Nicolas Blancho

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Nicolas Andrev Blancho[1] (appelé Abou Ammar AbdUllah[2] ou AbdAllah), né le à Biel/Bienne et originaire de Rüeggisberg[3]) est Président de l'Association du Conseil central Islamique Suisse (CCIS)[4]. Il est membre du comité de l'«association Faîtière Communauté Culturelle des Musulmans de Bienne» (KGMB)[5] et il enseigne, entre autres, dans la mosquée Ar-Rahman de Bienne[6].

Biographie[modifier | modifier le code]

Selon un rapport de la Weltwoche, Nicolas Blancho a grandi à Bienne sans confession dans une famille de pensée libérale[7],[8]. Après l'école secondaire, il a commencé d'abord un apprentissage d'imprimeur. Il se convertit à l'Islam à l'âge de 16 ans. Il quitte l'apprentissage, continue au Gymnase puis étudie le droit et les études islamiques à l'Université de Berne en 2007.

Nicolas Blancho a fondé en 2004 la société "Alquds Food GmbH" dans le but d'importer des denrées alimentaires, en particulier à partir de la Tunisie. La société a été dissoute en 2007. Il a fondé en 2006, avec Abdul Hamid Al-Fayek, la société d'import et export de denrées alimentairs "A & B Tradex GmbH", qui a été dissoute en 2013[1],[9].

Nicolas Blancho parle couramment l'allemand, le français et l'arabe[10]. Il est marié et père de deux enfants[11].

Nicolas Blancho représente une pratique de l'islam wahhabiste d'influence saoudienne, qui exclut une interprétation moderne des écritures[12]. Il a qualifié la lapidation comme « un élément, une valeur de ma religion », mais qui ne devait s'appliquer dans le contexte suisse[9]. Depuis 2003, Nicolas Blancho est connu pour son combat en faveur de l'introduction de la Charia en Suisse[10]. Il organise en 2006 une manifestation nationale contre les Caricatures de Mahomet[10].

Nicolas Blancho est président du conseil central islamique suisse (CCIS). Un de ses objectifs est de construire un réseau de musulmans - avec des médecins musulmans, des chauffeurs de taxi musulmans, des boulangers musulmans...[10]

Nicolas Blancho, tout comme le conseil central islamique suisse, sont caractérisés par la Presse comme de dangereux Islamistes[7]. Tariq Ramadan le qualifie de « phénomène marginal musulman dans le paysage »[13]. D'autres articles de journaux mettent en avant ses liens avec le terrorisme[14],[9],[15],[16],[7].

Le ministère public de la Confédération a ouvert une enquête en novembre 2016 visant Nicolas Blancho et Qaasim Illi en raison de propagande djihadiste[17] .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]