Nicolas Isouard

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Nicolas Isouard
Nicolas Isouard par Ducarme.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 44 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Pseudonyme
NicolòVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Enfants
Annette-Julie Nicolò-Isouard (d)
Sophie-Nicole Isouard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Mouvement
Maîtres
Genre artistique
Père-Lachaise - Nicolas Isouard 01.jpg

Vue de la sépulture.

Nicolas Isouard dit Nicolò est un compositeur français, né à Żebbuġ (Malte) le et mort à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Descendant d'un voyageur de commerce marseillais établi à Malte et issu d'un milieu aisé, Jean Joachim Edouard Nicolas Isouard-Xuereb entame son éducation musicale avec Michelangelo Vella. Élève de Giuseppe Amendola à Palerme, puis de Nicola Sala et de Pietro Guglielmi à Naples, il compose de nombreuses œuvres religieuses en tant que maître de chapelle et organiste de l’église Saint-Jean de Jérusalem à La Valette, ainsi qu’un opéra en italien Il barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville) d’après Beaumarchais (1796).

Il se rend en 1799 à Paris, où il se lie d’amitié avec le compositeur Rodolphe Kreutzer. Ils collaborent à plusieurs opéras, dont Le Petit Page ou la Prison d’État (1800) et Flaminius à Corinthe (1801). L’opéra italien régentant la scène lyrique française, Isouard prend le pseudonyme de « Nicolò » et rencontre rapidement le succès dans le domaine de l’opéra-comique avec Michel-Ange (1802) et L’Intrigue aux fenêtres (1805). Il devient, face à François Adrien Boieldieu, l’un des fournisseurs attitrés du Théâtre de l’Opéra-Comique pour lequel il compose une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels on peut citer Les Rendez-vous bourgeois (1807), Cendrillon (1810) d’après Charles Perrault, Joconde (1814) ou encore Aladin ou la Lampe merveilleuse[1] (1822, opus posthume).

Supplanté par Boieldieu lors de l’élection pour remplacer Étienne Nicolas Méhul à l’Académie des beaux-arts, il mourut précocement, laissant deux filles, Sophie-Nicole (1809-1885), compositrice de romances, et Annette-Julie (1814-1876), pianiste et compositrice.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (12e division)[2].

Son frère, Joseph (1794-1863), connut une belle carrière de chanteur et directeur d’opéras avant d’être nommé inspecteur des Monuments historiques à Rouen. Le peintre et graveur Alfredo Müller et son frère cadet le champion cycliste Rodolfo Müller sont les arrière-petits-fils de l'une de ses plus jeunes soeurs, Fortunata Antonia Rosanna Giulia (La Valette 1792- Livorno 1873). Giulia avait épousé Gio Ettore Steinhauser, un négociant originaire de Francfort et installé à Milan, bras droit du négociant et mécène lui-même originaire de Francfort, Enrico Mylius. On raconte que dans son salon milanais, Giulia chantait, accompagnée au piano par son ami Gioacchino Rossini.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C’est lors de la première de cet opéra que la scène de l’opéra fut éclairé pour la première fois au gaz. Cf. Guy Dumur, Histoire des spectacles, Coll. La Pléiade, Gallimard, p. 943.
  2. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 601

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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