Niviaq Korneliussen

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Niviaq Korneliussen
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (33 ans)
NuukVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Activité
Autres informations
Distinction

Niviaq Korneliussen, née le à Nanortalik[1],[2] au Groenland, est une écrivaine inuite groenlandaise[3]. Elle a été révélée par son roman Homo Sapienne, publié en 2014, en groenlandais, et en traduction danoise[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Niviaq Korneliussen grandit à Nanortalik, une petite ville du Sud du Groenland[5]. Sa mère travaille pour le département des impôts du pays tandis que son père est principal d'une école[6]. En 2009, à 18 ans, elle fait son coming out auprès de ses parents par SMS[6]. Adolescente, elle écrit à plusieurs maisons d'éditions pour avoir des conseils d'écriture mais ne reçoit aucune réponse[4].

En 2012, elle gagne un concours de nouvelles mis en place par la maison groenlandaise Milik, avec une nouvelle nommée « San Francisco » mettant en scène cinq personnages LGBT[2]. Peu après avoir gagné cette compétition, la maison d'édition lui propose de publier un de ses textes[6]. Elle écrit son texte en trois semaines[6].

Son premier roman, Homo Sapienne, raconte comment cinq jeunes hommes et femmes cherchent leur voie dans la difficile expression d'une liberté sexuelle et notamment le coming-out lesbien de Fia à Nuuk, la capitale du Groenland et de son frère, qui quitte le pays après avoir eu des relations homosexuelles[4],[7]. Ce roman la fait connaître à l'échelle internationale[6]. D'une écriture nerveuse[4], elle aborde les thèmes de la jeunesse et des questions de minorités sexuelles et de genre au Groenland actuellement[6] dans ce roman choral à cinq voix[8]. Elle aborde aussi la violence domestique et l’alcoolisme[3]. En , elle a vendu près de 3 000 exemplaires du roman en version originale, en groenlandais, un record pour le pays[3]. Pour la publication danoise, elle le traduit elle-même[9]. Après la publication, elle abandonne ses études de psychologie à l'Université du Groenland pour se concentrer sur l'écriture et la promotion de son ouvrage[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Roman[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Korneliussen, Niviaq | Littératures inuites ᐃᓄᐃᑦ ᐊᓪᓚᒍᓯᖏᑦ Inuit Literatures », sur inuit.uqam.ca (consulté le )
  2. a b et c « Histoire d’un livre. Abattre les tabous groenlandais », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. a b et c « Niviaq Korneliussen: la nouvelle voix du Nord », La Presse,‎ (lire en ligne)
  4. a b c d et e (en) « Niviaq Korneliussen on growing up gay in Greenland and her breakout book », The Sydney Morning Herald,‎ (lire en ligne)
  5. « La fièvre du Grand Nord », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. a b c d e et f (en) Alastair Gee, « The Young Queer Writer Who Became Greenland’s Unlikely Literary Star », The New Yorker,‎ (ISSN 0028-792X, lire en ligne, consulté le )
  7. « Niviaq Korneliussen, l'icône lesbienne qui venait du Groenland », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  8. « Homo sapienne : la jeunesse queer qui prend voix », Radio Canada,‎ (lire en ligne)
  9. (en-GB) Hannah Jane Parkinson, « Crimson by Niviaq Korneliussen review – rage and queer romance under an icy sun », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  10. (en) Barron, « Read Greenlandic Writer Niviaq Korneliussen's Short Story "San Francisco" », Culture Trip,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. (en) « The Young Queer Writer Who Became Greenland’s Unlikely Literary Star », sur The New Yorker,

Liens externes[modifier | modifier le code]