Nicola Formichetti

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Nicola Formichetti
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (42 ans)
TokyoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
ニコラ・フォルミケッティVoir et modifier les données sur Wikidata
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Nicola Formichetti est un styliste italo-japonais né le à Tokyo. Collaborateur de plusieurs magazines et consultant « mode », il travaille de à comme directeur artistique avec la marque Mugler. Mais il est plus largement connu pour avoir collaboré avec Lady Gaga et comme directeur artistique de la marque Diesel jusqu'en 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicola Formichetti est né à Tokyo d'une mère japonaise hôtesse de l'air et d'un père italien pilote de ligne[1]. Il regagne l'Italie à l'âge de douze ans pour ses études. Quelques années plus tard, il part à Londres étudier l'architecture[2] mais finalement seulement quelques semaines, même s'il reste durant trois ans dans la capitale[3]. Outre de petits boulots, son premier travail réel est pour une boutique intitulée « Pineal Eye » où il rencontre nombre de personnalités de la mode[1]. C'est là qu'il fait la connaissance de Katy England. Elle l'intègre en 2000 à Dazed & Confused et devient cinq ans plus tard « directeur mode » de ce magazine puis « directeur créatif » en 2008[1],[4]. Après plusieurs années pour Dazed & Confused[5], il collabore également avec V, Another Magazine ou l'édition japonaise de Vogue Hommes[2]. Consultant, il gère en parallèle l'image d'Uniqlo[6] et habille quelques personnalités comme Robert Pattinson ou Chloé Sévigny[3].

Nicola Formichetti fait la connaissance de Lady Gaga lors d'une séries de photos à Malibu qu'il réalise pour Dazed[7]. « Elle est arrivée entièrement habillée, des cheveux au maquillage, portant des épaulettes et cette robe en cuir avec des talons - à 8 heures du matin sur la plage »[1]. Scruté par la presse, cette collaboration le met sous le feux des projecteurs et lui apporte une notoriété publique : il devient « responsable des looks insensés » de Lady Gaga[8] dont la robe en viande (en) ou celle « en cheveux avec soutien-gorge crachant du feu » ainsi que les chaussures en forme de tatou : « à l'époque, […] il fallait aller toujours plus loin, expérimenter » dit-il[9].

En 2010 il prend le poste de directeur de la création de Mugler aux côtés de Sébastien Peigné et Romain Kremer[6], introduisant ainsi des collections « homme »[10]. Rapidement, son travail pour l'entreprise française reçoit de bonnes critiques[7], ses défilés respectant les codes de la maison[11], même si finalement cette expérience ne convainc personne : tel qu'il le décrit, la « femme fantasmatique » de Mugler reste loin de ses principes[3].

« Surconnecté[8] », très présent sur les réseaux sociaux qu'il utilise de façon « intensive »[2], il est à l'origine du développement digital de Diesel lors de son arrivée dans l'entreprise[12] qu'il annonce d'ailleurs sur son tumblr[8]. C'est Renzo Rosso qui l'embauche en [9]. Sa première campagne quelques mois après met en scène Jillian Mercado (en) nue et tatouée avec une burqa en jeans[9], photographiée par Inez & Vinoodh[13]. Il revendique ainsi l'héritage des publicités provocantes de David LaChapelle pour la marque italienne, dans les années 1990[14]. Dès le premier défilé organisé à Venise par Nicola Formichetti au début de l'année suivante, il renouvelle les codes de l'entreprise en organisant un show « radical et inoubliable » comme il le précise[15], fait de jeans et de cuir[3]. La campagne publicitaire suivante est photographiée à sa demande par Nick Knight sur un iPhone[3]. Il se reconnait par d'ailleurs son usage du marketing viral[16]. Après quatre ans à la direction artistique, quitte l'entreprise italienne fin 2017, précisant que « ce n’est pas la fin avec Diesel mais j’ai ma propre marque Nicopanda. »[16]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Coleman 2011.
  2. a b et c Bizet 2014.
  3. a b c d et e Brunel 2014, p. 45.
  4. Chang 2010.
  5. Represa 2016, p. 52.
  6. a et b Madame Figaro 2010.
  7. a et b Menkes 2011.
  8. a b et c Laffin 2014.
  9. a b et c Brunel 2014, p. 44.
  10. Lidbury 2013.
  11. Horyn 2011.
  12. Represa 2016, p. 53.
  13. Saner 2014.
  14. Brunel 2014, p. 44 à 45.
  15. Fontanel 2016, p. 79.
  16. a et b Ottavi 2017.

Sources[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

  • Marta Represa, « Tokyo Kid », L'Express Style, no supplément au no 3415 de L'Express,‎ 14 au 20 décembre 2016, p. 52 à 53 (ISSN 0014-5270) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Sophie Fontanel, « Nicoas Formichetti « La mode a formé trop de gens obéissants » », O, vol. supplément à L'Obs, no 14,‎ , p. 76 à 79 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Charlotte Brunel, « De Lady Gaga à Diesel », L'Express Style, no supplément au no 3267 de L'Express,‎ 12 au 18 avril 2014, p. 44 à 45 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Web[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]