveboeuf, avant d'être vendue en 1790 à M. Auguié (de Lascans), munitionnaire général des vivres de l'armée, beau-père du maréchal Ney ; ce dernier vendit en 1798 à Alexis de Planchard de Cussac, maire de Nonards (1800) et conseiller général de la Corrèze (1807), qui revendit en 1813 à M. Clare de Peyrissac. Acheté en 1875 par M. Brunie, il appartint ensuite à M. Campbell, avant de changer à nouveau de propriétaire.

La renommée locale du château provient du bref séjour qu'y aurait fait l'infortuné maréchal, pourchassé par la police de Louis XVIII après les Cent-Jours.

Le principal village de la commune est la Garnie. Ce village possède un petit sanctuaire dédié à saint Roch, sans doute en souvenir des pestes qui sévirent sur la contrée, peut-être à la suite de celle du XVIIe siècle.

À la Révolution cette chapelle fut utilisée comme prison pour les suspects en instance de transfert à Brive ou à Tulle. L'histoire locale rapporte que, le 7 prairial an XII, Marie Bordes, fille majeure, fit l'acquisition de la chapelle de Saint-Roch et s'en dessaisit aussitôt en faveur des villages de la Garnie, du Bouix et du Chauze « pour la célébration du culte catholique ainsi qu'ils adviseraient. » Cette chapelle menaçait de tomber en décrépitude mais fut restaurée par les habitants du village[20].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Nonards Blason
Parti, au 1er, de gueules au chevron accompagné en chef de deux cœurs et en pointe d'un croissant le tout d'argent, au 2d, de gueules à la bande d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Jean Laffaire PCF  
mars 2001 mars 2014[21] Jean-Marie Roume PCF  
mars 2014 mai 2020 Suzanne Meunier PCF Retraitée de l'enseignement
mars 2020 en cours Daniel Roche [22]   Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[24]. En 2018, la commune comptait 441 habitants[Note 6], en diminution de 6,96 % par rapport à 2013 (Corrèze : −0,08 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9719741 0851 0331 3621 2161 2201 2251 256
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2321 1301 1581 0621 0771 0221 0031 011912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
902861810724687638625589533
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
472434363359353334392460454
2018 - - - - - - - -
441--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Beaulieu S/dor. - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Nonards et Beaulieu-sur-Dordogne », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Beaulieu S/dor. - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Nonards et Brive-la-Gaillarde », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Brive - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Brive - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Brive - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. Simon Louradour Article tiré de "La Montagne" Février 1993
  21. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  22. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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