Nicolas Saudray

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saudray.
Nicolas Saudray
Nicolas Saudray en 2017.jpg

Nicolas Saudray en 2017.

Biographie
Naissance
Nom de naissance
Patrice CahartVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Genres artistiques
Site web

Patrice Cahart[1], plus connu sous le pseudonyme de Nicolas Saudray, né le à Bayeux, est un écrivain et haut fonctionnaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas Saudray a passé une partie de son enfance en Autriche, où se trouvait alors une zone d’occupation française. Les étapes suivantes de son parcours ont été le lycée de Rennes, l’Institut d'études politiques de Paris (major de la section Service public, promotion 1961)[2] et l’École nationale d’administration (promotion Montesquieu, 1964-1966).

Sorti dans l’inspection des Finances[3],[4], il a tenu divers postes rue de Rivoli, puis est devenu directeur des Monnaies et Médailles[5], quai de Conti (à l’époque, entreprise employant un millier de personnes). Durant cette période de cinq ans, il a notamment dirigé Le Ciel[6], lancé la première pièce française bicolore, réalisé une collection de bijoux, et entièrement réaménagé le musée. Après cinq autres années en qualité de délégué général de l’Association Française des Banques)[7],[8], il a terminé sa carrière au service de l’État comme conseiller en service extraordinaire à la Cour de cassation[9].

Parallèlement, en bénévole, il a été le président non exécutif du conseil d’administration de l’ancienne Bibliothèque nationale[10], 1988-1993 (Emmanuel Le Roy Ladurie étant administrateur général), et médiateur du Livre, 1990-1992 (mission de bons offices entre éditeurs et libraires. Il a présidé la Commission de terminologie de l’Économie et des Finances (francisation du vocabulaire économique et financier)[11].

Il est actuellement vice-président de La Demeure historique, association reconnue d’utilité publique groupant trois mille monuments privés, et président d’honneur des Amis du Tertre, association de soutien au château et au parc du Tertre (Sérigny, Orne), où Roger Martin du Gard a écrit une grande partie de son œuvre. 

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Le Maître des fontaines, Éditions Denoël, , 256 p. (présentation en ligne)
    Découverte, de nos jours, d’un Évangile oublié, aux confins de la Turquie et de la Syrie.
  • Terres de vent, terres de songe, Éditions Denoël, , 224 p.
    Roman d’une randonnée dont on ne revient pas, dans les Alpes du Sud.
  • Mourir un jour de fête, Éditions Denoël,
    Une affaire criminelle et pitoyable en Normandie maritime, éclairée par une sorte de grâce.
  • La Maison des prophètes, Éditions du Seuil, (prix Maurice-Genevoix)
    La construction d’une mosquée par un architecte chrétien, dans un pays du Proche-Orient, de nos jours. Ce roman a été distingué par six prix, dont le Prix Méditerranée et le Prix Maurice Genevoix. Traduit en anglais (États-Unis) et en néerlandais, il a été réédité en poche.
  • Dieu est-il gentilhomme ?, Éditions du Seuil,
La fin de la brillante cavalcade de l’Ordre de Malte, dans les années précédant la Révolution française.
  • Chevalerie du soir, Paris, Éditions du Seuil,
La prise de Malte par Bonaparte et l’élection de Paul Ier, tsar orthodoxe, comme grand-maître du très catholique Ordre de Malte.
  • Voyage au pays des Frogs, Balland-Desclée de Brouwer,
    Une jeune femme, professeur de français, a été réfrigérée ; elle se réveille une soixantaine d’années plus tard dans une France transformée.
  • Les Oranges de Yalta, Balland,
    La Seconde Guerre mondiale, comme elle aurait logiquement dû se dérouler, à la suite d’une décision japonaise d’attaquer l’Union soviétique plutôt que les États-Unis.
  • Les Mangeurs de feu, Balland,
    Le retour du Douzième Imam, et la difficile survie des zoroastriens adorateurs du feu, dans l’Iran actuel.
  • Les Sept Complots de Malte, Arléa,
    Fusion et remaniement, sous une forme un peu abrégée, des romans "Dieu est-il gentilhomme ?" et "Chevalerie du soir".
  • Le Jaune et le Noir – Sur les pas de Stendhal, Michel de Maule, (présentation en ligne)
    Recréation d’un roman commencé par Stendhal ; un père, figure authentique, travaille en pionnier à la réconciliation des juifs et des chrétiens ; sa fille veut être épousée pour elle-même plutôt que pour sa fortune, et fait donc son malheur en repoussant tous ses soupirants ; Stendhal devient lui-même un personnage de l’histoire et demande la main de sa créature.

Dont romans ayant figuré dans les sélections Goncourt

  • La Maison des prophètes, Seuil 1984.
  • Dieu est-il gentilhomme, Seuil 1986.
  • Chevalerie du Soir, Seuil 1987.

Essais[modifier | modifier le code]

  • Nous les dieux – Essai sur le sens de l’histoire, Michel de Maule, (Prix Édouard-Bonnefous 2016)
    En continuité avec Toynbee, une réflexion approfondie sur l’origine et l’avenir des civilisations, s’élargissant en une synthèse de l’aventure humaine.

Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

  • Intelligence avec l’ennemi, 2014, deux personnages
    Hitler et Staline ne se sont jamais rencontrés, alors qu’ils avaient beaucoup à se dire ; Nicolas Saudray a comblé cette lacune.
  • Votez Satan dimanche prochain, 2015, quatre personnages
    Satan, mécontent de constater qu’on ne pense plus à lui, ou qu’on se moque de lui, se porte candidat aux présidentielles françaises, contre le président sortant.
  • Vivent les Vandales !  2016, deux personnages
    Saint Augustin vit les derniers mois de son existence dans la ville d’Hippone assiégée par les Vandales ; les habitants l’envoient négocier un compromis avec ces impitoyables Barbares, qui tentent de le séduire.

Rapports (Patrice Cahart)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Saudray, Nicolas (1942-....), « BnF Catalogue général », sur catalogue.bnf.fr (consulté le 2 février 2017)
  2. Sous la dir. de Raoul Girardet, Le Concept de trahison dans les débats politiques français contemporains (mémoire pour le diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris), Paris, Institut d'études politiques de Paris, , 202 p. (SUDOC 076132455).
  3. France Ministère du commerce extérieur et France Ministère du redressement productif, Dictionnaire historique des inspecteurs des Finances 1801-2009: Dictionnaire thématique et biographique, Institut de la gestion publique et du développement économique, (ISBN 9782110975218, lire en ligne)
  4. LesBiographies.com, « M. Patrice CAHART - Inspecteur général des finances honoraire - Biographie mise à jour le 28 avril 2014 - LesBiographies.com », sur www.lesbiographies.com (consulté le 8 février 2017)
  5. Patrice CAHART, « Les monnaies et médailles : une administration ou une entreprise ? », La Revue administrative, vol. 40, no 239,‎ , p. 427–433 (lire en ligne)
  6. (SUDOC 164000577).
  7. « AFB: Patrice Cahart devrait succéder à Jean-Jacques Burgard », sur lesechos.fr, (consulté le 2 février 2017)
  8. « Les banquiers veulent être associés au Conseil monétaire », sur lesechos.fr, (consulté le 8 février 2017)
  9. Arrêté du 15 octobre 2003 portant nomination au conseil des impôts (lire en ligne)
  10. a et b Emmanuel de Roux, « Rétrocontroverse : 1988, la Très Grande Bibliothèque », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  11. « Patrice Cahart », sur lesechos.fr, (consulté le 3 février 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]