Nicolas Moinet

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Nicolas Moinet
N Moinet mai 2014.jpg
Nicolas Moinet en 2014.
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Nicolas Moinet est un universitaire français spécialisé dans l'Intelligence économique (né le 1er juin 1970 à Paris).

Professeur des universités en sciences de l'information et de la communication à l'IAE de Poitiers et à l'École de guerre économique[1], il dirige à Poitiers le Master Intelligence Economique et Communication Stratégique et effectue ses recherches au sein du CEntre de REcherche en GEstion (CEREGE). Il a également été chercheur associé à l’ISCC, l'institut des sciences de la communication du CNRS alors dirigé par Dominique Wolton et présidé par Edgar Morin. Ses travaux ont été influencés par ceux de Christian Harbulot dont il a été l'assistant et de Pierre Fayard, son directeur de thèse. Depuis 2006, il est membre de l'Académie de l'Intelligence Economique et du Club des Vigilants. Depuis mars 2010, il est conseiller éditorial de la revue Géoéconomie de l'Institut Choiseul et depuis février 2013, Directeur exécutif pour l'intelligence économique du Centre italien d'études stratégiques CESTUDEC. Début 2016, il devient membre fondateur du Cercle K2.

Nicolas Moinet est diplômé de l'École des hautes études politiques et sociales de Paris et titulaire d'un Doctorat et d'une Habilitation à Diriger des Recherches en Sciences de l'information et de la communication.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Nicolas Moinet arrive dans l'intelligence économique par la recherche-action. En 1993, il rejoint comme chargé de mission le très récent cabinet Intelco dont le directeur des opérations est Christian Harbulot. Il participe à la rédaction finale du rapport "Intelligence économique et stratégie des entreprises" du Commissariat Général du Plan (Premier Ministre) dit Rapport Martre et rédige notamment l'annexe sur l'Intelligence économique en Chine. Dans le cadre du groupe de travail Martre, il rencontre Pierre Fayard, enseignant-chercheur à l'université de Poitiers avec qui il va mener ses premiers travaux de recherches universitaires sur le technoglobalisme japonais et sur le lien entre l'intelligence économique et l'innovation (Thèse de Doctorat en Sciences de l'Information et de la Communication soutenue en janvier 1999). Dans ce travail financé par le Comité pour la Compétitivité et la Sécurité Economique, il analyse notamment les dispositifs français et américains à l'œuvre dans le conflit qui opposa Luc Montagnier à Robert Gallo dans la paternité de la découverte du virus du Sida. Il insiste également sur la notion de milieu innovateur en prenant comme études de cas l'École Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles ou la création du Futuroscope.

En 1995, Nicolas Moinet réalise avec Pascal Jacques-Gustave la première enquête de terrain sur les PME et l'intelligence économique. Réalisée sur le département de la Vienne, elle donnera lieu à une étude puis à un ouvrage et contribuera à la naissance du pôle intelligence économique au sein de l'université de Poitiers.

En 1999, Nicolas Moinet entame des recherches sur les stratégies-réseaux avec Christian Marcon, enseignant-chercheur à l'université de Poitiers. Ensemble, ils publieront de nombreux articles et deux ouvrages sur le sujet. Ils réalisent aussi de nombreuses conférences ou formation-action auprès de chefs d'entreprise ou d'organismes publics de développement économique.

En 2003, Nicolas Moinet publie un ouvrage sur l'affaire Gemplus ("Les batailles secrètes de la science et de la technologie") fruit d'un travail d'investigation sur le champion français de la carte à puce passé sous contrôle d'un fonds d'investissement américain soupçonné d'être proche de la CIA. Continuant ses recherches sur l'innovation, il s'intéresse également à la question des territoires et participe aux comités d'intelligence économique territoriale auprès du Préfet de la Région Poitou-Charentes. Il participe également de manière active aux commissions sur l'enseignement et la recherche mises en place par Alain Juillet, Haut Responsable à l'Intelligence Economique auprès du Premier Ministre.

En 2006, Nicolas Moinet rejoint le CEntre de REcherche en GEstion de l'IAE de Poitiers où il dirige une équipe de recherche sur l'intelligence économique.

En 2009, il soutient son Habilitation à diriger des recherches en sciences de l'information et de la communication. Son mémoire est intitulé "Mythes et réalités de l'intelligence économique. Analyse d'une dynamique à la recherche de ses concepts opératoires et perspectives de recherche en communication". Dans une première partie, il retrace l'histoire de l'intelligence économique, une innovation "à la française" en insistant sur l'importance de ses fondations : la culture du renseignement. Dans la seconde partie, il soutient l'idée que la question centrale de l'intelligence économique n'est pas celle de "savoir pour agir" qui induit le concept d'information utile mais celle de "connaître est agir" qui implique une vision stratégique de la connaissance collective et remet la communication - dimension oubliée - au cœur de la démarche.

Il est nommé Professeur des universités en novembre 2010[2].

Début 2012, il corédige avec le politiste Floran Vadillo une note politique pour la Fondation Jean-Jaurès intitulée : Sortir l'intelligence économique de l'ornière. Après un état des lieux critique, cette note propose des pistes d'action concrètes pour relancer la politique publique d'intelligence économique territoriale.

Impliqué dans la sécurité économique des PME, Nicolas Moinet est membre de la cellule Intelligence Economique de la région de Gendarmerie de Poitou-Charentes. À ce titre, il a reçu en février 2013 le diplôme de la Réserve Citoyenne avec le grade de Lieutenant-Colonel.

En décembre 2013, Henri Martre et Alain Juillet lui remettent à l'École Polytechnique le Prix IEC (Chouette de Cristal) qui récompense le no 42 de la revue Communication & Organisation qu'il a codirigée avec Thierry Libaert sur le thème de "La communication, dimension oubliée de l'intelligence économique".

A la rentrée universitaire 2014, il lance le premier Master en Intelligence économique accessible en Formation à Distance en créant un parcours du Master Intelligence Economique & Communication Stratégique qui fêtera en septembre 2016 ses vingt ans d'existence.

Nicolas Moinet est auditeur de la 27e session de l'Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ).

Depuis septembre 2017, il est directeur-adjoint de l'IAE de Poitiers chargé de la communication et des relations entreprises.

Nicolas Moinet et l'Italie[modifier | modifier le code]

La réflexion importante de Moinet sur l'intelligence économique et sur sa genèse historique a trouvé un moyen de se concrétiser également en Italie grâce à la traduction intégrale en italien d'un important essai de Moinet intitulé Petite histoire de l'intelligence économique «une innovation à la française édité par Cestudec (Centre d'études stratégiques Carlo De Cristoforis)[3].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les sentiers de la guerre économique (1. L'école des nouveaux espions), Editions VA, 2018.[1]
  • Intelligence économique. S'informer, se protéger, influencer, manuel collectif codirigé avec Alice Guilhon, Pearson, décembre 2016.
  • Le renseignement : un monde fermé dans une société ouverte, coordination avec Franck Bulinge du n°76 de la revue Hermès du CNRS, novembre 2016.
  • La Boîte à Outils de la sécurité économique, ouvrage collectif, Éditions Dunod, coll. Boîte a Outils, août 2015.
  • 100 missions d'intelligence économique, codirigé avec Inès Elhias, Éditions L'Harmattan, coll. Intelligence économique, mars 2015.
  • Piccola storia dell'intelligence economica : Saggio di strategia economico-militare, CESTUDEC, 2013.
  • La Boîte a Outils de l'intelligence économique, coécrit avec Christophe Deschamps, Éditions Dunod, coll. Boîte a Outils, octobre 2011.Avec une vingtaine de contributeurs.
  • Intelligence économique. Mythes et réalités, CNRS Éditions, coll. Communication, septembre 2011. Ouvrage préfacé par Christian Harbulot. Postface de Dominique Wolton.
  • Petite histoire de l'intelligence économique : une innovation "à la française", Éditions L'Harmattan, coll. Intelligence économique, mars 2010. Ouvrage parrainé par l'Institut National des Hautes Études de Sécurité et de Justice (INHESJ).Mention spéciale du jury IEC 2010.
  • L'intelligence économique, coécrit avec Christian Marcon, Éditions Dunod, coll. Topos, septembre 2006. 2e édition septembre 2011.
  • Développez et activez vos réseaux relationnels, coécrit avec Christian Marcon, Éditions Dunod, coll. Efficacité professionnelle, septembre 2004. Nouvelle édition avril 2007.
  • Les batailles secrètes de la science et de la technologie (Gemplus et autres énigmes), Éditions Lavauzelle, Collection Renseignement & Guerre secrète, 2003.
  • La stratégie-réseau (essai de stratégie), coécrit avec Christian Marcon, Éditions 00h00.com, coll. Stratégie, 2000. Ouvrage traduit en brésilien : Estratégie-rede, Educs, 2001.
  • Les PME face au défi de l’Intelligence économique, coécrit avec Laurent Hassid et Pascal Jacques-Gustave, Éditions Dunod, coll. Management-Stratégie, novembre 1997. Mention spéciale du jury IEC 1998.

Il est aussi l'auteur d'articles scientifiques publiés dans des revues spécialisées comme : Hermès (CNRS), Communication & Organisation, Revue Internationale d'Intelligence Economique, Marketing et Communication, Diplomatie, Technologies internationales, Echanges (la revue de l’Association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion)...

Distinctions[modifier | modifier le code]

Chevalier de l'ordre des Palmes académiques Chevalier de l'ordre des Palmes académiques. 2018.

Médaille de la Défense nationale, échelon bronze Médaille de la Défense nationale, échelon bronze, 1995

Trophées de la pédagogie Eduniversal 2010, 2014, 2015 et 2018

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]