Nombre de Dunbar

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Le nombre de Dunbar est le nombre maximum d'individus avec lesquels une personne peut entretenir simultanément une relation humaine stable. Cette limite est inhérente à la taille de notre cerveau impliqué dans les fonctions cognitives dites supérieures, le néocortex.

Ce nombre est estimé par l'anthropologue britannique Robin Dunbar à 148 personnes[1] et a une valeur admise en pratique de 150 personnes[2],[3].

Ce nombre provient d'une étude publiée en 1992 par le chercheur Robin Dunbar[4]. Dans cette étude, il analyse la taille du néocortex de différents primates et la compare au nombre d'individus de leurs groupes respectifs. Il a ainsi extrapolé ses résultats afin de déterminer un nombre maximum pour la taille d'un groupe d'humains. Ce nombre ne devrait donc théoriquement pas dépasser 150 individus. Au-dessus de ce nombre, la confiance mutuelle et la communication ne suffisent plus à assurer le fonctionnement du groupe. Il faut ensuite passer à une hiérarchie plus importante, avec une structure et des règles importantes (on le voit par exemple à l'échelle d'un pays et de son gouvernement).

Dunbar indique par ailleurs que le langage que nous avons collectivement développé joue un rôle important dans notre capacité à entretenir des relations sociales avec environ 150 personnes. En effet, le fait de pouvoir parler à plusieurs individus simultanément permet d'établir des rapports efficaces et durables entre nous tous. En l'absence d'un tel outil de communication collective, chacun d'entre nous passerait la moitié de son temps à entretenir individuellement chacun de ses liens sociaux.

Différentes études ont retrouvé des résultats proches du nombre de Dunbar dans le comportement des utilisateurs de réseaux sociaux sur Internet[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]