Nointel (Val-d'Oise)

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Nointel
Nointel (Val-d'Oise)
La mairie.
Blason de Nointel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité CC du Haut Val-d'Oise
Maire
Mandat
Martine Legrand
2020-2026
Code postal 95590
Code commune 95452
Démographie
Gentilé Nointellois, Nointelloises
Population
municipale
863 hab. (2019 en augmentation de 5,37 % par rapport à 2013)
Densité 270 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ nord, 2° 18′ 00″ est
Altitude Min. 24 m
Max. 210 m
Superficie 3,20 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de L'Isle-Adam
Législatives 1re circonscription du Val-d'Oise
Localisation
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Liens
Site web http://www.nointel95.fr/

Nointel est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région d'Île-de-France.

Ses habitants sont les Nointellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

La gare de Nointel - Mours.

Nointel est un bourg périurbain de la vallée de l'Oise dans le Val-d'Oise situé sur le flanc occidental de la forêt de Carnelle.

Il est aisément accessible par l'autoroute A16 (France) et les anciennes routes nationales RN 1 et RN 322 (actuelles RD 301 et 922), et se trouve à 30 km au nord de Paris, 17 km aunord-est de Pontoise et à 37 km au sud-est de Beauvais.

Nointel est desservie par la gare de Nointel - Mours située sur la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers, et desservie par les trains de la ligne H du Transilien de la relation Paris Nord - Persan - Beaumont par Montsoult.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nointel
Beaumont-sur-Oise
Mours Nointel
Presles


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Hydrographie[modifier | modifier le code]

Un lac de 13 ha s'étend sur les communes de Beaumont-sur-Oise, Nointel et Mours. Propriété de la Fédération française d'études et de sports sous-marins, il est dangereux et plusieurs noyades y ont eu lieu. Son accès est interdit[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Nointel est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité s'appelait autrefois Nucistella en 1153, Noiatellum en 1222[7].

Le nom « Nointel » provient d'un terme celtique qui signifie « la croisée des chemins »[réf. nécessaire]. Son nom sera définitif au XVIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Son histoire remonte au XIe siècle. Sa seigneurie était constituée de quatre fiefs qui sont réunis par Yves comte de Beaumont.

Jean de Turmenyes, chevalier de l'Ordre du roi et garde du Trésor Royal, fait ériger le château de Nointel entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[8], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1801 à 1967 du canton de L'Isle-Adam de Seine-et-Oise. Lors de la mise en place du Val-d'Oise, la ville intègre le canton de Beaumont-sur-Oise[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

La commune fait partie du tribunal judiciaire ainsi que de celle du tribunal de commerce de Pontoise[10],[11].

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de L'Isle-Adam

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Nointel est membre de la communauté de communes du Haut Val-d'Oise, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2004 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes du Haut Pays du Montreuillois dont est désormais membre la commune.


Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1836   Léon Dufresne de la Chauvinière    
mai 1925   Henri Béjot    
avant 1981   Daniel Ancellet DVG  
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2014 Jean-Luc Mauduit    
mars 2014[13] En cours
(au 17 juin 2021)
Martine Legrand   Réélue pour le mandat 2020-2026Réélu pour le mandat 2020-2026[14]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école.

Nointel est situé dans l'académie de Versailles.

La ville dispose de l'école élémentaire Jean II de Turmeynies

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2019, la commune comptait 863 habitants[Note 3], en augmentation de 5,37 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +4,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
210198247214245252258244247
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
227240256232235245232226250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
247256248249278315291332392
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
398429508471782754714718731
2014 2019 - - - - - - -
806863-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ensemble du domaine du château de Nointel est inscrit monument historique en 1992, y inclus les éléments architecturaux en dehors du périmètre du parc, à savoir les bornes devant l'entrée principale est, l'obélisque, les anciens communs et les anciennes écuries. La colonne et la Vierge avec leurs perspectives en sont toutefois exclus, tout comme l'orangerie. Le parc du château a été classé au titre des sites naturels par arrêté du , sur la base de la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque[18]. Les éléments protégé sont les suivants :

  • Le château de Nointel fut élevé en 1680 pour Jean de Turmenyes, garde du Trésor royal de Louis XIV, par un architecte élève de Jules Hardouin-Mansart. Transformé en rendez-vous de chasse par le prince de Conti en 1749, le domaine est ensuite acquis par le financier Bergeret, qui y invita Fragonard. Le château fut remanié à la fin du XVIIIe siècle par son propriétaire, M. Ribault, qui fait surélever le bâtiment d'un étage et transformer le parc en jardin à l'anglaise. Propriété du prince Murat à partir de 1982, le palais fut transformé en Musée d'art contemporain par ce grand collectionneur qui y exposa sa collection personnelle avant d'être contraint, en 1987, pour des raisons financières, de revendre la bâtisse et son contenu[19],[20]. Le château abrite aujourd'hui un complexe hôtelier voué à l'organisation de séminaires.
  • Le parc du château est considéré comme l'un des plus grands parcs à l'anglaise de la région parisienne. Il possède de nombreux aménagements paysagers et architecturaux. Sont à citer notamment un grand escalier de quatre-vingts marches attribué à François Mansart ; un petit pavillon octogonal près du bassin du Mississipi de 1720 alimenté par des eaux captées en forêt de Carnelle ; des balustrades et statues sans doute de Coysevox ; vingt bassins et fontaines créés par la famille de Turmenyes. Les grilles d'entrée vers l'ouest (avenue de Verdun) et vers le sud (rue des Bohémies), ainsi que les pavillons de garde et les bornes situées sur le parterre sud et devant les écuries font également partie du patrimoine protégé[18],[21].
  • La propriété « Le Domaine » au sud-est du château est issue de la transformation d'anciennes dépendances du château. Elles datent encore du petit château, lieu de résidence des seigneurs de Nointel avant la construction du château actuel, et remontent au XVIIe siècle. Dès l'achèvement du nouveau château, ces dépendances servaient à loger les domestiques et ont été maintes fois remaniées, avant de prendre l'aspect d'un manoir cossu du style néo-Renaissance en 1866. L'ancien colombier à l'est est encore bien identifiable, et les anciennes écuries subsistent au nord, le long de l'impasse Saint-Denis[22].
  • L'obélisque qui fait face au château au sud-est (rue Alain-Bernier) fut dressée en ce lieu en 1932, après qu'il avait été offert en cadeau à Paul Béjot, le propriétaire du château d'alors. Il commémore la victoire de Napoléon à Wagram et a été érigé en 1809 dans le parc du château de Castille à Uzès[22],[23].

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On peut également signaler :

  • L'église Saint-Denis, avenue de Verdun : Elle remonte aux XIIe et XIIIe siècles, mais fut largement remaniée entre 1879 et 1892 par Paul Béjot, maire de 1868 à 1897 et propriétaire du château. Depuis, l'église se présente dans un style néogothique. Elle conserve des fonts baptismaux sculptés du XVIIe siècle[24].
  • Une meule de pressoir, impasse Saint-Denis, visible dans un enclos privé à proximité de l'église : Elle date du XVIIe ou XVIIIe siècle et provient de Normandie. La meule était actionnée par la force animale et servait à écraser des fruits (des pommes en général) placés sur de la paille[25].
  • L'ancienne orangerie du château, rue de l'Orangerie : Construite en 1871 dans un style classique, elle remplaça une orangerie plus ancienne. Situé sur un terrain appelé le clos Servoisier, elle est proche de la perspective de la colonne et de l'actuelle mairie, qui fut le logement du jardinier-chef du château. Le potager du château se trouvait à côté de l'orangerie[22]. Après une période d'abandon, l'orangerie a été réhabilitée et sert aujourd'hui d'atelier et d'habitation à un architecte et sa famille[26].
  • La statue de la Vierge Marie, à l'extrémité ouest de l'allée de Verdun qui part de l'église, près de la voie ferrée à l'ouest du village : Connue comme « Notre-Dame-des-Moissons », elle fut offerte par la famille Béjot le lors du baptême de leur fille Amélie. La Vierge regarde vers l'église et le village. Il lui manque une main, vandalisée et refaite deux fois[27].
  • La grande colonne décorative, à l'extrémité occidentale de l'allée-perspective partant de l'entrée ouest du château, rue des Bohémies : Cette colonne provient d'Uzès, tout comme l'obélisque[28].
  • Lavoir.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Trois « frères Prévost » se sont illustrés dans le dessin botanique ; leur père Jacques était vigneron :

  • Jean-Jacques Prévost, baptisé le ,
  • Guillaume, baptisé le , qui participa à l'expédition de La Pérouse avec son neveu, Jean-Louis Robert,
  • Jean-Louis, baptisé le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Nointel », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Romain Dameron, « Sécurité renforcée autour du lac des Ciments à Beaumont-sur-Oise Fédération française d’études et de sports sous-marins : Afin d'éviter les intrusions et les drames des années passées, d'importantes mesures de sécurité vont être mises en place autour du lac à Beaumont-sur-Oise, dans le Val-d'Oise », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  8. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  11. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  12. « Les maires de Nointel », sur http://www.francegenweb.org (consulté le ).
  13. « Compte rendu du conseil municipal du 28 mars 2014 » [PDF], sur http://www.nointel95.fr (consulté le ).
  14. « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur https://www.data.gouv.fr, (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  18. a et b Notice no PA00080144, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Cf. M. Amiot, François Doury et Isabelle Gaulon, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nointel », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 100-104 (ISBN 2-84234-056-6) ; p. 102.
  20. Le fonds du Musée d'art contemporain de Nointel, réuni par le prince Murat « au terme de vingt années de passion » a pu être désignée comme étant « en Europe, la plus belle collection privée du genre ». Les œuvres dispersées à Drouot en 1987 témoignaient du goût du prince Murat pour des œuvres illustrant « la mort, la violence, la guerre, le sexe, l'érotisme et la pornographie » - cf. Christine Derrey: Les trésors du prince Murat, L'Express, Paris, 25 septembre au 1er octobre 1987). Cf. également La collection de s.a. Le Prince Murat, 600 tableaux contemporains, Paris, Maîtres Binoche et Godeau, Ed. Hôtel Drouot, Paris 1987.
  21. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nointel, op. cit., p. 102-103.
  22. a b et c Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nointel, op. cit., p. 103.
  23. Voir aussi la plaque explicative sur place.
  24. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nointel, op. cit., p. 101.
  25. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nointel, op. cit., p. 104.
  26. Cf. « Les communs », sur Nointel (Val-d'Oise) (site officiel) (consulté le ).
  27. Cf. « Les statues », sur Nointel (Val-d'Oise) (site officiel) (consulté le ).
  28. Cf. « Les colonnes », sur Nointel (Val-d'Oise) (site officiel) (consulté le ).