Nicolas d'Orbay

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Nicolas d'Orbay
Présentation
Autres noms Nicolas Dorbay
Naissance
Paris
Décès (à 63 ans)
Paris
Nationalité Drapeau du royaume de France Royaume de France
Activités Architecte du roi
Contrôleur des bâtiments du roi
Œuvre
Projets Château de Commercy
Château de Compiègne
Distinctions Académie royale d'architecture (1718)
Entourage familial
Père Jean d'Orbay
Mère Catherine Bouillier de Bourges
Famille François II d'Orbay (oncle)

Nicolas d'Orbay, aussi écrit Nicolas Dorbay, est un architecte français, né à Paris le [1], et mort à Paris le (à 63 ans).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il appartient à une famille de maîtres maçons et d'entrepreneurs parisiens. Son grand-père, François I d'Orbay a été syndic de la corporation des maîtres maçons parisiens, son père, Jean d'Orbay a été entrepreneur des bâtiments du roi, et son oncle, François II d'Orbay, architecte du roi.

Il est dessinateur dans l'atelier de Jules Hardouin-Mansart en 1700[2].

Il signe pour la première fois dans les registres de l'Académie royale d'architecture le . Il est contrôleur des bâtiments du roi en 1705.

Il obtient un congé pour servir le duc de Lorraine. Il est à Lunéville en 1708. Il a participé à la construction du château de Commercy pour le prince de Vaudémont.

Entre 1713 et 1726, il est domicilié à Paris, rue Poissonnière. Il a acheté une maison rue du Vertbois en 1719. En 1722, il construit la maison de Madame de Lavergée, à l'angle de la rue Taranne et du carrefour Saint-Benoît.

Il reçoit son brevet d'architecte de la 2e classe de l'Académie en et de 1re classe en 1728[3].

Entre 1733 et 1736, il a construit l'hôtel Rivié, no 30-32, rue du Sentier, pour Étienne Rivié, grand maître des Eaux et Forêts d'Île-de-France. Le décor des façades a été sculpté par Nicolas Pineau. L'hôtel a été surélevé de deux niveaux en 1833-1845[4].

Entre 1736 et 1742, il est contrôleur des bâtiments du roi au château de Compiègne. Il en dirige le chantier de construction des ailes qui limitent les cours de la Chapelle, des Pompes et de l'Orangerie.

En 1738 il a été un des architectes du duc de Richelieu et règle les travaux de décoration dans son hôtel du 21, place des Vosges.

En 1739, il édifie de grands bâtiments pour les Dames de Bon Secours, rue de Charonne.

Il est nommé chevalier de l'ordre de Saint-Michel le [5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Note : Henry Lemonnier écrit qu'il est né en 1697. Il faut lire 1679.
  2. Voir : Michel Gallet, p. 384.
  3. Henry Lemonnier, Procès-verbaux de l'Académie Royale d'Architecture, 1671-1793, Tome IV 1712-1726, p. XX, 153 (lire en ligne)
  4. Commission du Vieux Paris du 21 octobre 2010 : avis sur l'hôtel Rivié
  5. Pierre Lemau de La Jaisse, Septième abrégé de la carte générale du militaire de France, sur terre et sur mer jusquà la fin de décembre 1740, p. 39, Paris, 1741 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIIIe siècle, p. 384, Paris, Mengès, 1995
  • Henry Lemonnier, W. Viennot, Procès-verbaux de l'Académie Royale d'Architecture, 1671-1793, Tome X Table générale, p. 182, Librairie Armand Colin, Paris, 1926 (lire en ligne)
  • David de Penanrun, F. Roux, E. Delaire, Les architectes élève de l'école des beaux-arts. 1793-1907, p. 244, Libraire de la construction moderne, Paris, 1907 (lire en ligne)
  • Louis de Grandmaison, Essai d'armorial des artistes français. Lettres de noblesse. Preuves pour l'ordre de Saint-Michel, p. 323-324, Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne. Section des beaux-arts. Ministère de l'instruction publique, 1903, 27e session (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]