Noëlle Roger

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Noëlle Roger
Noëlle Roger.jpg
Biographie
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Genève
Sépulture
Nom de naissance
Hélène Dufour
Nationalité
Activités
Père
Conjoint
Eugène Pittard (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Henri Bordier (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
Liste détaillée
Archives conservées par
Bibliothèque de Genève (CH BGE Ms. fr. 6161-6272)Voir et modifier les données sur Wikidata
100elles 20190625 Rue Noëlle Roger - Rue de l'Arquebuse 115535-1.jpg
Plaque commémorative
FamilyGravePittard-CimetiereDesRoisGeneva RomanDeckert09062022.jpg
Vue de la sépulture.

Noëlle Roger, de son vrai nom Hélène Dufour, née le à Genève et morte le à Genève, est une romancière et journaliste suisse. Elle écrit de nombreux romans d'anticipation, souvent pessimistes et critiques envers la société. Le plus connu est Le Soleil enseveli, de 1928, qui conte la résurgence de l'Atlantide.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère, Fanny Bordier, est la fille de Henri Léonard Bordier. Son père Théophile Dufour est un juriste et un historien connu pour ses études sur Calvin et Rousseau.

Dès son enfance, Hélène Dufour écrit des poèmes et s'intéresse à la peinture. Elle décide de devenir écrivain. En 1896, elle écrit son premier roman Larmes d'enfant sous le pseudonyme Noëlle Roger. Ce nom est dérivé du prénom inversé de son frère Léon et le prénom de son frère plus jeune Roger. Elle s'engage ensuite à Londres dans le journalisme. Elle se marie en 1900 avec l'anthropologue et ethnographe Eugène Pittard. Elle voyage en Albanie et en Turquie et écrit sur ses voyages. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, elle prend la profession d'infirmière et aide les soldats blessés à l'Hôpital 101 de Lyon. Elle rapporte les paroles des blessés qu'elle y rencontre dans des carnets qui seront publiés en 1915 (Les carnets d'une infirmière)[1]. Dans ses romans et notes, elle décrit la guerre.

À partir des années 1920, Noëlle Roger construit une œuvre conjecturale importante, qualitativement et quantitativement, qui lui occasionnera une renommée durable. Neuf romans abordent successivement les thèmes du cataclysme planétaire (Le Nouveau Déluge, 1922), du surhomme (Le Nouvel Adam, 1924), de la clairvoyance (Celui qui voit, 1926), de l'hérédité psychologique (L'Hôte invisible, 1926), du livre assassin (Le Livre qui fait mourir, 1927), de l'Atlantide (Le Soleil enseveli, 1928), de la captation de la pensée humaine au moyen d'un appareil (Le Chercheur d'ondes, 1931), de la résurrection des morts (Le Nouveau Lazare, 1935), ou de la survivance d'hommes préhistoriques (La Vallée perdue, 1939). Elle y développe une pensée pessimiste commune à de nombreuses productions de l'époque : l'homme est incapable de maîtriser les progrès de la science, l'âge d'or de l'humanité est révolu[2].

Dans les années 1940, elle rapporte sur le monde des enfants. De même, elle publie des biographies sur Jean-Jacques Rousseau, Madame de Staël et Henry Dunant[3].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

  • Larmes d'enfant (s.d.)
  • Nos mensonges (1900-1909)
  • De l'un à l'autre amour (1912)
  • Figures de héros (1916)
  • Le Nouveau Déluge (1922)
  • Le Nouvel Adam (1924)
  • Celui qui voit (1926)
  • L'Hôte invisible (1926)
  • Le Livre qui fait mourir (1927)
  • Le Soleil enseveli (1928)
  • Princesse de lune (1929)
  • Les Amours de Corinne (1930)
  • Le Chercheur d'ondes (1931)
  • Le Nouveau Lazare (1933)
  • Jean-Jacques : le promeneur solitaire (1933)
  • La Vallée perdue (1939)
  • Au seuil de l'invisible (1949)

Ouvrages journalistiques et essais[modifier | modifier le code]

  • Apaisement (1914)
  • La Route de l'Orient. Premier contact avec l'âme turque (1914)
  • Les Carnets d'une infirmière (1915)
  • Le Carnet d'un témoin : Le Passage des évacués à travers la Suisse (1915)
  • Le Feu sur la montagne, journal d'une mère, 1914-1915 (1915)
  • Le Carnet d'un témoin : Le Train des grands blessés... (1916)
  • Le Cortège des victimes, les rapatriés d'Allemagne, 1914-1916 (1917)
  • Terres dévastées et cités mortes... (1919)
  • En Asie Mineure. La Turquie du Ghazi (1930). Préface de Gabriel Hanotaux.
  • Souvenirs sur le “Père des Turcs” (1934-1944)
  • Une lumière sur le monde : la Croix-rouge internationale (1940)
  • L'Enfant cet inconnu (1941)

Honorifique[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Fonds : Papiers Noëlle Roger (1881-1952) [9,6 mètres linéaires, papiers personnels, correspondances, œuvres, papiers scientifiques ou littéraires, carnets de voyages, agendas, coupures de presse]. Cote : CH-000007-9 CH BGE Ms. fr. 6161-6272. Genève : Bibliothèque de Genève (présentation en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Porret, Noëlle Roger. Le Nouvel Adam, La Baconnière, .
  • Michel Porret, « Du récit d’aventure au roman d’anticipation », Passé simple. Mensuel romand d’histoire et d’archéologie, no 79,‎ , p. 26-28.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paule Hochuli Dubuis, « Noëlle Roger, une infirmière engagée », sur Bibliothèque de Genève Le Blog, (consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  2. « Roger, Noëlle », dans Guy Costes et Joseph Altairac, Rétrofictions, Amiens, Encrage, coll. « Interface » (no 5), , 2456 p. (ISBN 978-2-251-44851-0), p. 1790-1792.
  3. [PDF] Papiers Noëlle Roger dans la Bibliothèque de Genève.
  4. « Prix de l'Académie française », sur Académie française (consulté le ).