Nid d'hirondelle (Crimée)

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Nid d'hirondelle
Image dans Infobox.
Présentation
Type
Fabrique de jardin, point de repère (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Style
Architecte
Leonid Vladimirovich Sherwood (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
Ouverture
Patrimonialité
Objet patrimonial culturel de Russie
State Register of Immovable Monuments of Ukraine (en)
Federal cultural heritage site in Russia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Localisation
Adresse
Emplacement
Avrorina Rock (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

Le château du Nid d'hirondelle (en russe : Ласточкино гнездо, en ukrainien : Ластiвчiне гнiздо, Lastivtchine hnizdo) est un château néo-gothique, situé à Gaspra, près de Yalta, sur les bords de la mer Noire, en Crimée. Bâti sur la « falaise de l'Aurore », il surplombe la mer d'une quarantaine de mètres de hauteur et constitue un symbole célèbre de la Crimée. On aperçoit des hauteurs les ruines de la forteresse gréco-romaine de Charax. Le château a servi de décor à plusieurs films soviétiques et séries télévisées russes.

Le château du Nid d'hirondelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château se situe sur le sommet du cap Agios Theodoros (aujourd'hui Aïtodor). Plusieurs constructions s'y sont succédé, la plus ancienne étant une chapelle grecque médiévale, datant probablement de la principauté de Théodoros et ruinée après la conquête de celle-ci par l'Empire ottoman (1475). En 1835, un phare a été érigé sur cet emplacement sous les auspices du commandant de la flotte russe de la mer Noire, l'amiral Mikhaïl Petrovitch Lazarev. Après la guerre russo-turque de 1877-1878, une datcha en bois fut bâtie non loin par un général russe à la retraite : on peut voir le phare et la datcha sur les toiles des peintres maritimes Ivan Aïvazovski, Lev Lagorio et Alekseï Bogolioubov, ainsi que sur des photographies de cette époque[1].

À la place de la datcha, vite dégradée par les vents violents, les embruns, les intempéries et les contrastes thermiques, une villa fut construite sur ce site en 1891-1892 par Leon Sherwood, qui la nomma le château de l'Amour mais la vendit assez rapidement au docteur Adalbert Tobin, médecin à la Cour de Nicolas II de Russie, qui lui-même la vendit en 1903 à Mme Rakhmanova, puissante femme d'affaires moscovite. Celle-ci la vendit à son tour en 1911 au baron von Steinhel qui possédait des champs de pétrole à Bakou et qui, confronté lui aussi au climat, construisit la solide bâtisse actuelle dans un style rappelant les châteaux gothiques de son pays natal, l'Allemagne. Il la surnomma le « Nid d'hirondelle ». Mais trois ans après, il s'en lassa et vendit le château à un marchand moscovite du nom de Chélapoutine, qui en fit un restaurant[2].

Après la Révolution russe et la fin de la Guerre civile, la bâtisse, pillée et sans fenêtres, fut nationalisée et on la visitait comme une ruine, témoin d'une époque révolue. Elle fut encore dégradée en 1927 par un séisme[3] et le régime soviétique décida de la restaurer. Au bout de trois ans, un centre de repos et club culturel pour cadres du Parti unique, nommé « La perle », ouvrit ici ses portes[3]. Les réparations n'ayant pas concerné les fondations, le bâtiment fut jugé dangereux au bout de deux ans et resta ensuite fermé jusqu'en 1968, lorsqu'une nouvelle restauration partielle fut entreprise[3]. Depuis 1975, le site est un musée et un restaurant fonctionne au rez-de-chaussée. En 2011, l'État ukrainien entreprend de nouveaux travaux de restauration pour un coût de 1 200 000 hryvnias (150 000 dollars U$)[4], mais trois ans après, perd la Crimée au profit de la Russie qui gère désormais le « Nid d'hirondelle ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Palais de Crimée : joyaux architecturaux de la Péninsule », sur rbth.com, 28 mars 2014.
  2. « Сайт музея "Ласточкино гнездо" ».
  3. a b et c (ru) « Lastochkino gnezdo », sur Travel to Ukraine (consulté le 18 août 2006).
  4. (ru) Tatyana Beregovaya, « Lastochkino gnezdo will open in July », Segodnya,‎ (lire en ligne, consulté le 4 juillet 2011).

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]