Nitrite de sodium

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Nitrite de sodium
Nitrite de sodium
Identification
Nom UICPA Nitrite de sodium
No CAS 7632-00-0
No EINECS 231-555-9
Code ATC V03AB08
No E E250
Apparence solide de formes variables hygroscopique, blanc a jaune[1].
Propriétés chimiques
Formule brute NNaO2NaNO2
Masse molaire[2] 68,9953 ± 0,0008 g/mol
N 20,3 %, Na 33,32 %, O 46,38 %,
Indice d’acide heho
Propriétés physiques
fusion (décomposition) : 280 °C[1]
ébullition Se décompose au-dessous du point d'ébullition à 320 °C[1]
Solubilité dans l'eau à 20 °C : 820 g·l-1[1]
Masse volumique 2,2 g·cm-3[1]
Précautions
SGH[3]
SGH03 : ComburantSGH06 : ToxiqueSGH09 : Danger pour le milieu aquatique
Danger
H272, H301, H400,
Directive 67/548/EEC
Toxique
T
Comburant
O
Dangereux pour l’environnement
N



Transport
-
   1500   
Écotoxicologie
DL50 85 mg·kg-1 (rats)
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le nitrite de sodium, de formule NaNO2, est le nitrite le plus important dans l'industrie chimique.

La masse molaire moyenne du nitrite de sodium est : 69,00 g.mol-1. L'ancienne méthode de fabrication était basée sur la réduction du nitrate de sodium par le plomb métallique à 420 °C :

Le nitrite de sodium s'obtient de nos jours comme sous-produit lors de la synthèse industrielle de l’acide nitrique. Le mélange de monoxyde d'azote et de dioxyde d'azote produit lors de cette synthèse est absorbé par une solution d’hydroxyde de sodium ce qui conduit à du nitrite et à du nitrate de sodium.

Solubilité aqueuse

Utilisations et critiques[modifier | modifier le code]

  • Le nitrite de sodium est très connu comme inhibiteur de la croissance des spores de Clostridium botulinum, responsables du botulisme, dans les viandes réfrigérées[4]. Son efficacité dépend de plusieurs facteurs, dont le niveau de nitrite résiduel, le pH, la concentration en sel, la présence d'ions réducteurs et la teneur en fer[5]. Il faut toutefois remarquer que le nitrite de sodium n'est pas considéré comme efficace contre les entérobactéries pathogènes comme Salmonella et Escherichia coli.
  • Le nitrite de sodium, appelé également sel nitrité[6], est un additif alimentaire qui, selon la Libre.be', « est suspecté de jouer un rôle dans le développement du cancer colorectal, le troisième cancer le plus mortel en France ». Mais il permet de lutter contre la bactérie responsable du botulisme, et les lobbies industriels tentent d'empêcher son interdiction[7]. Selon le magazine d'investigation télévisuel mensuel Cash Investigation, il existerait des solutions alternatives aux nitrites[8]. Cependant, le rapport du Commission d'indemnisation des victimes d'infractions remis à la Commission européenne en janvier 2016 affirme le contraire[9].
  • Antidote lors d'intoxication au cyanure, le nitrite de sodium est injecté par voie intraveineuse immédiatement après l'ingestion accidentelle de cyanure. Il permet alors de minimiser la fixation des cyanures au Fe(II) de l'hémoglobine (très forte affinité) par formation de méthémoglobine (le fer de l'hème est oxydé en Fe(III), dont l'affinité pour les ions cyanure est alors diminuée.
  • Le nitrite de sodium fait partie de la liste des médicaments essentiels de l'Organisation mondiale de la santé (liste mise à jour en avril 2013)[10].

Nitrosamines[modifier | modifier le code]

Réactions[modifier | modifier le code]

Au laboratoire, le nitrite de sodium peut être utilisé pour détruire l'excès d'azoture de sodium[11],[12] :

2 NaN3 + 2 NaNO2 + 2 H+ → 3 N2 + 2 NO + 2 Na+ + 2 H2O.

Au-dessus de 330 °C, le nitrite de sodium se décompose (dans l'air) en oxyde de sodium, monoxyde d'azote et dioxyde d'azote[13] :

2 NaNO2 → Na2O + NO + NO2.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e NITRITE DE SODIUM, fiche de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée le 9 mai 2009
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. Numéro index 007-010-00-4 dans le tableau 3.1 de l'annexe VI du règlement CE N° 1272/2008 (16 décembre 2008)
  4. Andrew Milkowski, Harsha K. Garg, James R. Coughlin et Nathan S. Bryan, « Nutritional epidemiology in the context of nitric oxide biology: A risk–benefit evaluation for dietary nitrite and nitrate », Nitric Oxide, série Inorganic Nitrate and Nitrite: Physiology, Pathophysiology and Therapeutics, vol. 22,‎ , p. 110–119 (DOI 10.1016/j.niox.2009.08.004, lire en ligne)
  5. (en) Jeffrey J. Sindelar, « Sodium Nitrite in Processed Meat And Poultry Meats: A Review of Curing and Examining the Risk.Benefit if Its Use », AMSA White Paper Series,‎ november, 2011 (lire en ligne)
  6. [1]
  7. « De multiples sources le prouvent : le jambon peut tuer », La Libre.be,‎ (lire en ligne)
  8. « Nitrite de sodium, l'additif qui fait mal », Feminin Bio,‎ (lire en ligne)
  9. (fr) « L'argumentaire de la Fédération Française des Industriels Charcutiers (FICT) en faveur des nitrites - Paris-Bistro », Paris-Bistro,‎ (lire en ligne)
  10. WHO Model List of Essential Medicines, 18th list, avril 2013
  11. (en) « Sodium Azide », Hazardous Waste Management, Northeastern University,‎
  12. (en) Committee on Prudent Practices for Handling, Storage, and Disposal of Chemicals in Laboratories, Board on Chemical Sciences and Technology, Commission on Physical Sciences, Mathematics, and Applications, National Research Council, Prudent practices in the laboratory: handling and disposal of chemicals, Washington, D.C., National Academy Press, (ISBN 0-309-05229-7, lire en ligne)
  13. (en) Kurt H. Stern, « High Temperature Properties and Decomposition of Inorganic Salts; Part 3. Nitrates and Nitrites », US Naval Research Laboratory, vol. 1, no 3,‎ , p. 750–751 (DOI 10.1063/1.3253104, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]