Noe Itō

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Noe Itō
Ito Noe.png
Noe Itō.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 28 ans)
TokyoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
伊藤野枝Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Écrivaine, critique socialVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint

Noe Itō (伊藤 野枝) (- à Imajuku, Fukuoka, Japon) est une anarchiste japonaise, auteure et féministe qui fut en faveur de l'abolition du mariage et en faveur de l'amour libre contre le patriarcat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle a démontré très tôt des talents d'écriture et d'engagement partisan.

De 1911 à 1916, Noe Itō fait partie de la Société des bas-bleus (Seitō-sha). Ce groupe est fondé, par des militantes féministes, a initialement pour but la promotion de la littérature féminine, mais s'ouvre aussi aux problèmes sociaux touchant les femmes et aux discriminations sexistes. Durant cette période, la Société des bas-bleus publie le journal Seitô (Bas-Bleu), d'inspiration féministe libertaire [1].

À partir de janvier 1915, c'est Noe Itō qui produit presque seule la revue. Elle impulse alors une ligne résolument ouverte aux sujets de société et aux problèmes liés à la place des femmes dans la société japonaise : avortement, amour libre, mariage contraint et prostitution sont abordés. Mais débordée et esseulée (les autres membres de Seitō-sha se détournent, trouvant la démarche trop audacieuse), Noe Itō doit mettre fin en février 1916 à la parution de Seitō[2],[3].

Elle traduit l'ouvrage de Emma Goldman, Anarchisme et autres essais, en japonais.

Elle vit à partir de 1916 avec Sakae Osugi (1885-1923).

En 1923, après le séisme de 1923 de Kantō qui cause la mort de plus de 100 000 personnes, une terreur politique se met en place en direction des ouvriers et des révolutionnaires japonais. La police militaire arrête 1300 militants de gauche, en particulier anarchistes et communistes, Noe Itō en fait partie.[4] Le 16 septembre 1923, Noe, Sakae et leur neveu de 7 ans sont arrêtés, torturés, puis sommairement exécutés par le lieutenant Amakasu au sein du commissariat de Kameido sous couvert de défense de l'État[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Le rappeur Euphonik lui rend hommage dans sa chanson "Itô Noé".

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marianne Enckell, Y en a pas une sur cent, Réfractions, n°24, printemps 2010, texte intégral.
  2. Iwao Seiichi, Iyanaga Teizō, Ishii Susumu, Yoshida Shōichirō, Fujimura Jun'ichirō, Fujimura Michio, Yoshikawa Itsuji, Akiyama Terukazu, Iyanaga Shōkichi et Matsubara Hideichi, « 215. Seitō² ("Les Bas-bleus") », Dictionnaire historique du Japon,‎ volume 17, 1991. lettres r (2) et s (1), p. 152 (lire en ligne)
  3. a et b François, « Itô Noé (1895-1923), une féministe anarchiste au Japon », Alternative libertaire,‎ n°243, octobre 2014 (lire en ligne)
  4. Hideichi Matsubara, Shôkichi Iyanaga, Terukazu Akiyama et Itsuji Yoshikawa, « 350. Museifu-shugi undō », Dictionnaire historique du Japon, vol. 15, no 1,‎ , p. 23–24 (lire en ligne, consulté le 21 janvier 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]