Noirs Complots

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Noirs Complots
Pays Drapeau de la France France
Directeur de publication Pierre Lagrange
Genre Science-fiction
Éditeur Les Belles Lettres
Collection Le Cabinet noir
Lieu de parution Paris
Date de parution
Type de média Livre papier

Noirs Complots est un recueil de quatorze nouvelles de science-fiction ou à tonalité fantastique écrites par des auteurs français ou francophones.

L'ouvrage, réalisé sous la direction de Pierre Lagrange, est paru aux éditions Les Belles Lettres, collection Le Cabinet noir, en . C'est le dernier ouvrage publié dans Le Cabinet noir.

Les récits, rédigés spécialement pour le recueil, proposent une « interprétation conspirationniste » d'événements historiques.

Thématiques des nouvelles[modifier | modifier le code]

Plusieurs nouvelles évoquent la théorie du complot selon laquelle les Américains n'auraient pas envoyé d'astronautes sur la Lune de 1969 à 1972, ou les auraient envoyés à des fins autres que la simple exploration spatiale et à des fins secrètes (Opération Münchhausen, Vous avez demandé la Lune ?, Le Jour où Orson Welles a vraiment sauvé le monde).

Le recueil ayant été publié en 2003 et les nouvelles ayant été probablement rédigées courant 2002, le thème des attentats du 11 septembre 2001 est utilisé à plusieurs reprises (Vous avez demandé la Lune ?, Incertain 11 septembre, Plaisir d'offrir).

Extraits de la préface[modifier | modifier le code]

En huit pages numérotées de VII à XIV, Pierre Lagrange dresse un portrait historique des théories du complot et des motivations des auteurs à rédiger des récits mettant en scène de telles théories (et des raisons des lecteurs d'apprécier de tels récits).

« Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ? À qui revient le droit de faire le tri entre celles qui sont dicibles et celles pour lesquelles le public n'est pas prêt ? Surtout : est-il possible de cacher ces « vérités » suffisamment longtemps et avec une totale efficacité ? Derrière ces questions se profile la problématique du complot.

(…) Il est trop simple de vouloir ranger le complot parmi les croyances plus ou moins stupides de l’humanité. Impossible de cataloguer tous ces conspirationnistes comme autant de dingues. Il suffit de se pencher sur sa propre expérience pour reconnaître, même à contrecœur, que nous croyons tous au complot, plus ou moins, plus ou moins souvent, plus ou moins longtemps. (…)

(…) Pourquoi avoir réuni la fine fleur du landernau de la littérature de « mauvais genre » autour d'un pareil thème ? Parce que c'est dans l'air ? Oui, mais pas seulement. Parce que c'est divertissant ? Oui, mais pas seulement. L'ensemble offre rien moins qu'une relecture paranoïaque de l'histoire plus ou moins récente. (…) »

— Extraits de la préface

Liste des nouvelles[modifier | modifier le code]

Les résumés qui suivent indiquent les chutes et révélations finales des récits.

Opération Münchhausen[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Johan Heliot
  • Place dans l'anthologie : p. 1 à 15.
  • Remarque : le titre de la nouvelle fait référence au film Les Aventures fantastiques du baron Münchhausen, film allemand (1943) de Josef von Baky qui évoque notamment les aventures d'un baron allemand qui se rend sur la Lune.
  • Résumé : Le narrateur est un scientifique allemand qui se confie sur ce qu'il a vécu soixante années auparavant, lorsqu'il était un jeune scientifique. Il avait été, durant la Seconde Guerre mondiale, un des collaborateurs de Wernher von Braun, chargé par les nazis de construire une fusée « V 7 ». Cette fusée prototype, construite sur la base des fusées V 1 et V 2, avait, en mai 1945, embarqué les cadavres d'Adolf Hitler et d'Eva Braun et avait été envoyée vers la Lune. Lorsque von Braun a été pris par les Américains quelques semaines après, il leur a révélé et détaillé le résultat de ses travaux. Immédiatement, un programme ultra-secret a été mis en œuvre par le gouvernement américain, afin de reconstruire un nouveau V 7. Néanmoins, par suite d'un dysfonctionnement grave, le nouveau prototype construit par von Braun a explosé en 1947, près d'une petite localité nommée Roswell. Cet incident a ultérieurement donné lieu à « l'Affaire de Roswell », et il ne s'agissait donc pas d'un écrasement d'un OVNI extraterrestre. Mais le plus important a toujours été caché au peuple américain : quand la NASA a envoyé des équipages d'astronautes sur la Lune entre 1969 et 1972, ce n’était pas pour le simple prestige des États-Unis ou la conquête spatiale : il s'agissait de retrouver l'endroit où s'était écrasé le V 7 en 1945, de récupérer les débris et de rapatrier sur Terre le corps d'Hitler et de sa femme. Plusieurs essais ont été nécessaires pour localiser l'endroit, ce qui explique le nombre de missions ; une fois le lieu du crash localisé et les débris et cadavres ramenés sur Terre, la « conquête de la Lune » a pris fin…
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Le Mensonge est ici[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Martin Winckler
  • Place dans l'anthologie : p. 17 à 31.
  • Remarque : le titre de la nouvelle est l'inverse de l'expression « La Vérité est ailleurs », utilisée à de nombreuses reprises dans la série télévisée X-Files.
  • Résumé : Un homme, dénommé Mulder, a découvert un secret d'État : la série télévisée X-Files, produite par Hollywood à l'instigation de la CIA, est une série qui vise à endoctriner les téléspectateurs américains et à leur faire penser, de manière subliminale, sous couvert de recherches d'activités extraterrestres sur Terre, que Saddam Hussein est un dictateur qui cherche à renverser l'american way of life. Il s'agit d'une action perverse de propagande, débutée sous la présidence de George Bush « père » dans les années 1991-1992, continuée sous l'administration Clinton puis jusque durant la présidence de George Bush « fils », afin de préparer l'inconscient des Américains à une seconde guerre des Américains en Irak. On apprend dans les dernières lignes de la nouvelle que Mulder avait été persuadé par des comploteurs extraterrestres que la série X-Files résultait d'un complot, ce qui était faux, et que la véritable série de propagande, créée et diffusée par les extraterrestres en vue d'une conquête ultérieure de la Terre, était la série Urgences !
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Abattez Karl Marx ![modifier | modifier le code]

  • Auteur : Jérôme Leroy
  • Place dans l'anthologie : p. 33 à 52
  • Résumé : En 2093, le monde capitaliste, à bout de souffle, est au bord de l'anéantissement, cerné de toutes parts par les révoltes des prolétaires. Des villes, d'abord lointaines, puis de plus en plus proches du monde occidental, deviennent communistes, ainsi que des régions entières, voire des pays entiers. Une réunion des cinq dirigeants les plus puissants du Monde a lieu ; ils décident à l'unanimité de faire faire un voyage temporel à un tueur chargé d'assassiner Karl Marx à l'automne 1843 lorsque celui-ci, fuyant la censure prussienne, venait de s'installer à Paris afin de publier un journal radical avec Arnold Ruge. À cette époque de sa vie, le jeune Karl Marx, âgé de 25 ans, n'avait encore écrit et publié aucun de ses essais politiques ou économiques. L'exécution est un succès. L'auteur présente alors la planète en 2093, postérieurement au décès de Marx : les révolutions ont partout cessé, et le communisme n'a jamais existé. Le monde capitaliste est triomphant, et partout les inégalités et les injustices perdurent. Néanmoins, dans une petite chambre à Paris, un jeune homme a décidé d'écrire un livre révolutionnaire pour renverser l'ordre social ; il a décidé d'intituler son ouvrage Le Capital
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Matinée tranquille au café de l'oncle Peppino[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Serge Quadruppani
  • Place dans l'anthologie : p. 53 à 64
  • Remarques :
    • la nouvelle s'inscrit dans un registre à la fois onirique et fantastique
    • la nouvelle fait implicitement référence à la série télévisée Le Prisonnier, tandis que le héros principal peut évoquer le personnage Numéro six
    • le personnage dénommé « Satan », dictateur moustachu d'un pays du Moyen-Orient, fait penser à Saddam Hussein
  • Résumé : Dans un village, situé on ne sait où, presque hors de tout lieu et hors du temps, sont retenus prisonniers d'anciens comploteurs de tous âges et de toutes nationalités. Et plusieurs d'entre eux auront beau vouloir quitter cette résidence, ils n'y parviendront pas. L'identité des organisateurs de cette résidence forcée n'est pas indiquée.
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Vous avez demandé la Lune ?[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Michel de Pracontal
  • Place dans l'anthologie : p. 65 à 89
  • Résumé : En 2002, au China Club. Éric Batmane, né en 1969, est le narrateur de la nouvelle. Il explique comment, il y a quelque temps, il était avec des amis dans un pub. La conversation avait roulé sur divers sujets, et notamment sur la thèse d'un journaliste américain selon laquelle les Américains n'avaient jamais envoyé d'astronautes sur la Lune entre 1969 et 1972. Tout était faux : les images ont été tournées dans des studios créés à cet effet. Mais Éric Batmane développe une hypothèse encore plus iconoclaste. Selon lui, la science telle qu'elle est présentée n'existe pas. Les machines fonctionnent ? Pure chance. En fait, on ne sait rien des composantes de la matière, des règles physiques et chimiques qui dit-on régissent l'univers. La Lune elle-même, existe-t-elle ? Qu'en savons-nous, en fait ? Et si tout ce qu'on nous avait appris depuis des décennies, des siècles, n'était que pure mystification ? Les amis se séparent. Éric Batmane ramène l'une des participante chez elle. Or il est persuadé que les humains ont été colonisés par des extraterrestres qui ont organisé ce vaste simulacre. D'ailleurs, il sait comment les repérer… Il a trouvé dans la jeune femme qu'il ramène chez elle un exemple d'extraterrestre. Il l'enlève, la torture, lui fait « révéler » qu'elle est une extraterrestre et qu'elle fait partie du complot. Dans une séquence suivante, l'auteur reprend à son compte la narration : il explique qu'Éric Batmane a été interpellé et accusé d'être un tueur en série. Les psychiatres s'interrogent sur le point de savoir s'il était atteint d'un trouble neurologique ayant altéré ou aboli son discernement. La nouvelle se termine par un événement spectaculaire et absolument incompréhensible : les tours jumelles du World Trade Center, détruites le 11 septembre 2001, viennent de réapparaître, à la stupéfaction générale !
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Un ange vous parle[modifier | modifier le code]

  • Auteur : François Rivière
  • Place dans l'anthologie : p. 91 à 98
  • Remarque : la nouvelle fait implicitement référence à l'« Affaire Grégory »
  • Résumé : La nouvelle est racontée par la victime : « l'ange » évoqué dans le titre du récit est en effet la victime d'un « complot familial ». Le 15 janvier 1986, un petit garçon de trois ans, Tony Valleau, avait été retrouvé noyé dans la rivière La Seugne, non loin de Rochefort-sur-Mer. Il avait été étranglé avant d'être noyé. Les journalistes parisiens s'emparent de l'affaire, et une tourmente médiatique s'emballe. On parle du Drame de la Seugne, de l'Affaire du petit Tony. On soupçonne tour à tour le père, puis la mère, puis l'oncle de l'enfant de l'avoir tué ; on évoque telle et telle hypothèse et les investigations critiquables du juge d'instruction ; l'alcoolisme du père et les aventures sexuelles de la mère sont aussi mis en épingle. Mais tout le monde s'était trompé ; tout le monde avait tort. La vérité est la suivante : le petit Tony n'a jamais été tué. En fait, à sa naissance, en 1983, sa mère avait mis au monde deux enfants jumeaux, dont l'un souffrait d'une tare mentale irréversible. Pendant trois ans, cet enfant a été caché de tous. Puis les parents ont décidé de s'en « débarrasser » en le noyant, et de faire croire à tous que c'était Tony qui était mort. Tony, pour sa part, a été caché chez une vieille dame, amie de la famille. Maintenant, quinze ans après, Tony, qui a coupé tous liens familiaux avec ses parents, va entrer à l'université et va tenter de d'obtenir diplômes et travail ; bref il sera un adulte honnête : une première dans la famille !
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Incertain 11 septembre[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Jean-Pierre Andrevon
  • Place dans l'anthologie : p. 99 à 133
  • Article connexe : Attentats du 11 septembre 2001
  • Remarque importante : la narration suit un ordre chronologique inversé, depuis 2003 jusqu'à 1998, chacune des sections de la nouvelle se déroulant avant celle qui l'a précède.
  • Résumé : En 2000, Dick Cheney décide qu'en cas de victoire de Georges Bush lors de l'élection présidentielle de novembre 2000, il faudra sérieusement s'occuper de l'Afghanistan. Un complot est mis en place, avec l'aide active de la CIA, du FBI, de certains producteurs d'Hollywood, afin de faire croire à la planète entière que le chef suprême d'Al Quaïda, Oussama Ben Laden, a organisé des attentats sanglants sur le sol américain. Georges Bush, appelé « l'idiot du village » par ses subordonnés, n'est pas mis dans le confidence de l'opération. Le complot prend forme : la cible est choisie (un lieu clos, pour maîtriser la situation) ; les « terroristes arabes » sont recrutés ; trois mille « victimes », dont 200 pompiers new yorkais, sont recrutées ; deux compagnies aériennes donnent des avions ; des réalisateurs californiens réalisent des images de synthèse pour le crash du premier avion (la première tour du World Trade Center n'est pas percutée par un avion mais subit une déflagration à la suite de plusieurs tonnes de semtex placées en son sein) ; le vrai Oussama Ben Laden est exécuté en Afghanistan un mois avant les attentats tandis qu'un acteur libanais enregistre des films dans lesquels il est mis en scène ; le commandant Massoud est exécuté le 9 septembre 2001, l'avant-veille du jour J. Le jour du 11 septembre, tout se déroule à la perfection. Les prétendues victimes ont été indemnisées à hauteur de 5 millions de dollars chacune et se rendent loin du territoire métropolitain des États-Unis (Canada, Hawaï, Afrique du Sud, etc). L'invasion de l'Afghanistan, qui a lieu moins d'un mois après les « attentats du 11 septembre 2001 » sous le nom de code Liberté immuable… La nouvelle se termine par un retour à 2003, date à laquelle elle avait commencé : les « victimes » de l’attentat sont appelées au téléphone : souhaiteraient-elles jouer encore le rôle de victimes anonymes dans le cadre d'un attentat censé avoir été fomenté par la Corée du Nord ?
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Le Jeu de l'Hombre[modifier | modifier le code]

Le Jour où Orson Welles a vraiment sauvé le monde[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Jean-Claude Dunyach
  • Place dans l'anthologie : p. 145 à 153
  • Résumé : Deux interlocuteurs se font face et discutent ; l'un des deux est un extraterrestre. On apprend que des extraterrestres ont réellement débarqué sur Terre en 1938, dans le Maine. Un jeune homme, Orson Welles, qui se promenait, les a vus. Prenant sa carabine, il a tiré sur eux. Par la suite, des entretiens ont eu lieu entre Welles et ces extraterrestres. Ils sont convenus que Welles les aiderait à connaître les humains en les intégrant aux milieux artistiques et cinématographies californiens. Welles était content : ses films, à commencer par Citizen Kane, allaient recevoir le financement qu'il recherchait ; pour leur part les extraterrestres allaient pouvoir étudier cette société humaine qu'ils ne connaissaient pas. Ainsi, la fameuse retransmission de La Guerre des mondes à la radio en 1938 n'était que la retranscription de leur premier contact ! Dans la suite de l’accord entre Welles et les aliens, on a alors produit, dans les milieux hollywoodiens des années 1940 aux années 1960, de nombreux films de science-fiction mettant en scène des extraterrestres, ce qui n'est pas un hasard… La nouvelle se termine ainsi : l'extraterrestre propose au jeune homme de prendre un rôle d'acteur dans une superproduction secrète qui doit être diffusée en juillet 1969 ; il s'agit d'un film censé faire croire aux Américains et au monde entier que les États-Unis sont parvenus à envoyer une fusée sur la Lune et à y faire marcher un homme. Le jeune homme, qui accepte la proposition, s'appelle Neil Armstrong.
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Le Beatles Gate[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Olivier Delcroix[1]
  • Place dans l'anthologie : p. 155 à 177
  • Résumé : L'action se déroule en septembre et octobre 1981. Jean-Pierre Vaxellaire, un disquaire français travaillant au Royaume-Uni, passionné par le groupe Les Beatles, reçoit un courrier rédigé et envoyé par John Lennon avant son assassinat fin 1980. Dans ce courrier, Lennon révèle à Jean-Pierre que les membres du groupe pop ont travaillé de 1964 à 1968 pour les services secrets britanniques, le MI6. Lorsque Paul McCartney a été assassiné en 1968, les Beatles se sont rendus en Inde, où ils ont enregistré deux albums. L'un est officiel, il s'agit de Let it be ; l'autre, secret, s'appelle The Marxist Album. Il demande à Jean-Pierre de faire éditer en 33 tours ces chansons, d'autant plus qu'il est désormais persuadé que ce sont les services secrets britanniques ou américains qui ont abattu McCartney, et que lui-même va bientôt être assassiné. S'ensuit alors une course poursuite entre Jean-Pierre et des agents du MI6 qui le surveillaient. Finalement, le contact soviétique de Jean-Pierre meurt, et les bandes-son sont récupérées et détruites par les agents du MI6. Dans la dernière page de la nouvelle, Jean-Pierre Vaxellaire se trouve en Inde, où il se rase dans une petite chambre d'hôtel en écoutant les chansons du Marxist Album : les bandes d'enregistrement que les agents de surveillance du MI6 croyaient avoir détruites étaient en réalité un leurre.
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Plaisir d'offrir[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Nicolas d'Estienne d'Orves
  • Place dans l'anthologie : p. 179 à 192
  • Résumé : Dieu est vraiment déçu par les Hommes. Il a créé l'Univers, il a créé la Terre, il a créé les humains, et que reçoit-il en réponse ? Rien, ou si peu. L'expérience Jésus n'ayant pas été concluante, il a décidé, au début du XXe siècle, de revenir physiquement et ponctuellement sur Terre sous les traits d'un bonhomme sympathique, joufflu, barbu, habillé de rouge, distribuant des cadeaux aux petits enfants : le Père Noël, c'est lui, c'est Dieu. Tout s'est bien passé pendant plusieurs décennies, jusqu'au jour où l'on a commencé à ricaner de lui ; on l'a même comparé à une ordure ! Maintenant, Dieu-Père Noël a décidé de changer son comportement : il va continuer à faire des cadeaux aux humains, mais des cadeaux différents… Il a grimé ses rennes en terroristes arabes, et les a envoyés prendre le contrôle de deux avions afin de les faire s'écraser sur les deux tours du World Trade Center. Il offre toujours des cadeaux, le Père Noël, mais d'un autre ordre, maintenant ! Plaisir d'offrir…
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Les Vents pires de l'Orient[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Alain Page
  • Place dans l'anthologie : p. 193 à 214
  • Résumé : La nouvelle comprend trois parties de longueurs inégales. Dans un premier temps, l'auteur présente Lola, envoyée par son petit ami Vigo entrer en contact avec un vampire, cerné de toutes parts. Dans une seconde partie, le vampire révèle à Lola plusieurs choses : les vampires étaient, à l'origine, les maîtres de la planète ; ils avaient laissé aux Humains le contrôle du jour, tandis qu'eux se réservaient celui de la nuit ; les humains ont peu à peu pris le contrôle de la planète, pourchassant les vampires et les anéantissant ; la vierge Marie, mère de Jésus, était employée comme servante au palais du roi Hérode Ier le Grand, lequel était un vampire ; Hérode a eu des relations charnelles avec Marie ; celle-ci est tombée enceinte, accouchant de Jésus, qui était donc un semi-vampire ; l'expression utilisée par Jésus lors de la Cène, « ceci est mon corps, ceci est mon sang » n'est pas anodine ; lorsqu'on dit que Jésus est ressuscité, cela est faux (en tant que vampire, il ne pouvait être tué que d'une certaine manière). La nouvelle se termine par l'annonce par l’auteur d'une relation sexuelle entre Lola et le vampire ; Lola est mordue par le vampire ; Lola va donc devenir vampire à son tour et porter en elle un bébé-vampire ; le vampire est mis à mort ; Lola, enceinte du vampire, retrouve Vigo.
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Le Procotole des mages de Lyon[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Daniel Walther
  • Place dans l'anthologie : p. 215 à 244
  • Le titre est une homophonie d'un ouvrage connu en théorie du complot : Les Protocoles des Sages de Sion
  • Remarque : le récit débute par deux pages dans lesquelles est évoquée la Loge P 2, loge maçonnique criminelle italienne de la seconde moitié du XXe siècle
  • Résumé : Un détective privé, Justin London, apprend par le plus grand des hasard l'existence d'une société secrète créée au Moyen Âge dans les villes de Lyon, Bâle et Strasbourg, aux activités aussi occultes que dangereuses. L'homme politique qui lui avait demandé de rechercher un ouvrage concernant cette société secrète est retrouvé mort, affreusement mutilé ; le livre a été volé. Puis le cabinet des détectives est attaqué : deux détectives associés à Justin sont assassinés ainsi qu'une secrétaire. À la suite d'un appel téléphonique d'un mystérieux homme disant s'appeler Carlo Ostriagli et à la rencontre d'une femme étrange prénommée Oniria prétendant avoir des pouvoirs extranormaux, Justin prend peur. Lorsqu'il apprend que l'épouse de l'homme politique a aussi été assassinée, il décide de s'enfuir immédiatement hors d'Europe. Il quitte donc la France avec sa secrétaire-amante Véra et son frère Alfred, en direction de l'Amérique latine. À l'escale de Mexico, Alfred disparaît mystérieusement. Justin et Véra continuent leur voyage jusqu'au Brésil, à Porto Alegre, où ils sont tous deux assassinés par décapitation. Le lecteur n'en saura guère plus sur la mystérieuse société secrète.
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La Chanson de Jimmy[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Roland C. Wagner
  • Place dans l'anthologie : p. 245 à 254
  • Remarque : le prénom Jimmy utilisé dans le titre est donné par référence à l'écrivain français Jimmy Guieu (cf. préface, p. XIV)
  • Résumé : Un auteur de science-fiction, prénommé Jimmy, a proclamé toute sa vie dans ses romans que les extraterrestres avaient pris le contrôle des plus grands États de la planète. Un de ses lecteurs, qui est le narrateur du récit, va le voir à une séance de dédicaces dans une librairie, et constate que des « hommes en noir » semblent guetter Jimmy. Celui meurt quelque temps après. Mort naturelle ? Assassinat ? On ne le saura jamais, mais le narrateur se demande si Jimmy, après tout, n'avait pas raison. À qui profite le fait que les humains ont cessé d'abandonner l'exploration spatiale ?
  • Lien externe : publications de la nouvelle sur le site NooSFere

Extraits de la postface[modifier | modifier le code]

En 23 pages est retranscrit un entretien entre Pierre Lagrange et Maurice G. Dantec (p. 257 à 280). Les deux hommes se livrent à des échanges philosophico-littératico-politiques sur la notion de secret et de complot dans la société américaine du XXe siècle. L'entretien prend pour exemple central « l'Affaire de Roswell ».

« Je fais partie de ces « psychotiques » qui considèrent que l'histoire du monde est avant tout une histoire de complots, je veux dire par là une histoire secrète, encore largement non décryptée. (…)

(…) Sans vouloir ici établir une liste exhaustive, il serait bien difficile de ne pas trouver un événement historique d'importance qui ne fût, en fait, « préparé » dans la « clandestinité », c'est-à-dire hors de vue du panoptikon social, politique, culturel, religieux, moral. Le christianisme primitif, les hérésies (gnosticisme, nestorianisme, arianisme, etc.), le complot de Brutus, l'Ordre du Temple, la Fronde, Cromwell, les révoltes huguenotes, la Ligue, la Révolution française, russe, ou même américaine, le KKK, les Black Panthers. Les contre-révolutions polonaises, tchèques, hongroises, ou ex-yougoslaves. La Résistance ou la Cagoule, Netchaïev, Makhno ou Primo de Rivera, les SS, ou la Haganah, l'opération Barbarossa ou le D-Day, le Viêt-Cong, ou la CIA, Shah Massoud, ou le KGB, Ben Laden ou la NSA, rien que dans ce qu'on nomme à tort « histoire » en la réduisant aux seuls événements « politiques », les exemples seraient innombrables. (…) »

— Extraits du début de la préface, p. 257 et 258

Dictionnaire des auteurs[modifier | modifier le code]

L'ouvrage contient un dictionnaire des auteurs (p. 283 à 292).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La notice biographique en fin du volume, rédigée en 2003, indique notamment qu'Olivier Delcroix, né le 18 juin 1967, est licencié ès lettres et diplômé de l'École supérieure de journalisme. Il a été notamment journaliste au Figaro littéraire où il a chroniqué la science-fiction et la bande-dessinée. Il a produit pour France 5 un film documentaire, Les mythes de la bande-dessinée. Le récit Le Beatles Gate est sa première nouvelle publiée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Critiques en revue[modifier | modifier le code]

  • Critique dans Bifrost n°33 (janvier 2004)
  • Critique dans Galaxies n°30 (automne 2003), p. 170

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]