Noisy-sur-Oise

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Noisy-sur-Oise
Vue sur le centre du village depuis la rue Pasteur.
Vue sur le centre du village depuis la rue Pasteur.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton L'Isle-Adam
Intercommunalité Communauté de communes Carnelle - Pays de France
Maire
Mandat
Catherine Borgne
2014-2020
Code postal 95270
Code commune 95456
Démographie
Gentilé Noiséennes, Noiséens
Population
municipale
673 hab. (2014)
Densité 178 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 17″ nord, 2° 19′ 47″ est
Altitude 70 m (min. : 23 m) (max. : 209 m)
Superficie 3,79 km2
Localisation

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Noisy-sur-Oise

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Noisy-sur-Oise
Liens
Site web http://www.noisy-sur-oise.fr

Noisy-sur-Oise est une commune du Val-d'Oise située dans la vallée de l'Oise, et à environ 40 km au nord de Paris.

Ses habitants sont les Noiséen(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à flanc de coteau entre la vallée de l'Oise au nord et la forêt de Carnelle au sud. Elle est limitrophe de Beaumont-sur-Oise, Bruyères-sur-Oise, Asnières-sur-Oise et Saint-Martin-du-Tertre. En plus, Presles est rencontré en un quadripoint. Ces communes, sauf Bruyères, se rejoignent au point culminant de l'Île-de-France, qui est le carrefour de Carnelle dans la forêt du même nom, avec une altitude de 210 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Communes limitrophes de Noisy-sur-Oise[1]
Bruyères-sur-Oise
Beaumont-sur-Oise Noisy-sur-Oise[1] Asnières-sur-Oise
Saint-Martin-du-Tertre

Avec Beaumont et Asnières, Noisy est aussi l'une des trois communes présentant le plus important dénivelé dans la région, portant sur 186 mètres. De ce fait, Noisy abrite une variété de paysages assez extraordinaire pour une commune d'une aussi petite superficie: la forêt de Carnelle avec son relief accidenté; les coteaux de ce massif, parfois abruptes; et les plaines au fond de la vallée de l'Oise. L'homme a contribué à façonner ces paysages, aménageant des vergers et assemblant des murs pour délimiter les propriétés. Mais la nature a été respectée en même temps, et Noisy garde ainsi un patrimoine naturel et paysager qui mérite d'être préservé.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité s'appelait autrefois Nocitum en 692[2],[3], Noisiacum en 1173, Nuisi[4].

Nocitum en 692[3], du latin classique Nucetum, du bas-latin nucarium, est un lieu planté de noyers[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

La région subit les incursions des Normands qui remontent régulièrement la vallée de l'Oise jusqu'en 926. Au XIIIe siècle, la terre de Noisy est divisée en trois fiefs : Mortemer, les Aubains et Valdampierre. Durant la guerre de Cent Ans, toute la région passe sous domination anglaise jusqu'en 1440.

Pierre Ier de Maupeou (+1608) dut acquérir la terre de Noisy vers 1586, de Germain de Cerizy. La seigneurie, érigée plus tard en marquisat, restera en possession de la famille de Maupeou jusqu'à la Révolution[5].

Au XIXe siècle, l'activité agricole reste tournée essentiellement vers la viticulture. Le village voit arriver l'électricité en 1927 puis l'eau courante en 1948.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Noisy-sur-Oise fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[6]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[7],[8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Emelyne Georges-Picot    
mars 2008 2014 Catherine Borgne UMP[9] Réélue pour le mandat 2014-2020[10],[11]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 673 habitants, en diminution de -2,46 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
470 468 478 430 443 458 475 457 420
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
387 375 337 360 330 335 333 335 305
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
295 282 300 304 317 310 283 400 374
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
366 384 387 423 560 667 703 688 673
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006 [15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Monument historique[modifier | modifier le code]

Noisy-sur-Oise ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Germain, rue de l'Égalité (inscrite monument historique depuis le [16]) : C'est une petite église à double vaisseau, ce qui fait son principal intérêt, car son architecture est plutôt rustique, et ne comporte aucun élément remarquable. Au sud, la chapelle des fonts baptismaux, le clocher en bâtière, la chapelle de la Saint-Joseph et la sacristie sont accolées à ce double vaisseau, ce qui confère à l'édifice une silhouette pittoresque. Les trois premières parties datent du XIIIe siècle, voire de la fin du XIIe siècle en ce qui concerne la base du clocher, mais l'on y cherchera en vain des éléments de sculpture ou de modénature de cette époque. Dans le double vaisseau, l'on distingue une nef carrée, dont le chapiteau de crochets du pilier central atteste seul ses origines au XIIIe siècle, et un chœur également carrée, qui est partagé entre le sanctuaire et la chapelle de la Vierge Marie, au nord. Ce chœur de style gothique flamboyant est voûté d'ogives, et présente une architecture plus soignée. La chapelle Saint-Joseph a été revoûtée dans le même style, mais elle est plus simple. À l'est, elle se prolonge par un renfoncement ajoutée en 1862, dans le cadre de la construction de la sacristie[17],[18].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Les Tourelles, rue Bossang : Elles constituent les derniers vestiges d'un château fort médiéval dominant l'Oise au XIe et XIIe siècles, connu comme le château de Bossang. Il est partiellement détruit par les Anglais vers 1415 / 1420 durant la guerre de Cent Ans. Un corps de bâtiment du château reste debout et est restauré vers 1630. Les ruines du château, avec les caves, la prison et le mur d'enceinte, sont encore attestées vers le milieu du XIXe siècle[18].
  • Le Valdampierre ou le Petit-Val, rue de Beaumont (D 922z) : Aussi appelé « Petit-Val », ce fut une grange et plus particulièrement une exploitation essentiellement viticole appartenant à l'abbaye Notre-Dame-du-Val à Mériel. Elle comportait la maison, un pressoir, un jardin, un enclos et environ 10 ha de terres. L'ensemble fut vendu en deux lots en 1792 comme bien national. Les caves, creusées en profondeur dans la colline de Noisy, et les murs de soutènement avec contreforts du XIIIe siècle sont les uniques vestiges du domaine primitif. Le bâtiment donnant sur la rue, le cloître et le pressoir ont probablement été construits, respectivement reconstruits, au XIXe siècle. Le Valdampierre servit de cantonnement pour les soldats durant la Première Guerre mondiale, puis accueillit une œuvre de bienfaisance et une colonie de vacances, jusqu'en 1958[19].
  • La croix, rue Georges-Marie-Picot, face à la grande ferme : Croix en bronze du milieu du XIXe siècle, sur un socle très ancien subsistant d'un calvaire détruit pendant la Révolution. Sur sa partie supérieure, il est orné d'une frise à pommes de pin[20].
  • Le pigeonnier, rue Georges-Marie-Picot : Édifié à la fin du XVIIIe siècle, ce bâtiment hexagonal compte deux niveaux. Le rez-de-chaussée fut destiné à entreposer le matériel et le grain, l'étage contient les boulins aménagés pour accueillir les couples de pigeons[21].
  • Le lavoir, rue de la République : Réalisé grâce à un don du comte Desgranges en 1862, le dallage du sol ayant été ajouté en 1908 seulement[20]. Les particularités de ce lavoir sont ses dimensions généreuses et les murs en pierres de taille sur les quatre côtés, percés d'ouvertures : le plus souvent, les lavoirs sont ouverts sur au moins l'un des côtés.
  • L'ancienne citerne, rue du Capitaine-Desgranges, sous la place Gambetta : Élément de l'ancienne infrastructure de l'adduction de l'eau potable.
  • Le puits, rue Pasteur : profond de vingt-cinq mètres, ce puits est construit dans un renfoncement du mur d'une maison. Il porte cette inscription sur son fronton : « Malgré les envieux, nous sommes victorieux »[22].
  • Le monument aux morts, sur un square rue Bossang, face au manoir des Tourelles.
  • Les deux blockhaus des bords de l'Oise : édifiés par l'armée française en 1940 avant l'arrivée des aAlemands afin d'assurer la défense de l'Oise[22]. Sans illustration.
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Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Noisy-sur-Oise

La commune de Noisy-sur-Oise ne dispose pas de blason.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Noisy est le lieu de naissance d'Ernest Émile Antoine Desjardins (1823-1886), épigraphiste français et grand spécialiste de la géographie antique. Il était titulaire de la Chaire d'épigraphie au Collège de France et membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Noisy-sur-Oise sur Géoportail.
  2. dans un document par lequel le roi Clovis III confirme une possession de l'abbaye de Saint-Denis à Nocito
  3. a, b et c Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Paris, Bonneton, , 231 p. (ISBN 2862532207)
  4. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  5. Jacques de Maupeou, Histoire des Maupeou, (notice BnF no FRBNF32431990)
  6. Décret du 15 février 2008 publié au Journal officiel du 17 février 2008
  7. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  8. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  9. « Municipales : L'UMP 95 officialise de nouveaux candidats (vonews.fr) », sur http://www.lesrepublicains-cergy.fr,‎ (consulté le 11 octobre 2015).
  10. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF])
  11. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise,‎ (consulté le 9 octobre 2015).
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Notice no PA00080145 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Cauchoix 1994, p. 70-71 et 74.
  18. a et b Cf. Pierre Autin, Daniel Baduel, Yves Breton et M. Johnson, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Noisy-sur-Oise », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 961-964 (ISBN 2-84234-056-6) ; p. 961.
  19. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d'Oise : Noisy-sur-Oise, op. cit., p. 962-963.
  20. a et b Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Noisy-sur-Oise, op. cit., p. 963.
  21. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Noisy-sur-Oise, op. cit., p. 962.
  22. a et b Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Noisy-sur-Oise, op. cit., p. 964.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Cauchoix, Noisy à travers les âges, s.l., s.n., , 139 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]