Nicolas Moinet

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Nicolas Moinet
Portrait de Nicolas Moinet
Nicolas Moinet en 2021.
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata (51 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité Français
Thématique
Formation Université de PoitiersVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de PoitiersVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Médaille de la Défense nationale et chevalier des Palmes académiques (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Données clés

Nicolas Moinet, né le [1] à Paris, est un universitaire français spécialisé dans l'intelligence économique.

Professeur des universités en sciences de l'information et de la communication à l'IAE de Poitiers, il enseigne également à l'École de guerre économique[2], à l'ILERI et intervient régulièrement à l'IHEDN. Il dirige à Poitiers le Master Intelligence Economique et Communication Stratégique en Formation à Distance et effectue ses recherches au sein du CEntre de REcherche en GEstion (CEREGE).

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Jeunesses et études[modifier | modifier le code]

Nicolas Moinet est né le 1er juin 1970 à Paris d'un père Orthopédiste, membre de l'Académie Nationale de Chirurgie, et d'une mère neuropsychiatre à l'hôpital public. Il est le neveu du publicitaire et ancien Président du PSG Alain Cayzac.

Nicolas Moinet effectue ses études à l'Université Paris IV-Sorbonne en philosophie puis à l'École des hautes études politiques et sociales de Paris. Il est titulaire d'un doctorat après avoir soutenu sa thèse en sciences de l'information et de la communication en janvier 1999. Sa thèse traite du lien entre l'intelligence économique et l'innovation

Il est habilité à diriger des recherches depuis 2009, lorsqu'il soutient un mémoire intitulé "Mythes et réalités de l'intelligence économique. Analyse d'une dynamique à la recherche de ses concepts opératoires et perspectives de recherche en communication".

Il est auditeur de la 27e session de l'Institut national des hautes études de la Sécurité et de la Justice (INHESJ).

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Nicolas Moinet arrive dans l'intelligence économique par la recherche-action. En 1993, il rejoint comme chargé de mission le très récent cabinet Intelco dont le directeur des opérations est Christian Harbulot. Il participe à la rédaction finale du rapport "Intelligence économique et stratégie des entreprises" du Commissariat Général du Plan (Premier Ministre) dit Rapport Martre et rédige notamment l'annexe sur l'Intelligence économique en Chine[3].

Dans le cadre du groupe de travail Martre, il rencontre Pierre Fayard, enseignant-chercheur à l'université de Poitiers avec qui il va mener ses premiers travaux de recherches universitaires sur le technoglobalisme japonais et sur le lien entre l'intelligence économique et l'innovation. Dans ce travail financé par le Comité pour la Compétitivité et la Sécurité Économique, il analyse notamment les dispositifs français et américains à l'œuvre dans le conflit qui opposa Luc Montagnier à Robert Gallo dans la paternité de la découverte du virus du Sida. Il insiste également sur la notion de milieu innovateur en prenant comme études de cas l'École Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles ou la création du Futuroscope.

En 1995, Nicolas Moinet réalise avec Pascal Jacques-Gustave la première enquête de terrain sur les PME et l'intelligence économique. Réalisée sur le département de la Vienne, elle donnera lieu à une étude puis à un ouvrage et contribuera à la naissance du pôle intelligence économique au sein de l'université de Poitiers (grâce à l'intervention de René Monory, Président du Sénat et du Conseil Général de la Vienne, père du Futuroscope).

Il participe également de manière active aux commissions sur l'enseignement et la recherche mises en place par Alain Juillet, Haut responsable chargé de l'intelligence économique auprès du Premier Ministre.

Impliqué dans la sécurité économique des PME, Nicolas Moinet a été membre de la cellule Intelligence Economique de la région de Gendarmerie de Poitou-Charentes. À ce titre, il a reçu en le diplôme de la Réserve Citoyenne avec le grade de Lieutenant-Colonel[3].

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Enseignement à Poitiers et recherche scientifique[modifier | modifier le code]

En 1999, Nicolas Moinet entame des recherches sur les stratégies-réseaux avec Christian Marcon, enseignant-chercheur à l'Université de Poitiers. Ensemble, ils publieront de nombreux articles et deux ouvrages sur le sujet. Ils réalisent aussi de nombreuses conférences ou formation-action auprès de chefs d'entreprise ou d'organismes publics de développement économique.

En 2003, Nicolas Moinet publie un ouvrage sur l'affaire Gemplus ("Les batailles secrètes de la science et de la technologie") fruit d'un travail d'investigation sur le champion français de la carte à puce passé sous contrôle d'un fonds d'investissement américain soupçonné d'être proche de la CIA. Continuant ses recherches sur l'innovation, il s'intéresse également à la question des territoires et participe aux comités d'intelligence économique territoriale auprès du Préfet de la Région Poitou-Charentes.

En 2006, Nicolas Moinet rejoint le CEntre de REcherche en GEstion de l'IAE de Poitiers[4] où il dirige une équipe de recherche sur l'intelligence économique. Il est nommé Professeur des universités en [5].

Début 2012, il corédige avec le politiste Floran Vadillo une note politique pour la Fondation Jean-Jaurès intitulée : Sortir l'intelligence économique de l'ornière. Après un état des lieux critique, cette note propose des pistes d'action concrètes pour relancer la politique publique d'intelligence économique territoriale.

A la rentrée universitaire 2014, il lance le premier Master en Intelligence économique accessible en Formation à Distance en créant un parcours du Master Intelligence Economique & Communication Stratégique qui fêtera en ses vingt ans d'existence.

Depuis , il est directeur-adjoint de l'IAE de Poitiers chargé de la communication et des relations entreprises.

Il a également été chercheur associé à l’ISCC, l'institut des sciences de la communication du CNRS alors dirigé par Dominique Wolton et présidé par Edgar Morin[6]. Depuis 2006, il est membre de l'Académie de l'Intelligence Economique et du Club des Vigilants. Depuis , il est conseiller éditorial de la revue Géoéconomie de l'Institut Choiseul et depuis , Directeur exécutif pour l'intelligence économique du Centre italien d'études stratégiques CESTUDEC. Début 2016, il devient membre fondateur du Cercle K2.

Depuis septembre 2020, il est chercheur associé à l'IRSEM, l'Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire au sein du domaine Renseignement, anticipation et menaces hybrides.

Activités à l’École de Guerre économique[modifier | modifier le code]

Il intervient régulièrement à l'École de guerre économique dirigée par Christian Harbulot. En tant que chargé de mission auprès de ce dernier, il avait participé en 1997 à la création de cette école.

Publications en Italie[modifier | modifier le code]

La réflexion importante de Nicolas Moinet sur l'intelligence économique et sur sa genèse historique a trouvé un moyen de se concrétiser également en Italie grâce à la traduction intégrale en italien d'un essai intitulé Piccola storia dell'intelligence economica : Saggio di strategia economico-militare, édité par le Cestudec (Centre d'études stratégiques Carlo De Cristoforis)[7].

Engagements[modifier | modifier le code]

Politiquement inclassable, Nicolas Moinet a toujours revendiqué un engagement de "gaulliste social", un créneau longtemps délaissé en France. Il réprouve les extrémismes en tout genre, estimant qu'on ne construit pas une nation en la divisant et que l'enjeu est plutôt de rassembler ce qui est épars. Avant tout au service de son pays, il est régulièrement sollicité au titre de la réserve et intervient dans de nombreuses institutions de la république ou auprès des entreprises françaises. Il est un ardent défenseur de la langue française et de la francophonie, se situant ainsi dans la lignée de Claude Hagège.

Depuis 2016, il dirige la collection indiscipliné aux éditions VA dont la philosophie peut être résumée par la citation de Montaigne : "Qui me contredit m'instruit."

En 2018, il fonde l’École de Pensée sur la Guerre Économique (EPGE) avec Christian Harbulot, Eric Delbecque, Ali Laïdi et Olivier de Maison Rouge[8]. Apolitique, cette école de pensée vise la diffusion du concept de guerre économique afin que la France sorte d'un déni qui lui a coûté déjà cher.

En 2020, il lance une chaîne YouTube intitulée Pépites qui vise à proposer de courtes vidéos sur la culture du renseignement et les guerres secrètes.

Hommages et récompenses[modifier | modifier le code]

En , Henri Martre et Alain Juillet lui remettent à l'École Polytechnique le Prix IEC (Chouette de Cristal) qui récompense le no 42 de la revue Communication & Organisation qu'il a codirigée avec Thierry Libaert sur le thème de "La communication, dimension oubliée de l'intelligence économique".

En novembre 2015, il reçoit une Lettre de Félicitations de la Gendarmerie Nationale pour la direction de l'ouvrage collectif La Boîte à Outils de la sécurité économique (Dunod) dont les droits d'auteur sont entièrement reversés à la fondation "Maison de la Gendarmerie".

Distinctions[modifier | modifier le code]

Chevalier de l'ordre des Palmes académiques Chevalier de l'ordre des Palmes académiques

Médaille de la Défense nationale, échelon bronze Médaille de la Défense nationale, échelon bronze

Trophées de la pédagogie Eduniversal 2010, 2014, 2015 et 2018

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Stratégie Réseaux, coécrit avec Christian Marcon, Editions VA, 2021.[1]
  • Les sentiers de la guerre économique 2. "Soft Powers", Editions VA, 2020.[2]
  • 100 cas d'intelligence économique, ouvrage collectif coécrit avec Inès Elhias, Editions VA, 2019.[3]
  • Les sentiers de la guerre économique 1. L'école des nouveaux espions, Editions VA, 2018.[4]
  • Intelligence économique. S'informer, se protéger, influencer, manuel collectif codirigé avec Alice Guilhon, Pearson, .
  • Le renseignement : un monde fermé dans une société ouverte, coordination avec Franck Bulinge du n°76 de la revue Hermès du CNRS, .
  • La Boîte à Outils de la sécurité économique, ouvrage collectif, Éditions Dunod, coll. Boîte a Outils, .
  • 100 missions d'intelligence économique, codirigé avec Inès Elhias, Éditions L'Harmattan, coll. Intelligence économique, .
  • Piccola storia dell'intelligence economica : Saggio di strategia economico-militare, CESTUDEC, 2013.
  • La Boîte a Outils de l'intelligence économique, coécrit avec Christophe Deschamps, Éditions Dunod, coll. Boîte a Outils, .Avec une vingtaine de contributeurs.
  • Intelligence économique. Mythes et réalités, CNRS Éditions, coll. Communication, . Ouvrage préfacé par Christian Harbulot. Postface de Dominique Wolton.
  • Petite histoire de l'intelligence économique : une innovation "à la française", Éditions L'Harmattan, coll. Intelligence économique, . Ouvrage parrainé par l'Institut National des Hautes Études de Sécurité et de Justice (INHESJ).Mention spéciale du jury IEC 2010.
  • L'intelligence économique, coécrit avec Christian Marcon, Éditions Dunod, coll. Topos, . 2e édition .
  • Développez et activez vos réseaux relationnels, coécrit avec Christian Marcon, Éditions Dunod, coll. Efficacité professionnelle, . Nouvelle édition .
  • Les batailles secrètes de la science et de la technologie (Gemplus et autres énigmes), Éditions Lavauzelle, Collection Renseignement & Guerre secrète, 2003.
  • La stratégie-réseau (essai de stratégie), coécrit avec Christian Marcon, Éditions 00h00.com, coll. Stratégie, 2000. Ouvrage traduit en brésilien : Estratégie-rede, Educs, 2001.
  • Les PME face au défi de l’Intelligence économique, coécrit avec Laurent Hassid et Pascal Jacques-Gustave, Éditions Dunod, coll. Management-Stratégie, . Mention spéciale du jury IEC 1998.

Il est aussi l'auteur d'articles scientifiques publiés dans des revues académiques ou spécialisées comme : Hermès (CNRS), Communication & Organisation, Revue Internationale d'Intelligence Économique, Marketing et Communication, Diplomatie, Technologies internationales, Échanges, Conflits, la Revue Française de Gestion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nicolas Moinet », sur Babelio (consulté le )
  2. « Nicolas MOINET - Formations Intelligence économique Cyber Sûreté », sur www.ege.fr (consulté le )
  3. a et b (en) « Nicolas Moinet », sur portail-ie.fr (consulté le )
  4. « Nicolas Moinet », sur Dunod, (consulté le )
  5. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000023002156&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id
  6. « Nicolas Moinet Cercle K2 », sur Cercle K2 (consulté le )
  7. « Piccola storia dell' intelligence economica - Nicolas MOINET - Cell'IE », sur Cell'IE, (consulté le ).
  8. « EPGE - Ecole de Pensée sur la Guerre Economique - Nicolas Moinet », sur EPGE - Ecole de Pensée sur la Guerre Economique (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]