Niklaus Manuel Güdel

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Niklaus Manuel Güdel
Niklaus Manuel Güdel.jpg
Niklaus Manuel Güdel lors d'une séance de dédicaces au Centre Pompidou (Paris) en 2016.
Naissance
Nationalité
Activité
Influencé par

Niklaus Manuel Güdel est un artiste peintre, historien de l'art et commissaire d'exposition de nationalité costaricienne et suisse, né le à Delémont (Suisse).

Biographie[modifier | modifier le code]

De mère costaricienne et de père bernois, élevé « dans la pure tradition protestante et sans télévision[1] ». Son enfance est partagée entre la Suisse et le Costa Rica, où il retourne régulièrement.

Après l'obtention d'une maturité fédérale en arts visuels au Lycée cantonal de Porrentruy, Niklaus Manuel Güdel entreprend des études de philosophie et de littérature française à l'Université de Bâle, puis d'histoire de l'art à l'Université de Neuchâtel[2] où il obtient sa maîtrise universitaire.

En 2009, à Bâle, Niklaus Manuel Güdel fonde la revue Les Lettres et les Arts, qu'il dirige jusqu'en 2014 et à laquelle ont notamment collaboré Richard Millet, Daniel de Roulet, Mario Botta et Thomas Sandoz[3]. Auparavant, il a collaboré à la production d’opéras auprès de Facundo Agudin et s'était intéressé au théâtre. Sa pièce En Aparté est créée à Porrentruy en 2007.

En tant qu'artiste peintre et plasticien, il expose depuis 2012 régulièrement en Suisse et à l'étranger (voir Parcours artistique). Plusieurs ouvrages ont été consacrés à son travail; en 2015, l'éditeur Hatje Cantz publie une imposante monographie sur son travail[4].

En tant qu'historien de l'art, il consacre ses recherches aux peintres Ferdinand Hodler et Gustave Courbet. Depuis 2015, il dirige les Archives Jura Brüschweiler qui conservent le fonds documentaire privé le plus important sur Ferdinand Hodler, publie de nombreuses études sur cet artiste et collabore a plusieurs expositions majeures, notamment avec le Leopold Museum de Vienne[5].

Parcours artistique[modifier | modifier le code]

Le début du parcours artistique de Niklaus Manuel Güdel est marqué par le Cycle de la mémoire, débuté en 2010 et qui fera l’objet, deux ans plus tard, d'une exposition et d’une première publication sur son œuvre[6], préfacée par l'écrivain français Pierre Péju. En 2013, Niklaus Manuel Güdel présente une série d'aquarelles à la Galerie Rosa Turetsky à Genève[7]. La même année, il fait partie des artistes sélectionnés pour JUNGKUNST[8], une exposition nationale d'envergure qui présente chaque année un choix de jeunes artistes suisses émergents.

En 2015, le Musée jurassien d'art et d'histoire de Delémont présente une grande installation en bois mitraillé et son cycle de peintures Comme un blanc. À cette occasion, la prestigieuse maison d'édition Hatje Cantz publie une monographie sur son travail.

L'année 2016 marque une étape décisive dans son parcours artistique, avec sa première exposition personnelle en France, à la Galerie Valérie Delaunay (Paris) qui présente la suite de sa série Comme un blanc. Son travail, reconnu et assimilé au renouveau de la figuration, s'inscrit dès lors dans une perspective historique que vient confirmer sa participation, en juin de la même année, à l'exposition Figuration 2.0 au Centre d'art contemporain de Saumur.

Dans la foulée, le Museo de arte y diseño contemporaneo de San José (Costa Rica), présente une exposition autour de son installation en bois mitraillé Trees Remember Too et publie un catalogue sur cette œuvre[9]. A la Galerie C à Neuchâtel, il expose notamment avec Philippe Cognée, Luc Andrié, Alain Huck, Guy Oberson et Catherine Gfeller, dans le cadre d’une vaste exposition sur le renouveau de la peinture de paysage autour de Maximilien de Meuron[10].

Depuis lors, ses œuvres sont régulièrement présentées dans le cadre d'expositions personnelles et collectives en Suisse, France, Espagne, Italie, République tchèque et au Costa Rica[11].

L’œuvre de Niklaus Manuel Güdel se construit autour du thème de la mémoire. Souvenirs personnels, imaginaire de l’enfance, références historiques ou mémoire des disparus peuplent les tableaux du peintre qui se distinguent par le contraste entre des figures ou des formes blanches et des fonds colorés. Pierre Péju a également rapproché sont travail de la photographie, en évoquant l’image d’un cliché de famille surexposé où les visages seraient à moitié effacés par la lumière[12]. La peinture de Niklaus Manuel Güdel, intimement liée à sa double appartenance au Costa Rica et à la Suisse, interroge le rapport de l’homme à la mémoire et au temps.

Activité d'historien de l'art[modifier | modifier le code]

En tant qu'historien de l'art, il se spécialise dès 2013 dans l'étude de la vie et de l'œuvre du peintre suisse Ferdinand Hodler. Il est notamment l'auteur de la première édition critique de La Mission de l’artiste[13]. À la suite d'une rencontre avec l'expert de Hodler, Jura Brüschweiler, il décide de poursuivre ses travaux sur Ferdinand Hodler et prend la direction des Archives Jura Brüschweiler en 2015. Il fonde l'année suivante la collection "Hodleriana" aux Éditions Notari, dont le premier ouvrage est un texte posthume de Jura Brüschweiler sur Hodler érotique. En 2017, il signe avec Diana Blome un ouvrage de référence sur les écrits esthétiques de Ferdinand Hodler paru dans cette même collection. Il a également collaboré à la rétrospective Hodler du Leopold Musem de Vienne, a été co-commissaire de l'exposition Hodler et le Léman au Musée d'art de Pully[14]. En 2018, il sera commissaire d'une exposition qui dévoile pour la première fois au public les archives inédites de Ferdinand Hodler et qui se tiendra à la Fondation Martin Bodmer à Genève.

En 2017, Niklaus Manuel Güdel, mandaté par la République et Canton du Jura, produit un rapport de recherches en authenticité et provenance en collaboration avec le Centre du droit de l'art à Genève portant sur tableau inconnu de Gustave Courbet légué au canton jurassien[15].

Principales expositions (en tant qu'artiste)[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles (sélection)
  • 2018 : Fondation Anne et Robert Bloch, Delémont
  • 2016 : Museo de arte y diseño contemporáneo, San José
  • 2016 : Galerie Valérie Delaunay, Paris
  • 2015 : Musée jurassien d'art et d'histoire / Artsenal, Delémont
  • 2013 : Galerie Rosa Turetsky, Genève
  • 2012 : SELZ art contemporain, Perrefitte
Expositions collectives (sélection)
  • 2018 : "Premio Carlo Bonatto Minella", Czech Center, Prague
  • 2017 : "La Petite Collection, vol. III", Galerie Bertrand Grimont, Paris
  • 2017 : "Premio Carlo Bonatto Minella", AreaCreativa42, Turin
  • 2017 : "Premio Combat", Museo Civico Giovanni Fattori, Livourne
  • 2016 : "MdM. Du rêve à l'utopie", Galerie C, Neuchâtel
  • 2016 : "Figuration 2.0", Centre d'art contemporain Bouvet Ladubay, Saumur
  • 2016 : The Solo Project, Galerie Valérie Delaunay, Bâle
  • 2016 : Art Paris Art Fair, Galerie Valérie Delaunay, Grand Palais, Paris
  • 2015 : "Cantonale Berne Jura", Kunsthaus Interlaken, Interlaken
  • 2014 : "Cantonale Berne Jura", Musée jurassien des arts, Moutier
  • 2014 : "Allégorie", Villa Dutoit, Genève.
  • 2014 : CALL XVI, Galerie Luis Adelantado, Valence (Espagne)
  • 2014 : "Végétalus", Galerie C, Neuchâtel
  • 2013 : "Biennale de la SAMBA", Musée des Beaux-Arts, La Chaux-de-Fonds
  • 2013 : "Cantonale Berne Jura", Kunsthaus Interlaken, Interlaken
  • 2013 : Jungkunst, Halle 52, Winterthour

Bibliographie (en tant qu'artiste)[modifier | modifier le code]

  • Niklaus Manuel Güdel. Trees Remember Too, textes de Fiorella Resenterra, Adriana Collado Chaves, Niklaus Manuel Güdel et Sophie Vantieghem, San José, MADC, 2016.
  • Niklaus Manuel Güdel. The Memory of Silence, textes de Chus Martínez, Dominique de Font-Réaulx, Karine Tissot, Yves Guignard, Diane Antille, Léa Bismuth et Sophie Vantieghem, Ostfildern, Hatje Cantz, 2015.
  • Niklaus Manuel Güdel. Mémoire. Souvenir. Histoire, textes de Pierre Péju, Yves Guignard, Diane Antille, photographies d'Augustin Rebetez, Genève, Editions Notari, 2012.

Bibliographie (en tant qu'historien de l'art)[modifier | modifier le code]

  • Diana Blome et Niklaus Manuel Güdel (éd.), Courbet/Hodler. Une rencontre, Genève, Editions Notari, 2019.
  • Niklaus Manuel Güdel, Gustave Courbet. Une enquête sur le paysage, Dijon, Les presses du réel, 2019.
  • Niklaus Manuel Güdel (dir.), Gustave Courbet. Les Dessins, Paris, Les Cahiers dessinés, 2019.
  • Niklaus Manuel Güdel (dir.), Ferdinand Hodler: Documents inédits. Fleurons des Archives Jura Brüschweiler, Genève, Editions Notari, 2018.
  • Diana Blome et Niklaus Manuel Güdel (éd.), Ferdinand Hodler et le Léman, Berlin, Hatje Cantz, 2018.
  • Diana Blome et Niklaus Manuel Güdel, Ferdinand Hodler. Ecrits esthétiques, Genève, Editions Notari, 2017.
  • Ferdinand Hodler, La Mission de l'artiste, édition établie et commentée par Niklaus Manuel Güdel, Genève, Editions Notari, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Propos de l'artiste dans l'émission "Devine qui vient dîner" de Michèle Durand-Vallade, 5 mars 2012.
  2. Voir notice biographique.
  3. www.les-lettres-et-les-arts.com
  4. Site officiel de l'éditeur.
  5. « Archives Jura Brüschweiler », sur Archives Jura Brüschweiler (consulté le 21 mars 2018)
  6. Pierre Péju, Yves Guignard et Diane Antille, Niklaus Manuel Güdel. Mémoire. Souvenir. Histoire, Genève, Editions Notari, 2012.
  7. www.rosaturetsky.com.
  8. www.jungkunst.ch.
  9. (es) « Trees remember too (Los árboles también recuerdan) | Museo de Arte y Diseño Contemporáneo », sur www.madc.cr (consulté le 21 mars 2018)
  10. « "MdM" du rêve à l'utopie 15.09–05.11.16 », sur Galerie C (consulté le 21 mars 2018)
  11. « Niklaus Manuel Güdel », sur Niklaus Manuel Güdel (consulté le 21 mars 2018)
  12. Pierre Péju, Yves Guignard, Diane Antille, Niklaus Manuel Güdel. Mémoire. Souvenir. Histoire, Genève, Editions Notari, 2012, p. 9.
  13. Ferdinand Hodler, La Mission de l'artiste, édition établie et commentée par Niklaus Manuel Güdel, Genève, Editions Notari, 2014.
  14. « Accueil », sur www.museedartdepully.ch (consulté le 21 mars 2018)
  15. « Ce mystérieux Gustave Courbet légué au Jura | Canal Alpha », sur www.canalalpha.ch (consulté le 21 mars 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]