Nkongsamba

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Nkongsamba
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Littoral
Département Moungo
Démographie
Population 250 000 hab. (est. 2001)
Géographie
Coordonnées 4° 57′ Nord 9° 56′ Est / 4.95, 9.93
Altitude 870 m
Localisation

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Nkongsamba

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Nkongsamba est une ville du Littoral du Cameroun, située à 145 kilomètres de Douala et à 370 kilomètres de Yaoundé. C'est le chef-lieu du Moungo dans la région du Littoral[1], érigé en Communauté urbaine de Nkongsamba en 2008[2]. Une langue appelée pidgin unit les populations de diverses ethnies de la ville.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Le massif du Manengouba est un site naturel réputé. Formé par d'anciens volcans, il se prête à de courtes randonnées. Depuis les villages où se cultive le café, on monte en quelques heures au cœur du massif où vivent les éleveurs Bororos. Il n'est pas rare de voir un tel partage de l'espace. Les cultivateurs occupent les plaines et les premiers contreforts, les éleveurs peuls) s'installent plus haut.

Les chutes d'Ekom

Cet ancien volcan, qui culmine à 2 411 mètres d'altitude, fait partie de la dorsale volcanique occidentale, comme le Mont Cameroun et les Monts Bamboutos. Au sommet, la végétation luxuriante disparaît pour laisser place à des collines verdoyantes. On y trouve aussi deux lacs de cratères, où l’on peut se baigner, les lacs Manengouba.

À environ 30 kilomètres de Nkongsamba, sur la route de l'Ouest, entre Nkongsamba et Melong, on prend une piste de 11 kilomètres qui mène au village d'Ekom où l'on peut voir de très belles chutes, les chutes d'Ekom Nkam. Le Nkam, qui fait la frontière entre les régions du Littoral et de l'Ouest, s'y jette d'une hauteur de 80 m.

Les chutes d'Ekom ont servi de décor au film Greystoke, la légende de Tarzan interprété par Christophe Lambert.

Population[modifier | modifier le code]

Estimée à environ 250 000 habitants en 2008, la population de Nkongsamba est un mélange de diverses ethnies camerounaises. À côté des auchtones, les Mbos, on trouve entre autres les Bamilékés, les Tikars, les Peuls et les Bororos.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transcamerounais.

Après la construction du chemin de fer dans la ville en 1912 par les Allemands, le nom de Nsamba fut donnée à cette dernière par l’administration allemande. Occupé par les Anglais en 1914, la ville passe sous le contrôle français en 1916, avant de devenir un centre administratif en 1923, succédant ainsi à Baré.

Nkongsamba était le terminus du chemin de fer, partant de Douala en passant par Mbanga avec un embranchement sur Kumba.

Structure administrative[modifier | modifier le code]

Outre les villes (I, II et III), la communauté urbaine comprend les villages suivants :

Nkongsamba Ier[3]
Nkongsamba IIe[4]
Nkongsamba IIIe[5]

Économie[modifier | modifier le code]

Plan de la ville (2007)

Nkongsamba est un grand centre agricole avec la culture et la commercialisation du café comme activités principales. Blotties dans une cuvette triangulaire et délimitée par des monts fascinants qui sont des cratères volcaniques déchiquetés : Manengouba avec 2 400 mètres, Nlonako et Koupé, où aux dires des villageois habitent les dieux protecteurs de la région.

La principale activité industrielle à Nkongsamba est le décorticage du café. C’est une activité saisonnière qui permet aux habitants de générer leurs revenus sur une moitié de l’année, l’autre moitié étant consacrée aux activités diverses comme la culture du mais, de l’huile de palme et du petit commerce.

Après avoir été la troisième ville du Cameroun dans les années 1960,70 et 80, Nkongsamba a connu une longue agonie due principalement à la chute des cours du café. Mais depuis le début des années 2000, une renaissance est perceptible. Les infrastructures se reconstruisent. Des grands projets de développement voient le jour comme le Nlonako Valley[6]. Une radio a été créée pour stimuler la relance de la ville mythique. Un autre grand symbole des années de gloire de la ville, l'équipe de football l'Aigle Nkongsamba, sort aussi de son long sommeil.

Éducation[modifier | modifier le code]

Côté éducation, la ville de Nkongsamba possède une centaine d'écoles maternelles et primaires (environ 30 000 écoliers) et une dizaine d’établissements du second degré (on estime à 14 000 le nombre d'élèves du secondaire). Le lycée du Manengouba, le lycée bilingue de Nkongsamba et le collège Sainte-Jeanne d'Arc comptent parmi les établissements de grande renommée sur toute l’étendue du territoire camerounais.

En plus des établissements d’enseignement secondaire, Nkongsamba possède une école de formation des enseignants du secondaire (ENIEG), l'Institut supérieur de management du Manengouba (ISMAM), l'Institut des Beaux-Arts (IBA) et l'École supérieure de formation des infirmiers d'État. Nkongsamba prend petit à petit des allures de ville universitaire.

Évêché[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Nkongsamba[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Loi no 2004/019 du 22 juillet 2004 fixant les règles applicables aux régions, lire en ligne
  2. Décret no 2008/025 du 17 janvier 2008 portant création de la communauté urbaine de Nkongsamba, in Cameroon Tribune, no 9018 du vendredi 18 janvier 2008, p. 5
  3. Mapanet [1]
  4. Mapanet [2]
  5. Mapanet [3]
  6. Nlonako Valley [4]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Philippe Guiffo, Nkongsamba, mon beau village, Éditions de l'Essoah, 1999, 375 p.
  • Goustan Le Bayon, Les Prêtres du Sacré-Cœur et la naissance de l'Église au Cameroun : Kumbo, Foumban, Nkongsamba, Bafoussam, Procure des Missions SCJ, Paris, 1988, 156 p. + pl.
  • Marc Magnani, Nkongsamba : monographie urbaine, Université scientifique technologique et médicale, Grenoble, 1986, 161 p. (mémoire)
  • Bernard Nkuissi, Nkongsamba : les années obscures de la fondation de 1898 à 1923. Essai de monographie urbaine, Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Lille, 1967, 156 p. (mémoire)
  • Alice Tchepannou, Une petite ville à la jonction du système urbain et du monde rural : l'exemple de Nkongsamba au Cameroun, un exemple d'appropriation de l'espace rural environnant par une population urbaine, Université Panthéon-Sorbonne, Paris, 1980, 336 p. (thèse de 3e cycle)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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