Noix du Brésil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (août 2011).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Amandes de la noix du Brésil.
Amandes, graines et coque de la noix du Brésil.

La noix du Brésil, noix d'Amazonie ou châtaigne du Brésil, en portugais castanha-do-Pará, est la graine contenue dans la coque du fruit d'un arbre, le Noyer du Brésil (Bertholletia excelsa), plante sud-américaine de la famille des Lecythidaceae.

Cet arbre pousse dans les régions subtropicales d'Amérique. La noix est principalement produite dans trois grands pays d'Amérique du Sud, à savoir le Brésil, le Pérou et la Bolivie. On consomme l'amande sous sa forme entière, débarrassée de son enveloppe, principalement comme fruit sec. On peut aussi en extraire une huile alimentaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces historiques de la noix d'Amazonie remontent à 1570. À cette époque, un colonel espagnol du nom de Juan Álvarez Maldonado, ayant entendu dire que cette noix avait de très bonnes vertus nutritives, avait décidé d'en faire la récolte pour nourrir ses troupes[réf. nécessaire]. En 1633, les premiers échanges commerciaux débutent entre le Brésil et les Pays-Bas. S'ensuivront de nombreux autres échanges avec les pays européens tout au long du XVIIIe siècle. En 1810, les échanges s'étendent aux États-Unis, le Brésil exportant par la même occasion deux autres produits bien connus : le cacao et la noix de cajou. Enfin en 1866, la rivière amazonienne est ouverte au commerce international. Dès lors, la production de la noix d'Amazonie devient très vite vitale pour le pays et ses petits producteurs. De nos jours, celle-ci reste d'ailleurs l'un des produits les plus importants de l'économie locale.

Récolte[modifier | modifier le code]

Noix du Brésil.

À l'intérieur de ses coques se trouvent des graines trigones aux arêtes vives, variant entre 15 et 30 graines selon la grosseur de l'enveloppe. Ces graines forment une nouvelle enveloppe autour de la noix d'Amazonie. Une noix peut ainsi contenir entre 12 et 18 graines. La noix est elle aussi protégée par une coquille de couleur grisâtre, un peu à la manière d'une amande, et mesure environ 5 cm de long. À l'intérieur se cache enfin une amande, d'un beau blanc porcelaine. Les fruits mûrissent en novembre, mais la récolte ne commence qu'au mois de janvier pour se terminer en mars. Celle-ci se fait sur des arbres sauvages, et comme autrefois, la récolte se fait toujours manuellement en ramassant les bogues tombées à terre. Celles-ci sont ensuite ouvertes à la machette sur place pour en retirer les noix, qui seront par la suite séchées au soleil. Pendant toute la durée de la récolte, les Amérindiens partent souvent avec leur famille car chacun contribue au ramassage des noix. Ceux-ci travaillent au plus près des noyers, construisant sur place leurs cabanes, car ils ne rentreront dans leur village qu'une fois tous les fruits ramassés[réf. nécessaire].

Consommation[modifier | modifier le code]

Amandes de noix du Brésil.

L'amande de la noix d'Amazonie peut se déguster tel quel, son goût rappelant celui de la noisette. Elle peut également être grillée, à la manière de la cacahuète, additionnée de sel ou nature, est aussi souvent utilisée dans les desserts, notamment dans les crèmes glacées. Enfin, on peut aussi la retrouver en huile végétale.

Valeur nutritive[modifier | modifier le code]

Elle est particulièrement riche en sélénium. Cet élément semble bénéfique à petite dose et n'est pas présent dans beaucoup d'aliments. Une étude a montré que la consommation de noix du Brésil diminuait la cancérogenèse mammaire chez des rats[1]. Les noix du Brésil sont très grasses et contiennent un peu de baryum (4 mg/g)[2], toxique à forte dose.

Valeurs nutritives
nutriments valeur pour 100 g
Eau 5,9 g
Protéines 13 g
Glucides disponibles 3,5 g
Sucres 2,8 g
Amidon 0,7 g
Fibres 8,3 g
Lipides 66 g
Acides gras saturés 16,1 g
Acides gras insaturés 23,0 g
Acides gras polyinsaturés 24,1 g
Calcium 160 mg[3]
Fer 2,43 mg[3]
Magnésium 376 mg[3]
Phosphore 725 mg[3]
Potassium 659 mg[3]
Sodium 3 mg[3]
Zinc 4,06 mg[3]
Cuivre 1,743 mg[3]
Manganèse 1,223 mg[3]
Sélénium 1,917 mg[3]
Vitamine E 7 mg
Thiamine 1 mg
Riboflavine 0,08 mg
Niacine 0,8 mg
Acide pantothénique 0,24 mg
Vitamine B6 0,21 mg
Folate 12 µg
Valeur énergétique 2 722 KJoule

La noix d'Amazonie est très nutritive : elle est riche en lipides, glucides et possède une forte teneur en vitamines et minéraux.

L'huile de noix contient plus de 70 % d'acides gras insaturés[réf. nécessaire].

Radioactivité[modifier | modifier le code]

La noix du Brésil est l'aliment qui possède la plus forte radioactivité naturelle[4] : jusqu'à 6 600 picocuries = 244 becquerels ou désintégrations par seconde et par kilogramme[5]. C'est presque le double des bananes (3 520 picocuries ou 130 becquerels par kilogramme). C'est que la concentration en potassium (potassium 40) est presque le double (659 contre 358 mg par kilogramme) et celle du carbone (carbone 14) est plus haute aussi (moins d'eau et plus de lipides, environ 10 % de carbone pour la banane et 65 % de carbone pour la noix du Brésil).

C'est l'aliment le plus riche en radium (226Ra et 228Ra). L'arbre a un mécanisme métabolique qui lui permet de concentrer le baryum. Le radium ayant des propriétés chimiques similaires au baryum, l'arbre concentre par la même occasion le radium[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Bioactivity of selenium from Brazil nut for cancer prevention and selenoenzyme maintenance.
  2. « Infos Analyses : BARYUM (Ba) », sur http://www.laease.com/,‎ (consulté le 1er novembre 2014).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en)Nuts, brazilnuts, dried, unblanched, USDA National Nutrient Database for Standard Reference, Release 21 (2008).
  4. (en)La radioactivité des noix du Brésil sur ResearchGate, E. Penna-Franca.
  5. (en)The comparative uptake and translocation by plants of calcium, strontium, barium and radium, K. A. Smith, Plant and Soil, février 1971, vol. 34, p. 369-379.
  6. (ro) Alida Iulia TIMAR-GABOR, Radioactivitatea mediului, Cluj-Napoca, Facultatea de Știința și Ingineria Mediului, Universitatea Babeș-Bolyai, , 261 p. (lire en ligne), p. 59

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :