Non-hétérosexuel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Les familles LGBT comme celle-ci dans une marche des fiertés de 2007 sont appelé non-hétérosexuel par les chercheurs[1].

Non-hétérosexuel est une orientation sexuelle ou identité sexuelle qui n'est pas hétérosexuel[2],[3]. Ce terme défini le « concept de ce qui est la norme et la façon dont un groupe est différent de cette norme »[4]. Non-hétérosexuel est utilisé dans les études de genre et féministes ainsi que dans la littérature académique pour aider à différencier les identités sexuelles, avec une compréhension variable des implications de ces identités sexuelles[5],[6],[7],[8]. Le terme est similaire à queer, mais politiquement moins chargé et plus clinique; être queer se réfère généralement à être non-normatif et non-hétérosexuel[9],[10],[11],[12],[13]. Certains disent que non-hétérosexuel est le seul terme utile pour le maintien de la cohérence dans la recherche, et suggèrent qu'il « met en évidence une lacune dans notre langue autour de l'identité sexuelle » ; par exemple, son utilisation peut permettre l'occultation de la bisexualité[14].

Contexte[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnes homosexuelles, lesbiennes et bisexuelles sont nées dans un environnement culturel et religieux qui stigmatise, réprime ou juge négativement tout type de sexualité qui diffère de l'orientation hétérosexuelle[15],[16]. En outre, la majorité des hétérosexuels voient encore les actes non-hétérosexuels comme tabous et désirs sexuels non-conventionnels sont généralement cachés ou masqués de diverses manières[7]. Non-hétérosexuel est plus inclusif envers les personnes qui non seulement s'identifient comme autre que hétérosexuelle mais aussi comme autre que gay, lesbienne et bisexuel[17]. Quelques exemples communs : Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, Femmes ayant des rapports sexuels avec des femmes, la bicuriosité ou encore le questionnement[8],[18],[19],[9]. Par exemple, jusqu'en 1973, l'American Psychological Association attribuait l'homosexualité comme une maladie mentale, et il a encore une connotation négative[20].

Usage[modifier | modifier le code]

Non-hétérosexuel se trouve principalement dans les environnements de recherche, et peut-être utilisé comme un moyen d'éviter des termes jugés politiquement incorrect comme lesbienne,gouine, gay, bisexuel, etc. que les lesbiennes, gays, et bisexuels utilisent comme auto-descripteurs[16],[21],[22]. Par exemple, l'échelle de Kinsey peut être divisé entre ceux exclusivement hétérosexuel, et toutes les autres[23]. Le terme a pris plus d’ampleur dans le domaine universitaire dans les années 1980 et une place plus importante dans les années 1990 avec de grandes études d'identités de jeunes non-hétérosexuels et un plus petit nombre d'études portant spécifiquement sur les étudiants non-hétérosexuels[24]. Non-hétérosexuel est également utilisé pour englober les personnes transgenres et intersexuées[16],[25],[26].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Christian Klesse, The Spectre of Promiscuity: Gay Male and Bisexual Non-Monogamies and Polyamories, Ashgate Publishing, Ltd., (ISBN 0-7546-4906-7, lire en ligne)
  2. Patrick Dilley, Queer Man on Campus: A History of Non-Heterosexual College Men 1945-2000, Routledge, , 4–16 p. (ISBN 0-415-93337-4, lire en ligne)
  3. Hilary Hinds, Ann Phoenix et Jackie Stacey, Working Out: New Directions For Women's Studies, Routledge, , 85–95 p. (ISBN 0-7507-0043-2, lire en ligne)
  4. Richard A Jr Stevens, « Queer Man on Campus: A History of Non-Heterosexual College Men, 1945-2000 », Journal of College Student Development, may–june 2005 (consulté le 24 juillet 2008)
  5. Alison M. Jaggar, Living with Contradictions: Controversies in Feminist Social Ethics, Westview Press, , 499–502 p. (ISBN 0-8133-1776-2, lire en ligne)
  6. Sally Munt, Butch/femme: Inside Lesbian Gender, Continuum International Publishing Group, , 93–100, 226, 228 p. (ISBN 0-304-33959-8, lire en ligne)
  7. a et b Ernest Mathijs et Janet Jones, Big Brother International: Format, Critics and Publics, Wallflower Press, , 1945–55 p. (ISBN 1-904764-18-5, lire en ligne)
  8. a et b Yvonne Jewkes, Dot.Cons: Crime, Deviance and Identity on the Internet, Willan Publishing, , 59–65 p. (ISBN 1-84392-000-X, lire en ligne)
  9. a et b Jeffrey Weeks, Brian Heaphy et Catherine Donovan, Same Sex Intimacies: Families of Choice and Other Life Experiments, Routledge, , viii p. (ISBN 0-415-25477-9, lire en ligne)
  10. Victor E. Taylor et Charles E. Winquist, Encyclopedia of Postmodernism, Taylor & Francis, , 327 p. (ISBN 0-415-15294-1, lire en ligne)
  11. Chris Beasley et Charles E. Winquist, Gender & Sexuality: Critical Theories, Critical Thinkers, Sage Publications Inc, , 161 p. (ISBN 0-7619-6979-9, lire en ligne)
  12. Andrew K.T. Yip, « Queering Religious Texts: An Exploration of British Non-heterosexual Christians’ and Muslims’ Strategy of Constructing Sexuality-affirming Hermeneutics » [archive du ], Nottingham Trent University, (consulté le 24 juillet 2008)
  13. Kath Browne, « Negotiations and Fieldworkings: Friendship and Feminist Research », University of Brighton, (consulté le 24 juillet 2008)
  14. Blaise Astra Parker, « Queer Theory Goes To College », Journal of Sex Research, (consulté le 24 juillet 2008)
  15. Marcella Althaus-Reid, Ann Phoenix et Jackie Stacey, Liberation Theology and Sexuality, Ashgate Publishing, Ltd., , 10–16 p. (ISBN 0-7546-5080-4, lire en ligne)
  16. a, b et c Ken Gelder et Sarah Thornton, The Subcultures Reader, Routledge, , 421–9 p. (ISBN 0-415-34416-6, lire en ligne)
  17. Travis K. Svensson et Charles E. Winquist, A Bioethical Analysis of Sexual Reorientation Interventions: The Ethics of Conversion Therapy, Sage Publications Inc, , 23 p. (ISBN 1-58112-415-5, lire en ligne)
  18. Sherry Joseph, Social Work Practice and Men who Have Sex with Men, Sage Publications Inc, , 27 p. (ISBN 0-7619-3352-2, lire en ligne)
  19. Thomas P. Gullotta et Martin Bloom, Encyclopedia of Primary Prevention and Health Promotion, Springer, (ISBN 0-306-47296-1, lire en ligne)
  20. Jim Gaddy, Spectrum trains members to educate students: Group to host sexual identity discussions, The Daily Reveille, (ISBN 0-306-47296-1, lire en ligne)
  21. Jean K. Quam et Sarah Thornton, Social Services for Senior Gay Men and Lesbians, Haworth Press, , 11–40, 93, 113 p. (ISBN 1-56024-808-4, lire en ligne)
  22. Karen Clarke, Tony Maltby et Patricia Kennett, Social Policy Review 19: Analysis and Debate in Social Policy, 2007, The Policy Press, , 145 p. (ISBN 1-86134-941-6, lire en ligne)
  23. Belinda Brooks-Gordon, Andrew Bainham et Loraine Gelsthorpe, Sexuality Repositioned: Diversity and the Law, Hart Publishing, , 164 p. (ISBN 1-84113-489-9, lire en ligne)
  24. Patrick Dilley, « Which way out? A typology of non-heterosexual male collegiate identities. », Journal of Higher Education, (consulté le 24 juillet 2008)
  25. Sally Hines, Catherine Jones Finer et Bob Matthews, Transforming Gender: Transgender Practices of Identity, Intimacy and Care, The Policy Press, , 32–41, 103–115 p. (ISBN 1-86134-916-5, lire en ligne)
  26. David A. B. Murray, Anthropologica: Who Is Takatapui? Maori Language, Sexuality and Identity in Aotearoa/New Zealand, Canadian Anthropology Society, , 233–245 p. (ISSN 0003-5459, lire en ligne)