Nicolas-Henri Tardieu

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Nicolas-Henri Tardieu
Nicolas-Henri Tardieu.jpg

Gravure de Nicolas-Henri Tardieu par son fils Jean-Charles d’après un tableau de Van Loo, 1743.

Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Élève
Lieu de travail
Conjoint
Enfant

Nicolas-Henri Tardieu dit « Tardieu ainé », né le à Paris où il est mort le , est un graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de Lepautre, Gérard, Jean et Benoit Audran, Tardieu fut agréé à l’Académie le 29 octobre 1712, puis reçu académicien le 29 novembre 1720, sur le Portrait gravé du duc d’Antin, d’après Rigaud (chalcographie du Louvre) et graveur du roi. Tardieu avait épousé, le 1er septembre 1706, à Saint-Jacques-du-Haut-Pas, la veuve du commissionnaire de l’oratoire Laurent Baron, Louise-Françoise Aveline, de la famille du graveur de ce nom. Devenu veuf en 1708, il épousa en secondes noces, le 20 octobre 1712, la veuve du pâtissier Germain Le Coq, Marie-Anne Horthemels, qui elle-même a cultivé avec talent la gravure, et qui a notamment vulgarisé par le burin les portraits du cardinal de Bissy, du cardinal de Rohan et du régent. Il devint par ce mariage le beau-frère de Charles-Nicolas Cochin et d'Alexis Simon Belle.

Tardieu ainé se recommande par la variété de ses travaux, la liberté de la touche. Son œuvre considérable se distingue par une touche très colorée, et il a su combiner heureusement la pointe avec le burin. Son travail, heureux mélange de pointe et de burin, est à la fois régulier et pittoresque, sans aller jusqu’à la liberté excessive qui a caractérisé plus tard la manière de Jacques-Philippe Le Bas, dont il a été le maitre, ainsi que de Laurent Cars. Sa planche du Grand embarquement pour Cythère, d’après Watteau, a su faire passer l’esprit et la couleur du tableau reproduit. Jean-Baptiste van Loo a peint son portrait placé dans les galeries de Versailles.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Watteau et son ami Monsieur de Jullienne, par Nicolas-Henri Tardieu, 1731.
  • La Henriade de Voltaire, Londres, 1728, frontispice du chant quatrième d'après Nicolas Vleughels ;
  • Gravures, 1738 ;
  • Saint Jérôme dans la caverne, 1741, d’après le tableau de Dulin dans la chapelle de l’abbé Bignon aux Filles Saint-Thomas ;
  • Portrait du R. P. Pollard, prêtre de l’Oratoire 1742, dessiné et gravé par le même auteur.
  • La croix qui apparait dans le ciel à l’empereur Constantin lorsqu’il se préparait à déclarer la guerre au tyran Maxence (tiré du cabinet du duc d’Orléans) ;
  • Baptême de Constantin ;
  • Double mariage de Constantin Chlorus, père de Constantin et de Maximien Galère César, 1743 ;
  • La Ville de Rome reçoit la couronne de l’Empire des mains de la Victoire à l’entrée de Constantin ;
  • Entrevue de Constantin et de Crispe, son fils, à Byzance ;
  • La Bataille de Constantin contre Maxence, 1745  ;
  • La Défaite de Maxence et sa chute dans le Tibre ;
  • Vue de la ville de Beauvais, d’après un pastel d’Oudry, 1747 ;
  • Vue de l’abbaye de Poissy du côté de la forêt de Saint-Germain, 1748, d’après un pastel d’Oudry ;
  • L’Embarquement pour Cythère, d’après Watteau ;
  • Apparition de Jésus à Madeleine, d’après Berlin ;
  • Un plafond du Palais-Royal, d’après Coypel ;
  • Recueil historié des hommes illustres d’Angleterre, d’après des dessins italiens et français ;
  • Le Sacre de Louis XV ;
  • Une suite des Batailles d’Alexandre, d’après Lebrun.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Antoine Watteau et l'art de l'estampe, Musée du Louvre, Paris, 2010.

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Il a été l'un des plus brillants interprètes de Watteau... Ses estampes sont de bons témoins de l'évolution qui s'est produite dans les techniques de la gravure chez les héritiers de Gérard Audran. » - Émile Dacier[1]
  • « Un des plus beaux graveurs du XVIIIe siècle et le plus remarquable de la nombreuse et célèbre famille Tardieu. » - Dictionnaire Bénézit[2]

Élèves[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Émile Dacier, La gravure française, Larousse, 1944.
  2. Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, toma 13, pages 472-473.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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