Nirguna Brahman

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Nirguṇa brahman (devanāgarī: निर्गुण ब्रह्मन्, nirguṇa brahman) est une expression composée de nirguṇa, qui signifie en sanskrit (et dans d'autres langues indiennes comme le hindi), « dépourvu de qualités »[1] ou « sans qualité »[2], « sans les trois qualités (les gunas: sattva, rajas, tamas) »[2], et de Brahman qui veut dire « absolu »[2] ou encore « au-delà de tout attribut »[2]. Au sens courant, nirguṇa signifie toujours nirguṇa brahman, c'est-à-dire « Dieu (intemporel) »).

Nirguna et saguna[modifier | modifier le code]

Dans la philosophie indienne, nirguṇa brahman désigne le Divin transcendant non manifesté ou encore l'Absolu et s'oppose au saguṇa brahman[1] : l'Absolu avec attributs. Selon les traditions dans l'hindouisme, issues aux différents courants créés au cours des siècles, des divinités comme Vishnu ont été considérées comme nirguna brahman et d'autres comme Krishna comme appartenant à la foi saguna[3]. Se rattachent au courant nirguna des auteurs comme Kabir, Ravidas et Nanak et au courant saguna Tulsidas, Sûr-Dâs et Mirabai[4].

Nirguṇa brahman dans le Vedānta[modifier | modifier le code]

Dans le Vedānta et plus particulièrement dans l'Advaita Vedānta, nirguṇa brahman correspond à la Conscience pure[5] universelle qui est sans attribut ou sans qualification.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b The Sanskrit Heritage Dictionary de Gérard Huet
  2. a b c et d Nicole Balbir, Jagbans K. Balbir, avec la participation de Sarasvati Joshi, Niti Srivastava, Vraj Raj Joshi, Hindi français. Dictionnaire général, Paris, L'Asiathèque, 1992.
  3. W.J. Johnson, Dictionnary of Hinduism, Oxford, Oxford University Press, 2009, p. 222, (ISBN 9780198610250)
  4. (en) John S. Hawley & Mark Juergesmeyer (Texts and notes by John S. Hawley ; Translations by J. S. Hawley & Mark Juergesmeyer), Songs of the Saints of India, Delhi, Oxford University Press India, , xix, 244 p. (ISBN 978-0-195-69420-8), p. 3-7
  5. Eliot Deutsch, Sylvie Girard, Qu'est-ce que l'Advaita Vedanta ?, Paris, Les Deux Océans, 1980, p. 122