Nicolas Haussmann

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Nicolas Haussmann
Fonctions
Député de Seine-et-Oise

(1 an et 14 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Député à la Convention nationale

(3 ans, 1 mois et 19 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Colmar (Haut-Rhin)
Date de décès (à 85 ans)
Lieu de décès Chaville (Hauts-de-Seine)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Gauche
Profession Marchand de toiles
députés de Seine-et-Oise

Nicolas Haussmann, d'origine alsacienne et protestant est un marchand de toiles et homme politique français, né le à Colmar et mort le à Chaville

Il est le grand-père de Georges Eugène Haussmann (1809-1891), préfet de la Seine de 1853 à 1870 et le principal architecte des transformations de Paris sous le Second Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas Haussmann fut député à l'Assemblée législative, puis à la Convention nationale.

Représentant en mission auprès des armées de l'Est et du Nord, afin de vérifier leurs comptes, il demanda le remplacement des ministres Beurnonville et Bouchotte, et fut favorable à Custine. Présent au siège de Mayence avec Merlin de Thionville, Rewbell et Jean-Frédéric Simon, il ne put participer au procès de Louis XVI, mais envoya avec ses collègues une lettre demandant la mort pour le roi, qui fut publiée dans la revue Le Moniteur universel le 12 janvier 1793.

Il fut envoyé ensuite en mission aux Pays-Bas, et transmis à la Convention le souhait de la Belgique d'être rattachée à la France. Après le 9 thermidor, il fut nommé commissaire du Directoire auprès l'armée de Rhin-et-Moselle, et rapporta la mort du général Lambert. Il fut également le rapporteur de la prise de Kaiserslautern, de Spire (1796), de Kehl (1796), de Newstadt (1797), du passage du Rhin de 1797, et de l'affaire de Rastadt.

Après l'insurrection de prairial, il défendit son collègue Goujon. Il suivit, jusqu'en 1798, le général Moreau, puis entra dans l'administration des vivres jusqu'en 1808, et se retira ensuite à Chaville.

En raison de la lettre publiée dans Le Moniteur universel, il se trouva atteint sous la Seconde Restauration par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, contrairement à Merlin de Thionville qui sut se faire pardonner de Louis XVIII. Il dut s'exiler à Bâle en Suisse ; ayant le droit de rentrer en France peu de temps après, il se retira dans sa maison de Chaville où il mourut.

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

  • Député de la Seine-et-Oise (Majorité réformatrice) 1791-1792
  • Député de la Seine-et-Oise (Gauche) 1792-1795

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]