Nicolas-René Jollain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Nicolas-René Jollain
Naissance
Décès
Activité
Lieu de travail

Nicolas-René Jollain, dit « Le Jeune », né en 1732 à Paris et mort en 1804 à Paris, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du peintre du roi Nicolas-René Jollain dit l’Ancien, ou Jollain Le Vieux, peintre, qui a fait un portrait célèbre du roi Louis XIV[1], et frère cadet de Pierre Jollain, Nicolas- René Jollain fut formé par son père. Il entra ensuite dans l’atelier de Jean-Baptiste Marie Pierre : l’élève et le maître devaient rester très proches.

Deuxième au prix de Rome, en 1754, derrière Jean-Pierre Chardin, fils du peintre Jean Siméon Chardin. Jollain fut agréé à l’Académie en 1765 et reçu en 1773 avec le Charitable Samaritain (Paris, église Saint-Nicolas du Chardonneret) comme morceau de réception.

Jollain fut un spécialiste de la grande peinture d'histoire : il prit part à plusieurs grands chantiers décoratifs, dont ceux du château de Bellevue et du Petit Trianon pour lesquels il exécuta plusieurs toiles, et fut présent au Salon dès 1767. Pour l’exposition de 1781, l’artiste envoya deux grands tableaux ovales peints pour la chapelle Sainte-Trinité de Fontainebleau, notamment l’Humanité voulant arrêter la fureur du démon de la guerre et plusieurs petites peintures. Écho des idées des Lumières, l’allégorie de Jollain fut saluée par la critique : « Une très-belle allégorie a aussi exercé le pinceau de M. Jollain. C’est l’Humanité voulant arrêter la fureur du Démon de la guerre. […] Ce morceau joint au mérite de la composition celui d’une belle exécution, & d’un dessin correct. Les traits de la principale figure ont beaucoup d’agrément et de noblesse[2]. » D’un format inhabituel presque carré, la peinture confronte le corps musculeux du démon à la délicatesse de l’Humanité figurée sous les traits d’une jeune mère protégeant ses enfants.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais - Search Result », sur www.photo.rmn.fr (consulté le 20 mars 2016).
  2. Journal encyclopédique, novembre 1781, p. 136.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Soubigou, « Un tableau du Salon de 1771 retrouvé : L’Entrée du Christ à Jérusalem de Nicolas-René Jollain », La Revue de l'art, 2013, n° 179.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :