Nicolas Reeves (scientifique)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne un artiste et chercheur québécois. Pour l'égyptologue anglais, voir Carl Nicholas Reeves.
Nicolas Reeves
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Nicolas Reeves (1957- ) est un artiste et chercheur québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Hubert Reeves, Nicolas Reeves est né en 1957. Il a étudié à l'université Laval (Québec), à l'université de Montréal et au Massachusetts Institute of Technology (MIT, Cambridge). Architecte et physicien de formation, il enseigne actuellement à l'École de Design de l'Université du Québec à Montréal, où il est professeur titulaire. Sa pratique est considérée comme emblématique des arts médiatiques canadiens. Son œuvre se caractérise par une utilisation hautement poétique des sciences et des technologies.

Directeur scientifique de l'Institut Hexagram de recherche-création en arts et technologies médiatiques de 2001 à 2008, vice-président de la Société des Arts Technologiques [SAT] de 1998 à 2008, il dirige le laboratoire de design NXI GESTATIO qui a produit des œuvres reconnues telles la Harpe à Nuages (1997-présent) ou le projet Self-Assembling Intelligent Lighter-than-Air Structures (SAILS-Aérostabiles, 2004- présent)[1], un ensemble de cubes robotiques volants dotés d'un ordinateur de bord leur permettant de développer des comportements autonomes et qui ont entre autres volé dans l'une des plus vastes salles souterraines du monde[2] . Ses plus récents travaux (2014 - présent), qui proposent une transposition en musique et en harmoniques sonores de l'architecture de bâtiments remarquables, illustrent la possibilité d'utiliser des concepts scientifiques avancés, mathématiques entre autres, dans la genèse de propositions artistiques susceptibles de rejoindre tous les publics.

Parallèlement à son travail de recherche-création, Nicolas Reeves mène depuis une vingtaine d'années une recherche sur la morphologie des structures urbaines. Ce travail a donné lieu entre au film "Bidonville : architecture de la ville future (en: "Slums : Cities of Tomorrow), réalisé par J.N. Orhon et tourné dans sept pays[3]. Plusieurs fois primé, ce documentaire, auquel il a participé à plusieurs niveaux (scénario, documentation, tournage), reprend et expose l'essentiel de ses recherches sur la ville.

Harpe à Nuages[modifier | modifier le code]

Nicolas Reeves est créateur, avec le laboratoire NXI GESTATIO, de la Harpe à Nuages (1997), un instrument météo-électronique qui convertit en temps réel la forme des nuages en séquences audio et musicales. Cet instrument a connu un retentissement médiatique international et a fait l'objet de plusieurs mémoires[réf. souhaitée]. Depuis 2012, l'instrument a évolué en une version plus avancée, la Sonde Méridienne, qui transforme en musique non seulement les nuages, mais également tous les paramètres atmosphériques au niveau du sol : pression, température, humidité, pluviosité, luminosité, champ électrostatique, foudre (détectée dans un rayon de 40 km), vitesse et direction des vents. La première version de la Sonde Méridienne, baptisée "Le songe d'Ithaca", a chanté pour la première fois au Centre National d'Art Contemporain du Fresnoy, à Tourcoing (France 2013)[4].

Expositions[modifier | modifier le code]

Bien que les expositions de Reeves soient peu fréquentes, ses œuvres ont été invitées dans le cadre d'événements organisés par le Gouvernement du Québec et ont été montrées dans des festivals et des centres majeurs tels que le Grand Palais, le Théâtre du Châtelet et la Maison européenne de la photographie (Paris), le Palais de Rumine (Lausanne), les Wood Street Galleries (en:Wood Street Galleries) (Pittsburgh), ITAU Lab (São Paulo), le centre Winzavod (Moscou), le Musée de la Civilisation (Québec (ville)). Une installation concrétisant ses dernières recherches a été présentée durant l'été 2017 dans la cathédrale de Mende (France)[5].

Titulaire de plusieurs prix et de nombreuses bourses, il a présenté ses travaux et conférences dans plus d'une douzaine de pays. Il collabore régulièrement avec des équipes de scientifiques ou d'ingénieurs ainsi qu'avec différents artistes, notamment l'artiste franco-italienne Lorella Abenavoli (Le Souffle de la Terre), avec qui il a entre autres développé l'installation NOX MATER qui rend perceptible le passage de particules cosmiques par l'émission de lueurs et de fragments de poèmes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « AEROSTABILES », sur www.nxigestatio.org (consulté le 27 août 2017)
  2. « LA CAVERNE AU TRYPHON », sur www.nxigestatio.org (consulté le 27 août 2017)
  3. « BIDONVILLE - Portail du film documentaire », sur www.film-documentaire.fr (consulté le 27 août 2017)
  4. « FRESNOY », sur www.nxigestatio.org (consulté le 27 août 2017)
  5. « Mende Cathédrale », sur www.nxigestatio.org (consulté le 27 août 2017)