Nicolas Bacri

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Nicolas Bacri
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Nicolas Bacri, né le à Paris, est un compositeur français auteur de plus de cent-quarante œuvres dont deux opéras en un acte, 7 Symphonies, 9 Quatuors à cordes, 7 Cantates, 4 Concertos pour violon, 4 Trios avec piano, Sonates, Suites...

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Paris, Nicolas Bacri, après avoir été formé par Françoise Gangloff-Levéchin, Christian Manen et Louis Saguer reçoit l'enseignement au CNSMD de Paris de Serge Nigg et Michel Philippot (composition), Claude Ballif (analyse musicale) et Marius Constant (orchestration)[1].

En 1983, il obtient au sein de cette institution un premier prix de composition musicale avec les félicitations du jury. De 1983 à 1985, il est pensionnaire de l'Académie de France à Rome Villa Médicis[1]. Avant de revenir progressivement au sentiment tonal (plus qu'à la tonalité proprement dite) il a, comme beaucoup, pratiqué la musique atonale dans les années 1980[2](opp. 1 à 20). Le lyrisme de ses œuvres récentes n'exclut pas une attention portée à la logique formelle qui a toujours caractérisé sa musique depuis ses débuts.

Entre 1987 et 1991, Nicolas Bacri occupe le poste de délégué artistique du service de la musique de chambre à Radio France[3] et programme soixante-dix concerts par an (de la musique ancienne jusqu'aux créations) dont la toute première intégrale en France des quinze quatuors à cordes de Chostakovitch (saison 1989-90) avec le Manhattan String Quartet (comme symbole de la fin de l'URSS). Sous son impulsion, Radio-France aura également été la première institution française à programmer la musique des principaux compositeurs internés dans le camp de Terezin pendant la seconde guerre mondiale (Pavel Haas, Gideon Klein, Hans Krasa et Viktor Ullmann) lors des émissions en direct sur France-Musique, "Les mardis de la musique de chambre".

Il enseigne la composition au CRR (Conservatoire à Rayonnement Régional, directeur : Xavier Delette) de Paris depuis octobre 2017.

Dans son livre Notes étrangères[4], Nicolas Bacri déclare :

« Ma musique n'est pas néo-classique, elle est classique, car elle retient du classicisme ce qu'il a d'intemporel : la rigueur de l'expression. Ma musique n'est pas néo-romantique, elle est romantique, car elle retient du romantisme ce qu'il a d'intemporel : la densité de l'expression. Ma musique est moderne car elle retient du modernisme ce qu'il a d'intemporel : l'élargissement du champ de l'expression. Ma musique est post-moderne car elle retient du post-modernisme ce qu'il a d'intemporel : le mélange des techniques d'expression. »

La musique de N. Bacri a fait l'objet de commandes importantes dans tous les domaines musicaux : opéra, symphonique, concertant, vocal, choral et musique de chambre.

Depuis janvier 1985 avec la création de son Concerto pour violon op. 7 à Radio-France, la musique de N. Bacri a figuré au répertoire d'orchestres tels que l'Orchestre d'Auvergne, Orchestre de Cannes PACA, China National Symphony Orchestra, English Chamber Orchestra, European Camerata, Orchestre National d'Espagne, Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique de Radio-France, Orchestre National d'Ile-de-France, Philharmonie George Enesco (Bucarest), Orchestre Philharmonique de Liège, Orchestre National de Lille, London Symphony Orchestra, Mahler Chamber Orchestra, Munich Chamber Orchestra, Munich Philharmonic Orchestra, Orchestre de chambre de Paris, Orchestre de Pau, Philharmonia Orchestra, Orchestre de Picardie, Riverside Symphony (New Tork), Shanghai Symphony, Tapiola Sinfonietta, Tokyo Philharmonic, Orchestre du Capitole de Toulouse, Orchestre Victor Hugo-Franche-Comté, WDR Sinfonie Orchester-Köln... Avec des chefs tels que Jonas Alber, Kees Backels, Philippe Bender, Michel Béroff, Martin Brabbins, Semyon Bychkov, Constantinos Carydis, Roberto Fores Veses, Daniel Harding, Richard Hickox, Jean-Jacques Kantorow, Fayçal Karoui, Christoph Koncz, Nicolas Krauze, Louis Langrée, Josep Pons, Yves Prin, Leonard Slatkin, Jean-Christophe Spinosi, David Stern, Arturo Tamayo, Yann-Pascal Tortelier, Arie Van Beek, Jean-François Verdier, Pascal Verrot... Et des solistes tels qu'Eric Aubier, Elizabeth Balmas, Lisa Batiashvili, Philippe Bernold, Lise Berthaud, Emmanuelle Bertrand, Sharon Bezaly, Radu Blidar, Peter Bruns, Renaud Capuçon, Gérard Caussé, André Cazalet, Bertrand Chamayou, Olivier Charlier, Dana Cioccarlié, Nora Cismondi, Marc Coppey, Philippe Cuper, Malena Ernman, Lorenzo Gatto, Philippe Graffin, Natalia Gutman, Romain Guyot, Marie Hallynck, Florent Héau, Marie-Josèphe Jude, Kim Kashkashian, Laurent Korcia, Adrien et Christian-Pierre La Marca, Geneviève Laurenceau, François Leleux, , Alexander Madzar, Susan Manoff, Brigitte Meyer, Paul Meyer, Emile Naoumoff, Jean-Frédéric Neuburger, Régis Pasquier, Patricia Petibon, Sandrine Piau, Alina Pogoskina, Eliane Reyes, Bruno Rigutto, Svetlin Roussev, Baiba Skride, Valery Sokolov, Cédric Tiberghien, Oliver Triendl, Myriam Tschopp, Sebastien Van Kuijk, Ronald Van Spaendonck, Laurent Verney, Jean-Pierre Wallez, Dominique de Williencourt, Pieter Wispelwey... Les Quatuors tels Arpeggione, Danel, Lindsay, Psophos, Sine Nomine, Voce... Les chœurs Accentus (Laurence Equilbey), Britten (Nicole Corti), Maitrise de Radio-France, Mikrokosmos (Loïc Pierre), Temperamens variations (Thibault Lam Quang)...

Ses principaux éditeurs sont Durand, Le chant du monde, Alphonse Leduc et Peer Music (Hamburg/New York)

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

  • Officier des Arts et Lettres (décret ministériel du 23 mars 2017)
  • La SACEM lui décerne le prix Stéphane Chapelier en 1987, le prix Hervé Dugardin en 1992, le prix Claude Arrieu en 1995 et le Grand Prix de la Musique symphonique en 2006.
  • En 1989 lui est décerné le Prix André Caplet par l'Académie des beaux-arts. Cette même académie lui décerne en 1993 le prix Georges Wildenstein, et le prix Pierre Cardin l'année suivante.
  • La ville de Nantes lui décerne le Prix Pineau-Chaillou en 1991.
  • Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque 1993 pour un premier disque monographique.
  • Obtention du Grand Prix lycéens des compositeurs 2005 grâce à sa Cantate no 4 op. 44 (Sonnet de W. Shakespeare 66) pour Mezzo-Soprano et cordes (éditions Durand).


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Nicolas Bacri Compositeur français », sur francemusique.fr, (consulté le 22 juillet 2016).
  2. « BACRI Nicolas », sur cdmc.asso.fr, (consulté le 22 juillet 2016).
  3. Agnès Jourdain, « Nicolas Bacri Piano Music Eliane Reyes », sur pianobleu.com, (consulté le 22 juillet 2016).
  4. Nicolas Bacri, Notes étrangéres, Séguier Editions, (ISBN 978-2840493945)

Liens externes[modifier | modifier le code]