Nicolas Chalon du Blé

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Officier général francais 7 etoiles.svg Nicolas Chalon du Blé
Marquis d'Uxelles et de Cormatin
Nicolas Chalon du Blé
Nicolas Chalon du Blé

Naissance
à Chalon-sur-Saône
Décès 1730 (à 78 ans)
à Paris
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Dignité d'État Maréchal de France
Faits d'armes Siège de Philippsburg
Siège de Mayence
Distinctions chevalier du Saint-Esprit Ordre du Saint-Esprit
Autres fonctions président du Conseil des Affaires étrangères
Famille Blason Famille de Blé.svg Maison du Blé

Nicolas Chalon du Blé[1] né le [2] à Chalon-sur-Saône et mort en 1730 à Paris, marquis d'Uxelles et de Cormatin, chevalier du Saint-Esprit et maréchal de France, est un militaire français qui, sous la Régence, obtint la présidence du Conseil des Affaires étrangères.

Éminent représentant de la famille du Blé, il est connu pour la postérité sous son titre de maréchal d'Huxelles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Blason aux armes des du Blé.

Second fils de Louis Chalon du Blé, marquis d'Uxelles (ou d'Huxelles), mort en 1658 au siège de Gravelines, et de Marie Le Bailleul (1626-1712), il est d'abord destiné à l'état ecclésiastique et est pourvu de l'abbaye de la Bussière.

Après la disparition de son frère aîné, Louis Chalon du Blé (29 août 1648-août 1669), au cours de l'expédition de Candie en 1669 sans descendance, Nicolas Chalon du Blé abandonne alors l'état ecclésiastique et reprend toutes les charges de capitaine et gouverneur de la ville et citadelle de Châlon de son frère.

Pendant le siège de Besançon, le roi lui donne le régiment d'infanterie de Monseigneur le Dauphin qui était vacant à la suite de la mort d'un coup de canon de Henri marquis de Beringhen, son cousin. Il le fait brigadier d'infanterie en février 1677. Il sert aux sièges de Valenciennes et Cambrai. En 1678 il est aux sièges de Gand et d'Ypres. Il participe le 14 août 1678 au combat de Saint-Denis, près de Mons.

Il est fait maréchal de camp en 1683. Il sert au siège de Luxembourg en 1684 et obtient à cette occasion le commandement de la province d'Alsace.

Nicolas Chalon du Blé appartenait au cercle des Le Tellier. Protégé de Louvois, il fut fait lieutenant général en août 1688 et prit part comme lieutenant général au siège de Philippsburg (1688) où il fut blessé ; puis, lorsque l'armée française dut se replier, il fut chargé de tenir la place de Mayence.

Article connexe : Siège de Mayence (1689).
Siège de Mayence en l'année 1689. gravure, Paris, 1756.

Il soutint d'abord le siège contre les Impériaux mais dut capituler et fut à son retour publiquement hué à Paris. Il conserva cependant la faveur de Louvois et du roi. Il est nommé pour commander en Alsace en avril 1690. Il sert ensuite en Allemagne sous les ordres des maréchaux de Lorges et de Choiseul en 1693. En 1702, il est sous les ordres du maréchal de Catinat. Il a ensuite le commandement de la ville de Strasbourg en l'absence du marquis de Chamilly.

Après avoir été gratifié du fief de Rougemont-le-Château (1696), il reçut le bâton de maréchal de France le [3] et prêta serment le 6 février suivant[4] en 1703.

Il eut part comme diplomate avec l'abbé de Polignac, puis cardinal, aux conférences préliminaires de Gertruydenberg (9 mars 1710) mais les pourparlers de paix furent finalement rompus par Louis XIV à la fin du mois de juillet suivant. Il représenta encore le roi lors de la négociation de la paix d'Utrecht en 1713.

Il fut l'un des artisans de la polysynodie et obtint au début de la Régence la présidence du Conseil des Affaires étrangères (1715-1718). Il a assisté au sacre du roi Louis XV le 25 octobre 1722 où il portait la main de justice.

Il mourut célibataire[5] à Paris en 1730. Homosexuel notoire, le maréchal d'Huxelles aimait la compagnie de beaux laquais et de jeunes officiers. Le duc de Saint-Simon remarque qu'il « ressemblait à ces gros et brutaux marchands de bœufs : paresseux, voluptueux à l'excès. » Il était entouré d'« une cour de jeunes officiers et de jeunes valets très bien faits. »[6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Recherches historiques de l'Ordre du Saint Esprit sur Google Livres, Volume 2, Paris, 1710, p.  392
  2. D'après Nicolas Besongne, L'État de la France : ou l’on voit tous les princes, ducs et pairs..., vol. III, La Compagnie des Libraires associez, , « Le marêchal d’Huxelles », p. 354.
  3. Charles Sevin de Quincy, « Histoire militaire du règne de Louis le Grand », 1726, p. 537.
  4. D'après Robillard d'Avrigny, Mémoires pour servir à l'histoire universelle de l’Europe depuis 1600 jusqu’en 1716, vol. 4, H.-L. Guérin & L.-F. Delatour, , p. 454.
  5. Cf. Pierre de Guibours, Histoire généalogique de la maison royale de la France et des grands officiers de la couronne, , 2 vol.
  6. Maurice Lever, Les Bûchers de Sodome, Fayard, Paris, 1985

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

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