Nicolas-Sylvestre Bergier

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Nicolas-Sylvestre Bergier
Image illustrative de l'article Nicolas-Sylvestre Bergier
Portrait d'abbé Nicolas-Sylvestre Bergier. Réunion des musées nationaux Grand Palais
Biographie
Naissance
Darney
Ordination sacerdotale
Décès
Paris

Nicolas-Sylvestre Bergier, né le à Darney et mort le à Paris, est un théologien et antiquaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille originaire de Darney, à l'époque paroisse relevant du diocèse de Besançon, il est ordonné prêtre en mars 1743, puis devient docteur en théologie le 5 octobre 1744 à Besançon. Il poursuit ensuite ses études à Paris.

En 1749, il est nommé curé de la paroisse franc-comtoise de Flangebouche puis, en 1765, principal du collège de Besançon avant de devenir chanoine de Notre-Dame de Paris en 1769. À partir de 1771, il est en outre confesseur de Madame Adélaïde, fille de Louis XV.

Il se distingua d’abord à deux reprises comme lauréat de l’Académie de Besançon, l’un pour une pièce d’éloquence, l’autre pour une dissertation historique. Instruit dans les langues anciennes et modernes, il tourna toutes ses idées vers la critique sacrée, la mythologie et l’histoire, et se voua à la défense du christianisme attaqué par les philosophes.

Il écrivit de nombreux ouvrages contre les philosophes des Lumières, entre autres. Il s'en prend particulièrement à Rousseau, dont il dénonce les contradictions de la pensée dans Le Déisme réfuté par lui-même (1765). Dans sa Réfutation du système de la nature, ou Examen du matérialisme (1771), il s'en prend cette fois à d'Holbach. Agrégé à l’académie de Besançon, il était aussi membre associé de l’Académie des inscriptions. Son frère, Claude-François, aussi né à Darney, où il est mort en 1784, est auteur de plusieurs ouvrages de circonstance et d’un Essai sur l’histoire de la société civile, traduit de l’anglais de Ferguson.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Déisme réfuté par lui-même, 1765[1] ;
  • L'origine des dieux du paganisme et le sens des fables, 1767 ;
  • Certitude des preuves du Christianisme, 1768 ;
  • Apologie de la religion chrétienne, 1769 ;
  • Réfutation du système de la nature (de d’Holbach) ou Examen du Matérialisme, 1771 ;
  • Traité historique et dogmatique de la vraie religion, 1780.
  • Dictionnaire théologique
    Plusieurs fois réimprimé, notamment en 1854 par les frères Gaume, en 7 vol. in-8, avec des additions du cardinal Thomas Gousset, et en 1858, avec des augmentations par Mgr Jean-Marie Doney.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Biographie moderne, 2e éd., t. 1, Leipzig, P.-J. Besson, 1806, p. 212.
  • Biographie nouvelle des contemporains, t. 2, Paris, Librairie historique, 1821, p. 378.
  • Ferdinand Hoefer, Nouvelle Biographie générale, t. 5, Paris, Firmin-Didot, 1853, p. 514.
  • Albertan-Coppola (Sylviane), Des Monts-Jura à Versailles, le parcours d’un apologiste du XVIIIe siècle : l’abbé Nicolas-Sylvestre Bergier (1718-1790), Paris, éditions Honoré Champion, 2010.
  • Didier Masseau, Les ennemis des philosophes. L'antiphilosophie au temps des Lumières, Paris, Albin Michel, 2000.

Liens externes[modifier | modifier le code]