Nicole Stéphane

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Nicole Stéphane
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Nicole Mathilde Stéphane de RothschildVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Période d'activité
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Famille
Père
Mère
Claude Dupont (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Monique de Rothschild (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Conflit
Personne liée
Distinctions

Nicole Stéphane, née Nicole de Rothschild le [1] à Paris et morte le dans la même ville, est une résistante, actrice, productrice et réalisatrice française[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicole Stéphane est la fille du baron James-Henri de Rothschild et de Claude Andrée de Rothschild[3].

Elle dit : « C'est à 16 ans que j'ai appris que j'étais juive ». À la suite, elle commence à mettre des étoiles de David dans sa chambre. Elle s'engage ensuite dans l'armée puis connaît la prison en Espagne en 1942 lorsqu'elle franchit les Pyrénées pour rejoindre les Forces françaises libres. Elle rentre à l'École des cadets de la France libre, à Ribbesford (Angleterre), avec sa sœur Monique de Rothschild et quatre autres volontaires françaises. Elle devient sous-lieutenante et agente de liaison en Allemagne. Puis elle s'engage à Londres où elle est dispatch rider[2].

Après avoir échoué au conservatoire, elle est repérée en 1948 par Jean-Pierre Melville dans le cours d'art dramatique Bauer-Thérond[4],[5]. Elle tourne alors dans son film Le Silence de la mer[4]. Jean-Pierre Melville la présente ensuite à Jean Cocteau qui lui propose le rôle d'Elizabeth dans Les Enfants terribles[2].

En 1948 et a seulement 22 ans, elle voyage en Palestine, alors en pleine guerre, pour interviewer David Ben Gourion, fondateur de l'état d'Israël[2].

Puis à la suite d'un accident de voiture, elle s’éloigne du jeu d'acteur et se tourne vers la production de films. Elle réalise deux courts métrages sur Israël, La Génération du désert (1958) et Une guerre pour une paix (1967), et En attendant Godot à Sarajevo (1993).

Elle s'implique également dans la réalisation de Mourir à Madrid, le documentaire de Frédéric Rossif sur la guerre civile espagnole[6].

En 1962, Nicole Stéphane obtient les droits d'adaptation du roman de Marcel Proust, À la recherche du temps perdu. Débute alors une aventure au cours de laquelle elle collabore avec Luchino Visconti, Ennio Flaiano, Harold Pinter, Joseph Losey, Peter Brook et Volker Schlöndorff[4].

Au début des années 1970, elle vit une relation amoureuse avec Susan Sontag[7], dont elle produit le film Promised Lands en 1973, un documentaire tourné en Israël à la fin de la guerre du Kippour.

Elle est chevalier de la Légion d'honneur et chevalier des Arts et des Lettres.

Elle est amie d'Hélène Delprat[8] qu'elle rencontre en 2001. Hélène Delprat réalise en 2018 un documentaire intitulé Nicole Stéphane, A displaced person[9].

Nicole Stéphane meurt le 14 mars 2007.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Productions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives en ligne de Paris, 16e arrondissement, tables décennales des naissance 1923-1932, cote V11E 541, vue 3/21
  2. a b c et d « Je vous écrirai après votre mort », France Culture, (consulté le )
  3. « Nicole Stéphane Mathilde de Rothschild - Les Français Libres », sur www.francaislibres.net
  4. a b et c « Nicole Stéphane : biographie, actualités et émissions France Culture », sur France Culture
  5. « Le Festival de films de femmes de Créteil se souvient de Nicole Stéphane », sur Télérama,
  6. « Revivre Mourir à Madrid » (consulté le )
  7. Sigrid Nunez, Sempre Susan. Souvenirs sur Sontag, Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ariane Bataille. 13e Note « Pulse », 2012.
  8. « Nicole Stéphane : biographie, actualités et émissions France Culture », sur France Culture (consulté le )
  9. « Hélène Delprat : "Quand je me filme, je suis une peinture" », sur France Culture (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]