Nicole Chouraqui

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Nicole Chouraqui
Illustration.
Fonctions
Députée européenne
Élection
Adjoint au Maire de Paris
Biographie
Nom de naissance Nicole Dahan
Date de naissance
Lieu de naissance Alger (Algérie)
Date de décès (à 49 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR
Conjoint Claude Chouraqui
Diplômée de IEP de Paris
Profession Économiste
Religion Judaïsme

Nicole Chouraqui, née Nicole Dahan le à Alger (Algérie) et morte le à Paris (France), est une économiste et femme politique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Nicole Chouraqui est née à Alger le , dans une famille juive pied noir. Elle est la fille de Félix Dahan, chef d'entreprise et de Marcelle Cohen-Bacri, directrice d'école maternelle[1],[2]. Elle étudie au lycée Delacroix d'Alger[1] et est ensuite diplômée en 1959 de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public), où elle peut étudier grâce à une bourse[3].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

En 1960, elle devient analyste financière à la Banque d'union parisienne, qui est alors la seconde banque d'affaires française, chargée de la gestion de portefeuilles de valeurs mobilières et de fusions de sociétés[1].

En 1970, elle obtient un poste de réalisatrice à l'ORTF, où elle crée un magazine économique.

En 1971, elle créé le Centre Eurofemme, une école d'économie destinée aux femmes. En l'espace de 10 ans cette école formera plus de 2 500 élèves[1].

Elle s'engage d'abord au Parti radical aux côtés de Jean-Jacques Servan-Schreiber. À la demande de Jacques Chirac, qu'elle considère comme rassembleur de la droite, elle rejoint le RPR. Elle s'occupe à partir de 1978 du pôle associatif du parti[4] et devient rapidement Secrétaire Général adjoint du parti[1].

Pour la remercier de son investissement dans le parti, Chirac la nomme dixième de liste aux européennes[5]. Elle est députée européenne entre le 17 juillet 1979 et le 16 octobre 1980, date à laquelle elle démissionne. Elle est remplacée par François-Marie Geronimi[6].

Elle est ensuite élue municipale à Paris entre le 24 juillet 1984 et le 31 août 1987, date de son décès. Elle est alors remplacée par le suivant de liste, Gérard Benhamou[6].

Elle fut conseillère de Paris pour le 19e arrondissement (où une rue porte désormais son nom) et adjoint au maire de Paris chargée des questions d'environnement[1].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle se marie à Claude Chouraqui, qui travaille dans le domaine des assurances[7]. De cette union naitront deux filles : Judith et Florence[1]. Elle décède à Paris des suites d'un cancer le 31 août 1987 à l'âge de 49 ans[1].

Fondation Nicole Chouraqui[modifier | modifier le code]

Une fondation a été créé pour entretenir la mémoire de Nicole Chouraqui et pour apporter un soutien aux manifestations scientifiques, artistiques et culturelles en lien avec la condition féminine, le rôle des femmes en politique, le judaïsme français, la culture juive sépharade et la France[8].

Cette fondation est placée sous l'égide de la Fondation du judaïsme français[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h « Qui était Nicole Chouraqui ? », sur Nicole Chouraqui (consulté le )
  2. Michelle Coquillat, Qui sont-elles ?, (Mazarine) réédition numérique FeniXX, (ISBN 978-2-7062-1261-1, lire en ligne)
  3. Michelle Coquillat, Qui sont-elles ?, (Mazarine) réédition numérique FeniXX, (ISBN 978-2-7062-1261-1, lire en ligne)
  4. « LES NOUVEAUX NOMMÉS », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. Thierry Desjardins, Les chiraquiens, La Table ronde (réédition numérique FeniXX), , 332 p. (ISBN 978-2-7103-8496-0, lire en ligne)
  6. a et b « Nicole Chouraqui - Politiquemania - Politiquemania », sur www.politiquemania.com (consulté le )
  7. (en) Luce Irigaray, Thinking the Difference : For a Peaceful Revolution, A&C Black, , 136 p. (ISBN 978-0-485-11426-3, lire en ligne)
  8. « La Fondation », sur Nicole Chouraqui (consulté le )
  9. « Liste des fondations - Fondation du Judaïsme Francais », sur www.fondationjudaisme.org (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]