Niels Henrik Abel

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Niels Henrik Abel
Description de cette image, également commentée ci-après
Niels Henrik Abel
Naissance
Finnøy (près de Stavanger) (Norvège)
Décès (à 26 ans)
Froland (près d'Arendal) (Norvège)
Nationalité Drapeau de la Norvège Norvège
Domaines mathématicien
Diplôme Université d'Oslo
Renommé pour Variété abélienne
Groupe abélien
Théorèmes d'Abel Ce lien renvoie vers une page d'homonymie
Intégrale abélienne

Niels Henrik Abel (1802-1829) est un mathématicien norvégien. Il est connu pour ses travaux en analyse mathématique sur la semi-convergence des séries numériques, des suites et séries de fonctions, les critères de convergence d'intégrale généralisée, sur la notion d'intégrale elliptique ; et en algèbre, sur la résolution des équations.

Enfance[modifier | modifier le code]

Le père de Niels Henrik Abel est un pasteur protestant luthérien, lui-même fils de pasteur. Éduqué à Copenhague, il est obligé d'aller travailler à Finnøy en 1800. Il déménage donc sur cette petite île du sud-ouest de la Norvège et, la même année, fait la connaissance de sa future épouse, Anne Marie Simonsen, fille d'un marin marchande. Le couple a rapidement des enfants, Niels Henrik Abel, né en 1802, est le deuxième de la fratrie de six, cinq fils et une fille[1]. Alors qu'il est âgé de deux ans, le poste de pasteur de la paroisse de Gjerstad qu'occupe son grand-père se retrouve vacant et son père prend la relève. Abel passe ainsi ses premières années dans un pays frappé par la famine du fait du blocus continental, Napoléon Ier ayant contraint les couronnes de Norvège et de Danemark à rejoindre sa coalition contre l'Angleterre[2]. Son père, Sören Georg Abel, éduque lui-même ses deux fils aînés jusqu'en 1815[n 1], puis les envoie à l'école de la cathédrale de Christiania où ils assistent à des cours de langues classiques et modernes, d'arithmétique et de géométrie. Au départ, Niels Henrik ne fait preuve d'aucun intérêt pour les mathématiques, jusqu'au jour où, en 1818, un nouveau professeur vient remplacer l'ancien[n 2]. Ce jeune enseignant ouvert aux idées nouvelles et instruit de mathématiques, Bernt Michael Holmboe, suscite chez le jeune Norvégien une vocation pour cette discipline. Il l'encourage à lire lui-même les plus grands mathématiciens de l'époque et lui communique la liste des maîtres qu'il étudie. Il enseigne la mécanique céleste d'après Newton et Lalande[5].

Études[modifier | modifier le code]

Le pére de Niels Henrik Abel meurt en 1820, sa mère et ses cinq frères se retrouvent dans une situation extrêmement précaire. Convaincu du talent de Niels Henrik pour les mathématiques, Holmboe lui obtient une bourse pour étudier à l'université d'Oslo[n 3]. Abel intègre l'université d'Oslo en 1821. Les mathématiques relèvent de la faculté de philosophie, et il n'y a alors aucun diplôme de science, une matière que seuls deux professeurs enseignent : Søren Rasmussen et Christopher Hansteen. Malgré tout, Abel est bien décidé à se former comme mathématicien, et assiste donc aux cours de ces deux spécialistes qui lui enseignent les fondamentaux : introduction générale aux mathématiques et un peu de géométrie sphérique et son application en astronomie. Lors de sa première année à l'université, Abel organise son temps libre autour de deux grandes priorités : préparer son examen pour obtenir le titre de candidatus philosophiae et étudier tous les textes de mathématiques avancées que possède la bibliothèque. Sa réussite à l'examen est en demi-teinte : il n'obtient que la note minimale pour valider les différentes matières, à l'exception de la physique théorique et des mathématiques où il obtient dans les deux cas la note maximale (et en mathématiques, avec mention). Quant à son deuxième objectif, il semble qu'il a dévoré tous les livres disponibles, et qu'il se retrouve bien vite à un stade où sa passion pour les études est remplacée par un fort désir de mener à bien des recherches. C'est le début d'une longue phase productive, qui l'amène rapidement à dépasser ses maîtres tout en apportant quelques contributions d'une pertinence rare[7].

En 1822, quand Abel peut enfin se consacrer pleinement aux recherches en mathématiques, lui et les mathématiciens de son milieu comprennent qu'il leur faut quitter la Norvège pour rencontrer les grands mathématiciens du moment. Il postule donc pour une bourse d'étude, mais la commission d'examen exige qu'il reste à Oslo au moins pendant deux ans et apprenne les langues modernes — le français et l'allemand — pour communiquer sans difficulté avec les personnes qu'il compte rencontrer. Il étudie donc les langues pour préparer son voyage[8].

En 1823, il publie un article portant cette fois sur une question de physique appliquée : l'analyse de l'influence de la Lune sur le mouvement d'un pendule, mais l'astronome éditeur allemand Heinrich Christian Schumacher — qu'il rencontrera plus tard — y détecte une erreur et le rejette. Il étudie en détail les Disquisitiones arithmeticae de Gauss et s'attaque sans tarder à la multitude de problèmes théoriques qu'elle renferme. L'influence de Gauss le pousse à examiner des problèmes liés à la théorie des nombres, à la théorie des équations et à la rectification de la lemniscate, ce qui l'amène ultérieurement à étudier les fonctions elliptiques. En 1823, il publie ses premiers articles, dans le Magazin for Naturvidenskaberne[n 4], initié par Hansteen et dirigé par Baltazar Mathias Keilhau[9]. Il y résout notamment deux problèmes de calcul intégral nés de la lecture des Fondements du calcul différentiel d'Euler et des Exercices de calcul intégral de Legendre. Dans son article, il résout une question de mécanique rationnelle qui généralise le problème de la courbe tautochrone et débouchera sur l'étude d'une équation, dite intégrale abélienne, qui est la première équation connue de ce type. Un deuxième article porte sur la théorie de l'élimination, une branche de la théorie des équations algébriques[n 5],[11].

La même année, il publie un article portant cette fois sur une question de physique appliquée : l'analyse de l'influence de la Lune sur le mouvement d'un pendule, mais l'astronome éditeur allemand Heinrich Christian Schumacher — qu'il rencontrera plus tard — y détecte une erreur et le rejette[8].

En mars 1823, Christopher Hansteen présente à l’université le mémoire d'Abel dans lequel il démontre que l'équation quelconque de degré cinq n'est pas résoluble à partir de combinaisons de racines des coefficients (théorème d'Abel). Ses travaux suscitent un tel enthousiasme chez Holmboe, les mathématiciens Søren Rasmussen et Christopher Hansteen, ainsi que chez le recteur Niels Treschow, que lorsqu'il demande à l'université l'une des chambres réservées aux étudiants désargentés, non seulement on la lui accorde, mais on lui attribue aussi une petite allocation. En 1823, grâce à l'aide financière des enseignants, Abel peut se rendre au Danemark pour rencontrer des mathématiciens danois, dont Carl Ferdinand Degen. Ce voyage lui permet surtout de faire la connaissance de Christine Kemp, alias Crelly, qui deviendra sa fiancée. Peu de temps après, il obtient une bourse d'étude du gouvernement norvégien, afin de visiter les grands pôles des mathématiques européennes de l'époque, dont Paris[n 6], Berlin et Göttingen[12].

Voyage en Europe[modifier | modifier le code]

Au cours de l'été 1825, il part pour Copenhague et de là arrive à Altona, où il rencontre l'astronome Heinrich Christian Schumacher, ami de Gauss.

En , il arrive à Berlin pour rendre visite au mathématicien August Leopold Crelle[n 7]. Quand Crelle parle mathématiques avec son jeune interlocuteur, son attention est accrochée. Lui qui envisage la création d'une revue scientifique dédiée uniquement aux mathématiques, comprend rapidement qu'il a un diamant brut face à lui. En 1826, il fonde le Journal für die reine und angewandte Mathematik[n 8], plus tard connu sous le nom de Journal de Crelle, qui sera la première publication périodique sur la recherche en mathématiques en Allemagne, à n'être contrôlée par aucune institution. En l'espace de quatre mois (-) Abel rédige six articles, dont :

Étant donné le peu d'articles envoyés au Crelle, son fondateur décide de l'ouvrir à d'autres langues que l'allemand, ce dont profite Abel pour présenter et publier ses travaux en français. La relation Crelle-Abel est aussi productive que symbiotique. Crelle, qui a traduit une multitude de textes majeurs des mathématiques — du français à l'allemand — et possède une superbe bibliothèque, la met tout de suite à la disposition du jeune Norvégien, qui lit les œuvres récentes de Cauchy et adopte sa démarche[n 9]. Il cherche à prolonger autant que possible son séjour berlinois, mais en Allemagne, la ville de Göttingen — où réside Gauss — est considérée comme une étape prioritaire. Ayant eu vent du caractère peu avenant du mathématicien allemand, il décide de reporter sa visite. Il visite Leipzig, puis passe un mois à Freiberg — où les conditions lui paraissent propices à la recherche — et où il rédige son article sur la formule du binôme. Avec l'élite de la jeunesse scientifique norvégienne, il visite Dresde, Prague, Vienne, Graz, Trieste, Venise, Vérone, Bolzano, Innsbruck, le massif des Dolomites et Bâle, [n 10] d'où il reprend son voyage en solitaire vers Paris[17].

Déception à Paris[modifier | modifier le code]

Abel arrive à Paris pendant l'été 1826, l'université et sa bibliothèque sont fermées, les cours sont terminés. Il voit là une occasion de mieux préparer ses premiers entretiens avec les savants parisiens, et parachever un mémoire sur les fonctions elliptiques sur lequel il travaille depuis quelque temps. Il rédige en parallèle d'autres travaux qu'il souhaite voir paraître dans les Annales de mathématiques pures et appliquées (France), dans les Annales (Autriche) et dans le Journal de Crelle. Parmi tous ces manuscrits que prépare Abel, le plus riche et le plus chronophage est le mémoire pour l'Académie des sciences, le Mémoire de Paris, ainsi qu'il sera baptisé à titre posthume[n 11]. Encore inconnu, Abel ne parvient pas à entrer en contact avec les mathématiciens dont il a lu les livres, Adrien-Marie Legendre, Siméon Denis Poisson et Augustin Louis Cauchy. Au sujet de ce dernier, il écrit à Holmboë : « Cauchy cultive l'extravagance, il est impossible de s'entendre avec lui, et pourtant il est celui qui sait le mieux comment il faut faire des mathématiques ».

Pour se faire reconnaître, Abel remet son mémoire à l'Académie des sciences, qui est présenté le par son secrétaire perpétuel Joseph Fourier, lequel lit l'introduction du manuscrit devant les académiciens en présence d'Abel. La révision du manuscrit est confiée à Cauchy et Legendre, et la production d'un rapport à Cauchy. Impressionné par la longueur du mémoire et la technicité du contenu, le mathématicien français — dont la subsistance dépendait de ses propres travaux — délaisse le manuscrit qui se retrouve au fond d'un tiroir[n 12]. Dans l'attente d'une invitation qui ne vient pas, Abel peut lire une nouvelle édition augmentée du Traité des fonctions elliptiques de Legendre et rédige deux articles pour le Journal de Crelle, premières pages de son copieux mémoire intitulé Recherches sur les fonctions elliptiques et publié en 1827 et 1828. Lassé et à court d'argent, il quitte Paris le et met le cap sur Berlin. [20].

Dernières années[modifier | modifier le code]

De retour à Christiania, Niels Henrik Abel ne peut obtenir de poste stable à l'université, et doit accepter un travail de répétiteur dans une académie militaire récemment créée. Bien que spectaculaire, le résultat d'Abel de 1826 — qui contient la preuve de l'impossibilité de résoudre l'équation du cinquième degré par radicaux —, ne veut pas dire que certaines équations particulières ne peuvent pas être résolues par radicaux. Il est fasciné par la théorie des équations. Conscient des limites de son théorème d'impossibilité, il se met à étudier les conditions garantissant la résolubilité par radicaux d'équations particulières : une entreprise dont le point d'orgue est son Mémoire sur une classe particulière d'équations résolubles algébriquement, écrit en 1828 et publié dans le Journal de Crelle en 1829, peu avant sa mort[21].

Quelques mois seulement après son retour, il contracte la tuberculose. C'est à ce moment que Jacobi publie ses premiers résultats sur les intégrales elliptiques : d'abord un théorème sur les transformations rationnelles dans ces intégrales, puis une formule d'inversion. En , Abel généralise le résultat de Jacobi sur les transformations rationnelles. Ce dernier est enthousiaste et fait à Crelle et à Legendre l'éloge d'Abel. Conscient que la situation financière d'Abel est critique, Crelle mène campagne pour lui décrocher un poste de professeur à Berlin. Parallèlement, Abel exige du gouvernement norvégien un poste à Oslo, le cas contraire, il s'en irait à Berlin où on l'attendait. Toutefois, ce chantage fait long feu.

En 1829, Jacobi compte publier son mémoire sous le titre Nouveaux fondements pour une théorie des fonctions elliptiques. Lorsque Abel en est informé, il décide lui aussi de rédiger un nouvel article qu'il intitule Précis d'une théorie des fonctions elliptiques, qui paraît en 1829, malheureusement à titre posthume[22].

Pour les fêtes de Noël 1828, Abel voyage d'Oslo (où il était seul) à Froland, où se trouvent plusieurs de ses amis et sa fiancée. Il est déjà malade et ce voyage de plusieurs jours lui a été vivement déconseillé par son médecin. Une fois arrivé à Froland, il ne cesse de travailler sur ses articles au point de s'épuiser. Malgré tout, le , il envoie un dernier article à Crelle. Il s'est convaincu que l'Académie des sciences de Paris ne publiera jamais son mémoire, et sent bien qu'il faut présenter rapidement ses résultats pour éviter que d'autres, comme Jacobi, ne le devancent. Il publie donc un texte bref contenant l'énoncé du théorème principal du Mémoire de Paris, son fameux théorème d'addition. dans cet article de seulement deux pages, il précise que diverses applications seront développées lors d'études ultérieures, mais il ignore que ce travail sera le dernier de toute sa carrière. Sa santé s'est détériorée, on l'empêche de repartir le 9 janvier, car il ne peut plus cacher qu'il crache du sang depuis quelque temps. Il meurt de la tuberculose le , à l'âge de vingt-six ans. Le 8 avril, deux jours seulement après sa mort, Crelle lui écrit une lettre d'Allemagne pour l'informer de la décision du gouvernement de lui octroyer un poste de professeur permanent à Berlin. « Tu n'auras plus à te soucier de ton avenir », lui dit-il dans cette lettre[23],[24].

Diffusion posthume de l'œuvre d'Abel[modifier | modifier le code]

L'Académie des sciences de Paris décide d'octroyer le Grand Prix de 1830 à la fois à Abel — à titre posthume, pour son Mémoire de Paris dont la publication avait déjà été acceptée — et à Jacobi pour son mémoire de 1829.

Holmboe est chargé de rédiger l'hommage officiel de la Norvège[25]. L'œuvre d'Abel étant éparpillée dans diverses revues, parfois difficilement consultables, on juge plus pratique d'éditer ses œuvres complètes. Le gouvernement norvégien prend en charge les frais et confie le travail à Holmboe, qui édite et publie en 1839 ses travaux en deux volumes, sous le nom d’Œuvres complètes de N.H. Abel[26]. Il est le premier à faire un tel geste.

Le destin du Mémoire de Paris est, quant à lui, singulier. En 1832, Holmboe prépare la première édition des œuvres complètes d'Abel et envoie chercher le manuscrit de ce mémoire, mais il s'avère que celui-ci a disparu des archives de l'Académie. Les œuvres complètes ne le sont donc pas, car il leur manque ce mémoire. L'Académie repart en quête du manuscrit, qu'elle finit de localiser et par publier en 1841. Par la suite, en 1874, le Norvégien Sophus Lie, qui prépare avec son compatriote Ludwig Sylow la deuxième édition des œuvres complètes d'Abel, obtient la permission de lire l'original...qui a à nouveau disparu. La version qu'il publie reprend donc celle publiée par l'Académie en 1841[n 13]. En 1942, le Danois Poul Heegaard découvre une copie du manuscrit d'Abel à Rome. En 1952, tout juste dix ans après, le Norvégien Viggo Brun retrouve, à la bibliothèque Moreniana de Florence, la majeure partie du manuscrit original. Il faut attendre l'an 2000 pour que le mathématicien italien Andrea Del Centina trouve à la bibliothèque Moreniana les huit pages manquantes, ce qui permet de reconstituer l'essai original cent cinquante ans après sa rédaction[28].

Liens avec Bernt Michael Holmboe[modifier | modifier le code]

Bernt Michael Holmboe rencontre Niels Henrik Abel à l'école de la cathédrale de Christiania, alors que ce dernier est encore un élève[26]. Il s'aperçoit rapidement du talent d'Abel, le désignant de « remarquable génie » sur son bulletin scolaire[n 14],[29]. Sur le carnet scolaire d'Abel, après l'examen de fin d'année de juin 1820, Holmboe écrit même que « Au génie le plus extraordinaire, il allie une ardeur inextinguible et un intérêt pour les mathématiques qui feront de lui certainement, s'il vit, un grand mathématicien »[30]. Comme l'établissement se concentre alors principalement sur la littérature antique et le latin, Holmboe commence à donner des cours particuliers à Abel. Il lui conseille la lecture des œuvres de Lacroix, Euler, Francœur, Gauss, Poisson et Lagrange[31]. Son implication personnelle envers Abel est souvent décrite comme son « principal apport aux mathématiques »[n 15],[26].

Holmboe et Abel deviennent des amis proches. Deux des petits frères de Holmboe font leurs études avec Abel, et les trois sont également amis. Abel est invité à la résidence de la famille Holmboe à plusieurs reprises, y compris pour fêter Noël[26].

Postérité[modifier | modifier le code]

Niels Henrik Abel est à l'origine de la notion de nombre algébrique (solution d'une équation polynomiale à coefficients rationnels). Il laisse aussi de nombreux résultats sur les séries et les fonctions elliptiques.

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

  • Il reçoit à titre posthume le Grand Prix de mathématiques de l'Institut de France en 1830 (avec Charles Gustave Jacob Jacobi);
  • En 1908, le sculpteur Gustav Vigeland réalise l'imposante statue d'Abel, dressée dans le parc du palais royal d'Oslo;
  • Le visage d'Abel figure sur un timbre émis en 1929, centième anniversaire de sa mort;
  • Le portrait d'Abel orne le billet de 500 couronnes norvégiennes, en 1948;
  • En 2003, son nom est donné à un prestigieux prix de mathématiques : le prix Abel[32].

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • Mémoire sur une classe particulière d'équations résolubles algébriquement, in: Journal für die reine und angewandte Mathematik, 4 (1829): 131-156. <http://eudml.org/doc/183133>, Texte intégral.
  • Précis d'une théorie des fonctions elliptiques, in: Journal für die reine und angewandte Mathematik, 4 (1829): 236-277. <http://eudml.org/doc/183143>, Texte intégral.
  • Démonstration d'une propriété générale d'une certaine classe de fonctions transcendentes, in: Journal für die reine und angewandte Mathematik , 4 (1829): 200-201. <http://eudml.org/doc/183139>, Texte intégral.
  • Mémoire sur les équations algébriques: où on démontre l'impossibilité de la résolution de l'équation générale du cinquième degré, imp. Groendahl, Christiania, 1824, Texte intégral.
  • Œuvres complètes de N.H. Abel, mathématicien, [rédigées par ordre du roi par B. Holmboe], C. Gröndahl, Christiania, 1839, volume 1, Texte intégral.
  • Œuvres complètes, [suivi de: «Niels Henrik Abel, sa vie et son action scientifique», par C.-A. Bjerknes], [Reprod. en fac-sim.], J. Gabay (Sceaux), 1992, (ISBN 2-87647-073-X):
  • Niels Henrik Abel, sa vie et son action scientifique, par C.-A. Bjerknes, disponible sur Gallica.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Eric Temple Bell, Les grands mathématiciens, Paris, Payot,
  • Carl Anton Bjerknes: Niels-Henrik Abel : sa vie et son action scientifique, [Reprod. en fac-sim.],trad. française revue et considérablement augmentée par l'auteur, J. Gabay (Sceaux), 1884, disponible sur Gallica.
  • (de) H. Wussing et W. Arnold, Biographien bedeutender Mathematikern (1983, 3e éd.) - VE Verlag Volk und Wissen.
  • Arild Stubhaug, Niels Henrik Abel et son époque, Springer, , 463 p. (ISBN 978-2-28759746-6, lire en ligne)
  • René Taton, « Sur les relations scientifiques d'Augustin Cauchy et d'Évariste Galois », Revue d'histoire des sciences, t. 24, no 2, 1971. Centenaire de la naissance de Jean Perrin. pp. 123-148 DOI:10.3406/rhs.1971.3196 Texte intégral.
  • (en) Henrik Kragh Sørensen, The Mathematics of Niels Henrik Abel: Continuation and New Approaches in Mathematics During the 1820s, octobre 2010, RePoSS: Research Publications on Science Studies 11, Centre for Science Studies, University of Aarhus, Texte intégral en ligne.
  • José María Almira + José Angel Cid et Adrien Gauthier (trad.), Le développement des fonctions elliptiques : Abel, Barcelone, RBA Coleccionables, , 153 p. (ISBN 978-84-473-9615-3). 

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le père les instruit en mettant l'accent sur la lecture, l'écriture, l'arithmétique de base et le catéchisme[3]
  2. Le précédent ayant été licencié pour avoir tué un étudiant de l'école, les cours étant enseignés à l'ancienne, avec châtiments et punitions corporels[4]
  3. Sa fondation remonte à 1811, et ses premiers cours à 1813. Elle ne délivre que des diplômes de médecine, de théologie, de droit et de philosophie[6]
  4. Magazine des sciences naturelles
  5. L'inclusion de ce thème dans la revue obligea Christopher Hansteen à faire précéder l'article d'une brève introduction, afin d'expliquer que toute revue consacrée aux sciences naturelles se devait de publier des articles sur les mathématiques, quand bien même ceux-ci ne portaient pas sur des applications spécifiques[10]
  6. Où il pourrait rencontrer Cauchy, et peut-être même travailler avec lui
  7. August Leopold Crelle est un des acteurs les plus influents de la communauté mathématique allemande, qui se consacre dans une large mesure à des projets de génie civil[13]
  8. Journal de mathématiques théoriques et appliquées[14]
  9. Grâce au travail du Français Cauchy, on assista à l'avènement d'une vision tout à fait nouvelle du calcul : l'énoncé précis des concepts sur lesquels reposait la discipline, et la démonstration rigoureuse de tous les résultats, passaient désormais au premier plan[15]
  10. Si l'on peut dire que ce fut un voyage touristique pour Abel, ce dernier ne cessa néanmoins ni de travailler, ni de rencontrer des mathématiciens à chaque étape, dans la mesure du possible. Malgré tout conscient que Christopher Hansteen désapprouvait ses choix, et qu'il ne respectait pas le programme qui allait de pair avec sa bourse, il se justifie dans sa première lettre : « Après tout, ma nature est telle que je ne peux rester seul, du moins pas sans grandes difficultés. La mélancolie s'empare de moi quand je suis seul, et alors je ne suis guère en mesure d'être productif »[16]
  11. Dont la publication s'avéra compliquée et dut attendre 1841. Pourtant, son importance le place en tête des œuvres du mathématicien norvégien, car il renferme le résultat le plus fondamental (et le plus difficile) qu'il démontra, intitulé Mémoire sur une propriété générale d'une classe très étendue de fonctions transcendantes. Ce travail aboutit à une formule générale pour additionner deux intégrales elliptiques[18]
  12. Ce n'est que lorsqu'il eut vent de la mort prématurée d'Abel en 1829, qu'il le lut et rédigea un rapport favorable[19]
  13. La nouvelle édition fut publiée en 1881 et comptait plus de 950 pages en deux volumes, un chiffre d'autant plus impressionnant qu'Abel mourut alors qu'il allait avoir vingt-sept ans[27]
  14. En norvégien, « Et udmerket mathematisk Genie ». En français : « Un remarquable génie mathématique » (remarque écrite par Holmboe)
  15. Citation : ... måten Holmboe støttet og hjalp Abel på, må sies å være hans viktigste bidrag til matematikken. En français : ... la façon dont Holmboe a soutenu et aidé Abel peut être considérée comme son principal apport aux mathématiques (propos de l'auteur de l'article)

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Frank R. Abate, The Oxford Desk Dictionary of People and Places, New York, Oxford University Press, , 879 p. (ISBN 9780195138726, lire en ligne), p. 3
  2. Almira Cid Gauthier 2018, p. 17.
  3. Almira Cid Gauthier 2018, p. 17
  4. Almira Cid Gauthier 2018, p. 8/17
  5. Almira Cid Gauthier 2018, p. 17/18.
  6. Almira Cid Gauthier 2018, p. 18
  7. Almira Cid Gauthier 2018, p. 18-19/75/77.
  8. a et b Almira Cid Gauthier 2018, p. 28.
  9. (en) « Baltazar Mathias Keilhau » (consulté le 26 août 2018)
  10. Almira Cid Gauthier 2018, p. 19-20
  11. Almira Cid Gauthier 2018, p. 19-20.
  12. Almira Cid Gauthier 2018, p. 22/77.
  13. Almira Cid Gauthier 2018, p. 28
  14. Almira Cid Gauthier 2018, p. 30
  15. Almira Cid Gauthier 2018, p. 37
  16. Almira Cid Gauthier 2018, p. 40
  17. Almira Cid Gauthier 2018, p. 28/30-31/37-38/40/44-45.
  18. Almira Cid Gauthier 2018, p. 110
  19. Almira Cid Gauthier 2018, p. 112-113
  20. Almira Cid Gauthier 2018, p. 110/112/115.
  21. Almira Cid Gauthier 2018, p. 82.
  22. Almira Cid Gauthier 2018, p. 118-122.
  23. (no) Håkon Fenstad, « Store framskritt i kort liv », Apollon,‎ (lire en ligne)
  24. Almira Cid Gauthier 2018, p. 124-125.
  25. Stubhaug 2003, p. 371
  26. a b c et d (no) Arild Stubhaug, « Den inspirerende læreren », Forskning.no,‎ (lire en ligne)
  27. Almira Cid Gauthier 2018, p. 131
  28. Almira Cid Gauthier 2018, p. 122/130-131.
  29. (no) Arild Stubhaug, « Niels Henrik Abel(1802–1829) », Forskning.no,‎ (lire en ligne)
  30. Stubhaug 2003, p. 163
  31. Stubhaug 2003, p. 146
  32. Almira Cid Gauthier 2018, p. 131/134-136.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]