Nicolas Pages (roman)

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Nicolas Pages
Auteur Guillaume Dustan
Pays Drapeau de la France France
Genre autofiction, autobiographie
Éditeur Éditions Balland
Collection Le Rayon
Date de parution
Nombre de pages 538
ISBN 2715812302
Chronologie

Nicolas Pages est un roman de Guillaume Dustan paru aux éditions Balland en , dans la collection « Le Rayon ». Il a obtenu le prix de Flore 1999. Le récit, émaillé de réflexions et de digressions personnelles, prend pour cadre différents éléments de la vie quotidienne de l'auteur, notamment de sa rencontre et de sa déception amoureuse avec l'artiste et écrivain suisse Nicolas Pages, qui donne son titre à l'ouvrage.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Nicolas Pages s'apparente à une mise en parallèle, d'apparence anarchique, de textes relevant d'une certaine forme de littérature personnelle.

À la fois journal intime d'une rencontre amoureuse entre deux écrivains, narration d'une sexualité faite de rencontres impersonnelles avec des partenaires multiples, chronique du H.I.V., succession d'articles journalistiques, de réflexions littéraires et politiques, et même retranscription des carnets intimes de la grand-mère de l'auteur, Nicolas Pages est « un roman comportementaliste brut de toute considération morale mais néanmoins doué d'une grande sensibilité qui s'exprime dans tous ses paradoxes[1]. »

Écriture frénétique du corps, de la fête, de l'étourdissement et d'une certain culte du moi... Nicolas Pages est une œuvre avant tout marquée par « l'abandon de la grande fiction » au profit d' « une sorte de narration domestique[2] » qui en fait à la fois une autofiction frontale très proche de l'écriture de Christine Angot, notamment dans L'Inceste et Quitter la ville, et une « somme de styles qui tiennent parfois davantage de la chronique ou de l'essai idéologique que du littéraire, et de thèmes qui s'articulent et qui font sens tout en interpellant et surprenant le lecteur jusqu'au bout[1]. »

Guillaume Dustan parle alors, sans fard et sans pudeur, de sexe, de désir et de fantasmes homosexuels, ouvrant la brèche à une littérature homosexuée « non plus douloureuse ou honteuse mais épicurienne et joyeuse sans pour autant verser dans l'idéalisme »[1]. À la fois diariste (rédacteur d'un journal intime) pornographe, trublion littéraire, militant LGBT et autofictionnaliste convaincu, Guillaume Dustan propose, dans Nicolas Pages, une mise en scène de soi particulièrement plurielle.

Commentaires[modifier | modifier le code]

Selon les critiques, Nicolas Pages serait une œuvre qui viendrait « de Warhol, de Duras, de Céline » tant elle « expérimente et invente des formes. Des formes littéraires, des formes de vie, des formes où littérature et vie s'entremêlent[1]. »

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Critique de Nicolas Pages sur BUZZ... Littéraire
  2. Guillaume Dustan, Nicolas Pages [1999], J'ai Lu, coll. « Nouvelle génération », 2003, p. 384.