Nombre de la Bête

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Papyrus 115 du IVe siècle. La flèche rouge indique ΧΙΣ (616), le nombre de la Bête.

Le nombre de la Bête ou chiffre de la Bête[1] est contenu dans l'Apocalypse de Jean de Patmos, au chapitre 13, verset 18.

Ce nombre est généralement présenté comme « six cent soixante-six » ou, en chiffres arabes, « 666 », quoique certains manuscrits comportent le nombre « 616 » ou encore « 665 » ainsi qu'en témoignent les débats qui opposent les commentateurs dès les premiers siècles du christianisme.

Cette « marque », relevant de la spéculation littéraire chiffrée, commune chez les auteurs d'apocalypses, doit permettre d'identifier la Bête de l'Apocalypse — sans qu'il soit précisé laquelle — dans une symbolique, déjà présente dans le Livre de Daniel, qui représente un pouvoir politique. Ce nombre de la Bête a donné lieu par la suite à nombre d'interprétations — souvent à fin de polémiques — à travers les siècles.

Le texte de l'Apocalypse[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Apocalypse et Bête de l'Apocalypse.
The Number of the Beast is 666 par William Blake, musée Rosenbach, Philadelphie.

À l'instar d'un usage répandu dans la littérature apocalyptique, l'Apocalypse de Jean utilise de nombreux symboles et images, s'exprimant notamment à travers une abondante symbolique numérique[2]. Ainsi, le nombre sept - qui marque la perfection[3] - apparait près de 55 fois dans le texte, le nombre quatre - qui symbolise la complétude ou l'universalité - apparait 29 fois, et des nombres ou expressions comme 12, 24, 1000, « 42 mois », « 1260 jours », ... apparaissent à plusieurs reprises[4]. Un nombre est associé à la Bête qui, lui, n'apparaît qu'une seule fois.

L'indication du nombre[modifier | modifier le code]

Les versets de l'Apocalypse de Jean concernant la Bête et son nombre figurent dans le chapitre 13, versets 11-18. Les versets 17 et 18, en grec ancien, sont les suivants :

« 17 καὶ ἵνα μή τις δύνηται ἀγοράσαι ἢ πωλῆσαι εἰ μὴ ὁ ἔχων τὸ χάραγμα, τὸ ὄνομα τοῦ θηρίου ἢ τὸν ἀριθμὸν τοῦ ὀνόματος αὐτοῦ. 18 ὧδε ἡ σοφία ἐστίν· ὁ ἔχων νοῦν ψηφισάτω τὸν ἀριθμὸν τοῦ θηρίου, ἀριθμὸς γὰρ ἀνθρώπου ἐστίν· καὶ ὁ ἀριθμὸς αὐτοῦ ἑξακόσιοι ἑξήκοντα ἕξ[5]. »

La Traduction œcuménique de la Bible donne pour les versets 15 à 18 :

« Il lui fut donné d'animer l'image de la bête, de sorte qu'elle ait même la parole et fasse mettre à mort quiconque n'adorerait pas l'image de la bête. À tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, elle impose une marque sur la main droite ou sur le front. Et nul ne pourra acheter ou vendre, s'il ne porte la marque, le nom de la bête ou le chiffre de son nom. C'est le moment d'avoir du discernement : celui qui a de l'intelligence, qu'il interprète le chiffre de la bête, car c'est un chiffre d'homme : et son chiffre est six cent soixante-six. »

La traduction de Louis Segond, en 1910, est la suivante (13:15-18)[6] :

« Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. »

La traduction de la Bible du semeur[7] donne pour les versets 17-18 :

« Et personne ne pouvait acheter ou vendre sans porter ce signe : soit le nom de la bête, soit le nombre correspondant à son nom. C'est ici qu'il faut de la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence déchiffre le nombre de la bête. Ce nombre représente le nom d'un homme[8], c'est : six cent soixante-six[9]. »

Différentes écritures[modifier | modifier le code]

Le nombre associé à la Bête est écrit de différentes façons suivant les manuscrits. Dans les manuscrits grecs, le nombre « ἑξακόσιοι ἑξήκοντα ἕξ » est souvent rendu dans la forme numérique « χξς ». Un fragment provenant du site Oxyrhynchus donne, par exemple, une version différente : « 616 »[10], écrit « χις » dont les attestations sont plus anciennes que « 666 » et qui semble avoir été largement répandue[11] et pourrait avoir été progressivement remplacé par le triple 6 plus « percutant »[12]. Dans certains manuscrits ou commentaires antiques, on trouve également « 665 »[13] et, dans des versions latines plus tardives, on trouve également « 617 », « 646 » ou encore, chez Césaire d'Arles, « 690 »[14].

Les débats sur la validité et l'interprétation à donner à ces nombres apparaît dès les premiers siècles du christianisme : Irénée de Lyon défend « 666 » - tout en lui donnant plusieurs interprétations possibles[15] qu'il se garde de trancher[16] - contre les autres options, ou encore le traité De monogramma XPI attribué à Jérôme de Stridon récuse les interprétations isopséphiques[17].

Autres occurrences bibliques de ce nombre[modifier | modifier le code]

Il n'y a que deux occurrences de ce nombre dans les textes de l'Ancien Testament :

Analyse historique[modifier | modifier le code]

La marque de la Bête relève de la spéculation littéraire chiffrée, commune chez les auteurs d'apocalypses, doit permettre d'identifier la Bête de l'Apocalypse — sans qu'il soit précisé laquelle — dans une symbolique qui représente un pouvoir politique, déjà présente dans le Livre de Daniel[20].

L'identification de la Bête par son chiffre est généralement interprétée soit pas la symbolique des nombres, soit des explications algébriques et, le plus souvent, par la guématria[3]. Dans l'isopséphie grecque et la guématria hébraïque, chaque lettre a une valeur numérique suivant son rang dans l'alphabet, et le chiffre d'un nom est le total de ses lettres[21], une approche dont Juifs comme Gréco-Latins sont familiers[22].

De nombreux calculs, toujours aléatoires, ont été faits à partir de ce chiffre pour tenter d'en découvrir le sens[23], proposant plusieurs identifications de la Bête dans des débats qui ne pourront en définitive pas être tranchés, ce qui est probablement l'intention de l'auteur[24] d'un ouvrage relevant de l'apocalyptique[25].

Néron et le pouvoir impérial[modifier | modifier le code]

Buste de Néron aux musées du Capitole, à Rome.

L'Apocalypse, composée au Ier siècle sous le règne de Domitien, est rédigée par Jean le visionnaire[26] qui est très tôt identifié par la tradition à l'apôtre et évangéliste Jean bien que la valeur historique de cette tradition soit douteuse. Néanmoins, il semble que ce soit bien le pouvoir impérial que le rédacteur du texte met en cause.

Jean le visionnaire traite de cet affrontement en reprenant la forme du Livre de Daniel et présente une première bête polymorphe — reprenant l'intégralité du bestiaire présenté par Daniel — qui monte de la mer et représente le pouvoir impérial dans le cadre de la fin de l'histoire. Dans ce cadre, c'est le suicide de Néron qui semble évoqué quand la bête a la gorge coupée[27].

Si l'on translittère la forme grecque « Caesar-Neron » en hébreu (קסר נרון)[28], suivant la guématria, la valeur numérique de l'addition de l'ensemble des lettres donne 666[29] ; si on translittère le surnom « Caesar-Nero » du latin à l'hébreu (קסר נרו), cela donne 616[30].

L'évocation de l'empereur semble renforcée par le nombre 666 qui révèle, suivant la guématria en hébreu ou l'isopséphisme en grec, le nom de « César-Néron », dans un nombre qui, par opposition au chiffre 7 qui symbolise la perfection, symbolise l'imperfection suprême[31].

La seconde bête qui vient bientôt agir pour le compte de la première symbolise l'entourage de Néron, peut-être, ainsi que le propose Marie-Françoise Baslez, un astrologue de Néron, Tibérius Claudius Balbillius, qui a possiblement été en contact avec des chrétiens à Rome et qui peut incarner le faux prophète et le thaumaturge qu'évoque le texte[32].

Nombre de spécialistes [33] s'accordent sur le fait que l'auteur de l'Apocalypse désigne vraisemblablement Néron — qui ne doit pas être réduit à l'image d'histrion véhiculé par sa légende romaine — dont le retour, suivant les oracles sibyllins évoquant un Néron redivivus (« ressuscité »), est annonciateur de la guerre eschatologique qui précède l'établissement de la paix universelle[34]. Ce « retour » de Néron laisse envisager à certains chercheurs que le nombre de la bête puisse désigner l'empereur Domitien, contemporain de la rédaction de l'Apocalypse de Jean[35]. Mais les approches guématriques ont également servi à identifier la bête à d'autres empereurs, suivant la forme de leur nom : Gaius (Caligula)[36], Nerva ou encore Trajan[37].

Lecture par isopséphie réduite[modifier | modifier le code]

Selon l'encyclopédie Pauly-Wissowa, de 1918, le procédé de l'isopséphie « réduite » (ou du nombre pythmèn) était bien connu à l'époque de la rédaction de l'Apocalypse : les trois noms Néron Claude Auguste (ΝΕΡΩΝ ΚΛΑΥΔΙΟΣ ΣΕΒΑΣΤΟΣ), abondamment attestés par la numismatique de l'empereur, ont la valeur 666 sur la base suivante: ΝΕΡΩΝ = 1005 = 6, ΚΛΑΥΔΙΟΣ = 735 = 6, ΣΕΒΑΣΤΟΣ = 978 = 6.

On a remarqué en outre que d'autres noms ou titres de l'empereur avaient cette valeur en grec: ΑΥΓΟΥΣΤΟΣ (1644 = 6), transcription grecque du titre latin Augustus (en grec normalement sebastos), ΛΕΥΚΙΟΣ (735 = 6) et ΔΟΜΕΤΙΟΣ (699 = 6), forme grecque de ses deux noms avant son accession au trône impérial[38]. Suétone, au chapitre 39 de sa Vie de Néron[39], rappelle précisément qu'il était l'objet de nombreuses moqueries, où l'on retrouve dans un cas au moins, le procédé isopséphique :

« (2) Au milieu de ces désastres, ce qui étonne, ce qu'on ne saurait trop remarquer, c'est que Néron ne supporta rien avec plus de patience que les satires et les injures, et que jamais il ne montra plus de douceur qu'envers ceux qui le déchiraient dans leurs discours ou dans leurs vers. (3) On afficha ou l'on répandit contre lui beaucoup d'épigrammes grecques et latines telles que celles-ci […] Neron idian metera apekteine[40]. »

Autres lectures[modifier | modifier le code]

Georges Ifrah voit dans le verset 18 « une allusion à la pratique d'une isopséphie » tout en remarquant que le texte n'indique pas à quel système se réfère l'auteur de l'Apocalypse, et étudie les spéculations des mystiques chrétiens à ce propos[41].

Partant de l'idée que 666 représentait « le nombre d'un homme bien déterminé[42] », on a en effet interprété la valeur numérique des lettres correspondantes en hébreu, en grec ou en latin. L'une de ces hypothèses concerne l'empereur Néron[43] car la valeur numérique de son nom, si on lui adjoint son titre de « César », est de 666 dans le système hébraïque : קסר נרון QSAR NERON = 100 + 60 + 200 + 50 + 200 + 6 + 50 = 666[42]. Une autre théorie suppose un lien avec l'empereur Dioclétien (Diocles Augustus en latin), en ne prenant en compte que les lettres latines ayant valeur de chiffre : DIoCLes aVgVstVs, ce qui donne 500 + 1 + 100 + 50 + 5 + 5 + 5 = 666[42].

Par ailleurs, si l'on considère que le verset de l'Apocalypse désigne plutôt « le nombre d'un type d'homme bien déterminé », on peut penser au mot grec qui signifie « le Romain », c'est-à-dire ΛΑΤΕΙΝΟΣ (Lateinos), soit, selon la numération grecque, 30 + 1 + 300 + 5 + 10 + 50 + 70 + 200 = 666[42].

Les guerres de Religion[modifier | modifier le code]

Lors des guerres de Religion, catholiques et protestants utilisèrent le nombre de la Bête, les uns comme les autres, pour s'accuser mutuellement d'incarner l'Antéchrist. Un certain Petrus Bungus, catholique, s'efforça de démontrer que 666 était synonyme de Luther selon l'alphabet numéral latin : LVTHERNVC = 30 + 200 + 100 + 8 + 5 + 80 + 40 + 200 + 3 = 666[42]. En sens inverse, les réformés assimilèrent le pape, c'est-à-dire le « vicaire du Fils de Dieu » (Vicarius Filii Dei), au nombre de la Bête, selon le calcul suivant : VICarIUs fILII DeI = 5 + 1 + 100 + 1 + 5 + 1 + 50 + 1 + 1 + 500 + 1 = 666[42]. En 1520, le pasteur Stifel entendit démontrer par le même procédé que le pape Léon X était l'Antéchrist[44].

Au Moyen Âge, Mahomet fut identifié à l'Antéchrist par des chrétiens, notamment par le pape Innocent III. Comme son nom peut se dire « Maometis » ou « Moametis » en grec, le calcul fut le suivant : MAOMETIS = 40 + 1 + 70 + 40 + 5 + 300 + 10 + 200 = 666[45]. Cette interprétation eut cours au moins jusqu'au XIXe siècle[46].

Textes anciens[modifier | modifier le code]

Irénée de Lyon[modifier | modifier le code]

Dans la seconde moitié du IIe siècle, dans son traité Contre les hérésies, le millénariste Irénée de Lyon, qui professe une autorité absolue des Écritures, évoque le chiffre de la bête à plusieurs reprises dans son livre V, Ch. 29, 2. Irénée a connu dans certains manuscrits la variante 616. Mais il en parle avec blâme, disant qu'elle est minoritaire, qu'elle ne remonterait pas à Jean l'évangéliste et que c'est probablement une erreur de scribe[47].

616 et le traité De Monogramma Christi[modifier | modifier le code]

On considère parfois que le chiffre 616 évoque le nom de César-Dieu, selon l'équivalence des lettres grecques[1]. C'est sans compter sur le traité De Monogramma Christi[48] attribué à Jérôme de Stridon :

Dans cet opuscule, six cent seize (616, écrit χιϛ) serait le nom usurpé par l'Antéchrist du verset 18 dans le chapitre 13 de l'Apocalypse (usurpat). Par isopséphie réduite, 616 donne 13 et 13 qui est le chiffre du Dieu Un (hébreu אחד), que l'on retrouve dans l'épigraphie (grecque) chrétienne sous la forme ΧΜΓ (643, équivalant à 13 par isopséphie réduite), le ח hébreu ayant la forme approximative d'un Μ en palmyrénien (écriture araméenne de Palmyre).

Ce sigle est parfois lu comme un acrostiche pour « Christ-Michaël-Gabriel », mais l'hypothèse de son équivalence avec le terme hébreu repose sur une attestation assez explicite[49]. Il est possible que cette équivalence explique la variante 616 au lieu de 666.

Œuvres littéraires et artistiques[modifier | modifier le code]

Le chiffre de la bête sur la quatrième pièce de la tenture de l'Apocalypse exposée à Angers.

Coïncidences mathématiques[modifier | modifier le code]

Du fait de l'intérêt qu'il suscite, des coïncidences mathématiques impliquant le nombre de la bête ont été mises en évidence[50]. On peut par exemple citer :

est le nombre d'or[51].

Divers[modifier | modifier le code]

Ce nombre a servi à beaucoup d'interprétations fantaisistes, permettant de suggérer à volonté qu'il désignait Napoléon Bonaparte, démonstration que Tolstoï parodie dans son ouvrage Guerre et Paix[52], ou toute autre personne sur laquelle on désirait jeter le discrédit.

On a ainsi pu relever que le chiffre 666 se retrouvait sur les codes barres des articles vendus en magasin. En effet, ce dernier est structuré en code binaire (suite de 0 et de 1) et l'on peut remarquer que les trois barres (une en début de code, une au milieu et une à la fin) structurant le code barre de l'article en question, une fois traduite du binaire au décimal, donne un « 6 »[53].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b André Paul, article « La Bête de l'Apocalypse », Encyclopædia Universalis, éd. 2006.
  2. Daniel Marguerat, Introduction au Nouveau Testament : son histoire, son écriture, sa théologie, Labor et Fides, (ISBN 9782830912890, lire en ligne), p. 419
  3. a et b (en) L. J. Lietaert Peerbolte, The Antecedents of Antichrist : A Traditio-Historical Study of the Earliest Christian Views on Eschatological Opponents, BRILL, (ISBN 9004104550, lire en ligne), p. 150
  4. (en) Shane J. Wood, The Alter-Imperial Paradigm: Empire Studies & the Book of Revelation, BRILL, (ISBN 9789004308398, lire en ligne), p. 120
  5. Sur le site Bibelwissenschaft.
  6. Ap 13. 15-18.
  7. Ap 13. 11-18.
  8. Commentaire de la Bible du Semeur : Autres traductions : car c'est un chiffre humain ou un chiffre à votre portée.
  9. Commentaire de la Bible du Semeur : Autres traductions : Quelques manuscrits ont : six cent seize.
  10. papyrus 115 (en) des Papyri d'Oxyrhynque.
  11. (en) J.N. Birdsall, « Irenaeus and the Number of the Beast (rev. 13,18) », dans A. Denaux (dir.), New Testament Textual Criticism and Exegesis : Festschrift J. Delobel, Leuven University Press, (ISBN 9789042910850, lire en ligne), p. 358
  12. Répétition du nombre 6 qui constitue un nombre triangulaire et représente le nombre parfait 7 diminué de 1, soit son antithèse ; cf. (en) D. C. Parker, An Introduction to the New Testament Manuscripts and their Texts, Cambridge University Press, (ISBN 9780521719896, lire en ligne), p. 244
  13. Gregory K. Beale, Book of Revelation, W.B. Eerdmans, (ISBN 9780802821744), p. 739.
  14. (en) D. C. Parker, An Introduction to the New Testament Manuscripts and their Texts, Cambridge University Press, (ISBN 9780521719896, lire en ligne), p. 243
  15. (en) Alan J. Beagley, The „Sitz im Leben“ of the Apocalypse with Particular Reference to the Role of the Church’s Enemies, Walter de Gruyter, (ISBN 9783110904222, lire en ligne), p. 76
  16. (en) Frank Leslie Cross et Elizabeth A. Livingstone, The Oxford Dictionary of the Christian Church, Oxford University Press, , 3e éd. (ISBN 9780192802903, lire en ligne), p. 1175
  17. Thomas J. Ktraus, « From "Text-critical Methodology" to "Manuscripts as Artefacts" », dans Dieter Roth et Chris Keith, Mark, Manuscripts, and Monotheism: Essays in Honor of Larry W. Hurtado, Bloomsbury, , p. 91.
  18. Esd  2. 13.
  19. 1R 10. 14,2Ch 9. 13.
  20. L'Empire grec des successeurs d'Alexandre chez Daniel, chapitre VII et l'Empire romain dans l'Apocalypse ; cf. André Paul, op. cit.
  21. « Chaque lettre a une valeur numérique suivant son rang dans l'alphabet, et le chiffre d'un nom (sic) est le total de ses lettres. Plusieurs identifications ont été proposées, dont celle de Néron », Bible de Jérusalem, Desclée de Brouwer, 1992, p. 2135, Apocalypse 13, 18, note 18.
  22. André-Marie Gerard, Dictionnaire de la Bible, article « Apocalypse de Jean », Laffont, coll. « Bouquins », 1989.
  23. Daniel Marguerat, Introduction au Nouveau Testament : son histoire, son écriture, sa théologie, éd. Labor et Fides,/Le Monde de la Bible, 2004.
  24. (en) D. C. Parker, An Introduction to the New Testament Manuscripts and their Texts, Cambridge University Press, (ISBN 9780521719896, lire en ligne), p. 244
  25. André Paul, article « La Bête de l'Apocalypse », Encyclopædia Universalis, éd. 2006.
  26. (sic) Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire, éd. Gallimard/Folio histoire, 2005, p. 366.
  27. Ap 13. 3-12-14, cité par M.-F. Baslez, op. cit.
  28. Ap 13. 18, cité par M.-F. Baslez, op. cit.
  29. La valeur numérique de chaque lettre est ו = 6 ; נ = 50 ; ס = 60 ; ק = 100 ; ר = 200
  30. (en) Shane J. Wood, The Alter-Imperial Paradigm: Empire Studies & the Book of Revelation, BRILL, (ISBN 9789004308398, lire en ligne), p. 120-121
  31. (sic) Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire, éd. Gallimard/Folio histoire, 2005, p. 367.
  32. Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire, éd. Gallimard/Folio histoire, 2005, p. 368.
  33. cf. par ex. (en) Paul Boyer, When Time Shall Be No More : Prophecy Belief in Modern American Culture, Harvard University Press, (lire en ligne), p. 43 ; (en) Catherine A. Cory, The Book of Revelation, Liturgical Press, (ISBN 9780814628850, lire en ligne), p. 61 ; (en) Raymond Edward Brown, Joseph A. Fitzmyer et Roland Edmund Murphy, The New Jerome biblical commentary, Prentice Hall, (lire en ligne), p. 1009 ; (en) Frank Leslie Cross et Elizabeth A. Livingstone, The Oxford Dictionary of the Christian Church, Oxford University Press, , 3e éd. (ISBN 9780192802903, lire en ligne), p. 1175 ; (en) L. J. Lietaert Peerbolte, The Antecedents of Antichrist: A Traditio-Historical Study of the Earliest Christian Views on Eschatological Opponents, BRILL, (ISBN 9004104550, lire en ligne), p. 151 ; ...
  34. Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire, éd. Gallimard/Folio histoire, 2005, pp.368-369
  35. (en) Delbert Burkett, An Introduction to the New Testament and the Origins of Christianity, Cambridge University Press, (ISBN 9780521007207, lire en ligne), p. 510 ; (en) L. J. Lietaert Peerbolte, The Antecedents of Antichrist: A Traditio-Historical Study of the Earliest Christian Views on Eschatological Opponents, BRILL, (ISBN 9004104550, lire en ligne), p. 151
  36. Son nom a pu être choisi suite à sa tentative d'ériger sa statue dans le Temple de Jérusalem, représentant le pouvoir impie de l'État romain ; cf. (en) D. C. Parker, An Introduction to the New Testament Manuscripts and their Texts, Cambridge University Press, (ISBN 9780521719896, lire en ligne), p. 244
  37. (en) L. J. Lietaert Peerbolte, The Antecedents of Antichrist: A Traditio-Historical Study of the Earliest Christian Views on Eschatological Opponents, BRILL, (ISBN 9004104550, lire en ligne), p. 151
  38. Voir A. Strus, « L'isopséphie des abréviations byzantines », Revue biblique no 102, 1995, p. 248, citant l'encyclopédie allemande Pauly-Wissowa. Le surnom hérité de son père, Ænobarbus (Barberousse), se ramène plus difficilement au chiffre 6 (voir ibid.).
  39. Texte en ligne sur le site BibliothecaClassica Selecta de l'université catholique de Louvain.
  40. « ΙΔΙΑΝ ΜΗΤΕΡΑ ΑΠΕΚΤΕΙΝΕ » (tua sa propre mère), équivaut à 1005, comme « ΝΕΡΩΝ », ainsi que signalé précédemment. Cela donne « Néron = tua sa propre mère ».
  41. Georges Ifrah, Histoire universelle des chiffres, Laffont, coll. « Bouquins », 1994, tome I, p. 618 sqq.
  42. a, b, c, d, e et f Georges Ifrah, ibid.
  43. Par exemple dans la note de la Bible de Jérusalem sur Ap. 13, 18.
  44. D'après E. T. Bell (trad. A. Gandillon), Les Grands Mathématiciens [« Men of mathematics »], Payot, , vii+615 p., « XII- Mathematiques à la Renaissance », p. 216.
  45. David Brady, The contribution of British writers between 1560 and 1830 to the interpretation of Revelation 13.16-18: (the number of the beast): a study in the history of exegesis, éd. Mohr Siebeck, 1983, p. 89, extrait en ligne.
  46. Le fait est signalé par John Medows Rodwell (1808-1900) dans l'avant-propos de sa traduction anglaise du Coran.
  47. Cf. Ad. Hæ. V, 30, 1.
  48. Patr. latina. Suppl., II, p. 287-291.
  49. M. Avi-Yonah, Abbreviations in Greek Inscriptions (Quat. Depart. Ant. Pal. Suppl. to vol. IX), 1940, p. 111 : une inscription de 377 de notre ère disant ΕΙΣ ΘΕΟΣ ΧΜΓ ΜΟΝΟΣ ; sur ΧΜΓ voir par exemple P. Perdrizet, « Isopséphie », Rev. Et. gr. no 17, 1904, p. 350-360, 358-359.
  50. (en) Eric W. Weisstein, « Beast number », MathWorld.
  51. (en) Steve C. Wang, « The Sign of the Devil… and the Sine of the Devil », Journal of Recreational Mathematics, vol. 26, no 3,‎ , p. 201-205 (lire en ligne).
  52. Livre III, 1re partie, 19.
  53. Syntax Error, « Y a-t-il vraiment le nombre 666 sur les code-barres ? - Le blog de Syntax », Le blog de Syntax,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joan-Pere Pujol, Le Nombre de la Bête suivant l’Apocalypse : 666, Nîmes, Lacour, 2006.
  • Léon Gambetta, « Le nombre de la bête et la bête du nombre », Œuvres posthumes de Gambetta, X, 384.
  • Georges Ifrah, Histoire universelle des chiffres, Seghers, puis coll. « Bouquins » chez Robert Laffont, t. I et II, 1994.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]